Tout le monde en parle

Poupou et Gabrielle, pour la dernière fois

De quoi à peu près tout le monde a parlé depuis une semaine ? De la mort de Poupou, puis du départ de Gabrielle dans District 31, sujets impossibles à éviter dimanche soir à Tout le monde en parle.

Ni Sébastien Delorme ni Geneviève Brouillette ne s’attendaient à disparaître de District 31. « Ce qui est dur est de ne pas prendre ça personnel », convient l’interprète de Gabrielle Simard, qui a pris la route des Îles-de-la-Madeleine jusqu’à Montréal pour s’en remettre. « J’ai été vite sereine avec ça », dit-elle, ajoutant avoir toujours eu l’impression d’être sur un siège éjectable.

De son côté, Sébastien a demandé des explications à l’auteur Luc Dionne pour faire la paix avec la décision de tuer Poupou. « Luc avait besoin de relancer son histoire, pour se remettre en danger comme auteur », explique l’acteur, qui reçoit depuis les condoléances du public. Un hommage posthume de son vivant !

« J’ai joué dans des hits dans ma vie, mais jamais rien qui ressemble à ça », reconnaît Geneviève Brouillette, à qui les fans reprochaient d’être trop directe avec Daniel Chiasson à son arrivée dans la série. Au fait, Chiasson pourrait-il aussi disparaître ? « Tant qu’il gagne des Artis, il est correct ! », a blagué la comédienne au sujet de Gildor Roy.

Il n’est pas question que le personnage de Gabrielle Simard revienne un jour. Et Poupou ? À moins que ce soit son frère jumeau machiavélique qui fasse un jour surface, a suggéré Anaïs Favron. D’ailleurs, Sébastien Delorme ne croit pas être capable de regarder la suite. « Une fois que le deuil est entamé, tu fais ton chemin. C’est comme parler à ton ex ! », dit-il, en concluant : « Longue vie à District 31. »

On aime encore plus Mathieu Nadeau-Vallée, le docteur de TikTok, après l’avoir vu en entrevue. En combattant la désinformation concernant la COVID-19, il ne prêche heureusement pas dans le désert : ce résident en médecine et docteur en pharmacologie a constaté que des gens avaient décidé d’aller se faire vacciner, rassurés par ses capsules. Une famille divisée sur cette question s’est même réconciliée après avoir écouté ses conseils. C’est bon d’entendre ça.

Celui qui se fait aussi appeler « Wal_Trudeau » a choisi un ton courtois et poli plutôt que la confrontation. Au sujet de Guillaume Lemay-Thivierge, qui préfère attendre le vaccin de Medicago, Mathieu Nadeau-Vallée précise que celui-ci sera disponible au mieux en avril 2022. « La stratégie d’attendre implique de passer au travers du plus gros de la quatrième vague en étant non vacciné, ce que je ne conseille à personne. »

Pour la comédie pour adultes Sans rendez-vous, offerte sur l’Extra d’ICI Tou.tv, Magalie Lépine-Blondeau n’a pas senti le besoin d’avoir la présence sur le plateau d’un coordonnateur d’intimité, qui veille au respect des comédiens durant les scènes plus osées, une chose courante. Elle se sentait déjà à l’aise et respectée dans tout ce processus, mais pourrait très bien y avoir recours dans un projet futur.

Bien sûr, elle s’est dite perplexe après la sortie d’Anne Casabonne sur les réseaux sociaux, l’associant à la colère, la frustration, l’incompréhension qu’elle ressent dans la population. Mais elle confirme que l’actrice ne s’est jamais montrée rébarbative aux normes sanitaires sur le plateau de Sans rendez-vous.

Sans vouloir décourager ses collègues de District 31, elle a admis se faire parler de Nadine tous les jours depuis cinq ans, soit depuis l’assassinat de son personnage alors qu’elle était sur sa moto. Même qu’on la prévient parfois de faire attention lorsqu’elle monte sur sa Vespa ! Jamais elle n’aurait soupçonné que ce personnage aurait autant d’effet sur le public.

Discussion très intéressante sur les pouvoirs démesurés de Facebook dans nos vies. La sortie de la lanceuse d’alerte Frances Haugen y changera-t-elle quelque chose ? Professeure au département de communication sociale et publique de l’UQAM, Mélanie Millette le croit en raison de la grande crédibilité de cette femme et de la quantité de documents internes qui prouvent que Facebook connaissait les effets néfastes de ses différentes plateformes.

Selon Pierre Trudel, professeur titulaire au Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal, Facebook est un État dans l’État. « Ils se prennent pour un gouvernement », dit-il, rappelant que le géant a fait chanter l’Australie. Il souhaite par ailleurs que les différents États dans le monde prennent leurs responsabilités et sévissent auprès de l’entreprise. « Ils devraient être forcés de divulguer à d’autres experts leurs études, comme ceux qui fabriquent des objets dangereux tels les médicaments. »

« On fait rire de nous quand Mark Zuckerberg dit qu’il prend ça au sérieux », estime Mélanie Millette, particulièrement sensible aux ravages d’Instagram sur les adolescents. Le Congrès américain finira-t-il par sévir ? « J’espère que oui, c’est urgent », répond Mme Millette. « Les planètes semblent alignées pour ça », ajoute M. Trudel, tout de suite après qu’on a entendu un extrait de G.A.F.A., chanson de Nicola Ciccone qui a fait beaucoup jaser la semaine dernière.

Animatrice de la série Des familles comme les autres sur AMI-télé, Guylaine Guay porte fièrement et admirablement la cause des parents d’enfants vivant avec un handicap. « C’est ma vie, que veux-tu que je fasse ? Ça me fait plaisir ! », affirme l’humoriste et autrice, dont le fil conducteur dans la vie est « l’humour, la tendresse et la joie… et un peu d’hormones ces temps-ci ! ».

Mère de deux enfants qui vivent avec un trouble du spectre de l’autisme, elle convient que la période de la transition à l’âge adulte s’avère extrêmement compliquée, ensevelie sous la bureaucratie. « Ce qui me fascine, c’est qu’il y ait encore autant d’ignorance, que les personnes différentes attirent encore à ce point le regard », dit-elle.

Marraine de la Fondation Véro et Louis, qui a ouvert l’été dernier une maison adaptée aux jeunes adultes autistes semi-autonomes, Guylaine Guay souhaite que « ça devienne un modèle et qu’il y en ait plusieurs au Québec ».

La soirée s’est conclue avec une prestation endiablée de Salebarbes. La formation de musique cajun est « partie d’une blague », en juillet 2017, pour un premier spectacle au resto-bar Les Pas Perdus aux Îles-de-la-Madeleine, alors que ses membres n’avaient encore jamais tous joué ensemble. La magie a opéré, et le succès va bien au-delà des Maritimes.

Le groupe a notamment repris un classique, Louisiana Man, d’une légende de la musique cajun, Doug Kershaw, à qui il a envoyé sa version. « Il a adoré ça. Il a posté le vidéo et dit qu’il était honoré que ces petits jeunes-là [reprennent sa chanson] », a confié l’un des membres, Éloi Painchaud.

« Je trouve que vous êtes cinq beaux gars. C’est comme les Backstreet Boys, mais vieux ! », leur a lancé Anaïs Favron, coanimatrice invitée dimanche soir.

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