Le dramaturge et poète Michel Garneau s’est éteint

Le dramaturge et poète Michel Garneau, auteur notamment des pièces Les guerriers et Émilie ne sera plus jamais cueillie par l’anémone, est mort lundi à Magog, à l’âge de 82 ans. Michel Garneau a été récompensé deux fois du prix du Gouverneur général, même s’il en a refusé un pour des raisons politiques. L’auteur a écrit une vingtaine de pièces originales, mais il a aussi traduit et adapté en langue québécoise plusieurs dramaturges étrangers. Il a aussi animé plusieurs émissions à la radio publique et a été enseignant à l’École nationale de théâtre du Canada, à Montréal, entre autres. — La Presse Canadienne

Explosion de cas à Marie-Labrecque !

Nouvelle rentrée scolaire, nouvelle cuvée d’élèves qui déposent leurs lourds bagages de vie à Marie-Labrecque, sous l’œil bienveillant du psychoéducateur Christophe L’Allier (Roy Dupuis), victime d’une attaque sauvage au dernier épisode, souvenez-vous.

Christophe s’en remet, bien sûr, et il enfourche de nouveau son vélo, vive le transport actif. Maintenant, où se cache Tina Carpentier-Trudel (Hélène Bourgeois-Leclerc), la responsable pédagogique de l’école qui a démissionné au printemps ? Vous obtiendrez de ses nouvelles au troisième épisode de Toute la vie. Sa remplaçante, la fonctionnaire psychorigide Claudie (Marie-Pier Labrecque), se collettera avec Christophe. Elle a tous les diplômes. Et lui, l’expérience du terrain. Ça va barder derrière les deux célèbres portes battantes.

Encore cette saison, l’auteure Danielle Trottier pète le feu et insuffle un rythme haletant à son populaire téléroman, qui captive 1 212 000 accros toutes les semaines. La plongée dans des univers glauques et difficiles a catapulté l’émission au rang des incontournables. Jamais on ne s’ennuie pendant Toute la vie.

La troisième saison reprend ce mardi à 20 h sur les ondes de Radio-Canada avec quatre cas aussi durs que complexes. L’intrigue la plus « spectaculaire » tourne autour de Lucas Arditti, un élève transgenre qui vit une grossesse alors qu’il amorce sa transition. L’acteur qui incarne Lucas, Lé Aubin, diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec en 2015, est lui-même un homme transgenre. Et pour bien raconter l’histoire de Lucas, l’auteure Danielle Trottier a consulté un père transgenre qui a traversé exactement ce que Lucas vivra dans nos téléviseurs. Ça promet.

Après trois ans passés à l’extérieur, Wivine Coulombe (Marie-Madeleine Sarr) rentre au Québec enceinte. Sa  relation tumultueuse avec sa mère africaine lui a causé d’importantes cicatrices, physiques et psychologiques. Wivine souffre énormément. Son grand frère la protège-t-il vraiment ? C’est nébuleux.

La pétillante Mari-Jo (Philomène Bilodeau), qui vit avec la sclérose en plaques, tombe enceinte et sa mère (Sandra Dumaresq) tombe des nues. La ressemblance physique entre la très naturelle Philomène Bilodeau, fille d’Emmanuel Bilodeau et de Monique Spaziani, et Sandra Dumaresq frappe au premier regard. Voilà un casting bien réussi.

Finalement, la timide Margaux (Tiffany Montambault) franchira le seuil de Marie-Labrecque au troisième épisode, flanquée de sa mère hyper contrôlante (Myriam LeBlanc). Les deux femmes entretiennent une relation tordue de dominance et de dépendance, qui donnerait du fil à retordre à Louise Sigouin de Si on s’aimait.

Deux autres visages connus de la dernière session, Derek (Henri Picard) et Daphné (Marguerite Bouchard), celle qui a transporté de la drogue dans son vagin pour son copain emprisonné, gravitent toujours autour de Marie-Labrecque.

Exaspérante et naïve, Daphné vous fera encore sacrer. C’est elle qui aime encore son chum (Mattis Savard-Verhoeven) qui la bat.

La famille de Christophe, dont sa mère inadéquate (Micheline Lanctôt), son frère agresseur (Jean-Nicolas Verreault) et sa sœur toxicomane (Larissa Corriveau), n’a pas fini d’étaler ses secrets troublants. J’adore tout ce qui concerne ce clan hautement dysfonctionnel. Larissa Corriveau, alias Julie L’Allier, est bouleversante quand elle fouille dans ses souvenirs d’enfance.

Vous allez également découvrir Jacinthe (Madeleine Péloquin), la nouvelle responsable administrative de Marie-Labrecque, et le personnage de la travailleuse sociale Carolle (Marie-Chantal Perron) gagnera en importance.

Et Tina, redemandez-vous ? Hum. Pensez-vous qu’une vocation comme la sienne s’éteint du jour au lendemain ?

Les contraires s’attirent !

Sur une échelle de comparaison de sitcom, Moi non plus ! de Noovo se situe une grosse coche au-dessus de Contre-offre, mais un cran en dessous de Lâcher prise de Radio-Canada, qui demeure le standard de comédie grinçante, poivrée de répliques assassines. C’est charmant, intelligent et ç’aurait pu être plus croustillant ou mordant, je trouve. Le sujet (l’univers de la radio, la polarisation des débats) s’y prête tellement.

Les trois premiers épisodes de Moi non plus ! que j’ai vus me donnent cependant le goût de poursuivre les aventures médiatiques de Christian Lamontagne, le bobo-grano-gauchiste (Vincent Leclerc), et de sa coanimatrice Sarah Beaulieu, la pestiférée de droite (Catherine-Anne Toupin).

La série commence ce mardi à 19 h 30 sur les ondes de Noovo. Sarah Beaulieu, 45 ans, dirige alors le ministère de l’Éducation dans un gouvernement progressiste-conservateur, disons. Une gaffe commise dans un moment de distraction – merci, les réseaux sociaux – démolira la carrière politique de Sarah le temps d’une réclame publicitaire.

L’animateur du retour à la maison du 87,5 FM, Christian Lamontagne, tape joyeusement sur cette ministre déchue et la ridiculise sans arrêt. À la suite d’un évènement très rigolo, qui implique beaucoup de vodka et une tribune téléphonique, Christian et Sarah se retrouvent à coanimer une émission d’affaires publiques, diffusée entre 22 h et minuit.

Il faut préciser que la mère de Christian, la très directe Claire (excellente Christiane Pasquier), possède la station et tire toutes les ficelles. C’est elle qui impose Sarah à son fils Christian. C’est elle qui veut « plus de fun et de fizz » en ondes.

Quand son fils Christian lui récite une phrase super célèbre, sa mère Claire lui réplique : « La poésie, tout le monde s’en torche. » Je te citais Le Cid de Corneille, lui répond alors Christian. Corneille le chanteur ? demande alors Claire. Je l’ai ri.

Évidemment, c’est de la comédie et le trait est grossi. Christian est végane, écolo, féministe et prône la diversité, sauf si ladite diversité lui enlève son travail. Sarah est intempestive, fougueuse et éparpillée, moins pelleteuse de nuages.

Au micro, leurs échanges provoquent des flammèches. Christian et Sarah se picossent, s’envoient des balles courbes et Moi non plus ! révèle tout son potentiel dans ces moments-là.

Plus de commentaire social comique, moins de discours anticapitaliste primaire, et on est en business. Marché conclu ?

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