République démocratique du Congo

« Je ne pense pas que la COVID-19 soit la première inquiétude pour ces personnes-là. Ils ont des abris de fortune, voire pas d’abri du tout, pas de douches, pas assez de latrines. »

— Avra Fiala, de l’organisation Médecins sans frontières, à propos des 200 000 personnes qui ont fui les massacres qui ont cours depuis mars en Ituri, en République démocratique du Congo. (AFP)

COVID-19

Un habitant de Stockholm sur cinq aurait développé des anticorps 

La Suède, qui se distingue par son approche plus souple et controversée face à la pandémie provoquée par le nouveau coronavirus, a estimé mercredi que plus d’un habitant de Stockholm sur cinq pourrait avoir développé des anticorps contre le virus. Interrogé sur une étude menée par l’Agence de santé publique suédoise, l’épidémiologiste en chef, Anders Tegnell, a déclaré qu’il pensait qu’en date de mercredi, « un peu plus de 20 % » des habitants de Stockholm avaient probablement contracté la COVID-19. L’étude en cours a montré que 7,3 % d’un échantillon de personnes sélectionnées au hasard dans la capitale suédoise – la région la plus touchée du pays – avaient développé des anticorps lorsqu’elles avaient été testées pendant la dernière semaine d’avril. « Les chiffres reflètent la situation de l’épidémie au début du mois d’avril, car il faut quelques semaines avant que le système immunitaire ne développe des anticorps », a expliqué dans un communiqué l’Agence suédoise, qui a analysé plus de 1100 tests.

— Agence France-Presse

COVID-19

Le nombre de contaminations bondit à nouveau au Chili

Le Chili a connu un nouveau record de contaminations et de morts de la COVID-19 en 24 heures, franchissant la barre des 50 000 contaminations, dont 544 morts, a annoncé mercredi le ministère de la Santé. Après une semaine de hausses quotidiennes records, les contaminations ont bondi une nouvelle fois entre mardi et mercredi, avec 4038 nouveaux cas et 35 décès supplémentaires, selon les autorités sanitaires. Le nombre de cas déclarés est désormais de 53 617. À Santiago, la capitale de 7 millions d’habitants, principal foyer de la pandémie, les services de réanimation ont un taux d’occupation de 94 à 95 %, selon les autorités, qui relèvent également une « augmentation très importante » des hospitalisations. Le ministre de la Santé, Jaime Mañalich, a annoncé que le confinement en vigueur depuis le 16 mai dans la capitale serait prolongé au moins jusqu’au 29 mai.

— Agence France-Presse

COVID-19

Le Brésil de Bolsonaro parie sur la chloroquine

Le ministère de la Santé du Brésil a recommandé, mercredi, l’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine pour les patients légèrement atteints de la COVID-19, après des semaines de pressions du président, Jair Bolsonaro, qui y voit un remède miracle. Cette recommandation a été faite dans un document du Ministère au lendemain de l’annonce d’un nombre quotidien record de morts du coronavirus. Auparavant, l’usage de la chloroquine et de l’hydroxychloroquine (HCQ) dans les services de santé publics brésiliens était réservé aux cas graves de COVID-19. La forte pression exercée par le président Bolsonaro, convaincu des effets – à ce jour non prouvés scientifiquement – de la chloroquine pour lutter contre la pandémie, a poussé vendredi dernier à la démission Nelson Teich, le deuxième ministre de la Santé à quitter son poste en un peu moins d’un mois. Le Brésil a enregistré mardi une nette accélération des cas confirmés et des morts (+ 1179 morts en 24 heures) et déplore déjà 17 971 morts.

— Agence France-Presse

États-Unis arrêt « Roe v. Wade »

La plaignante dit avoir été payée pour dénoncer les avortements

La femme au centre de la décision de la Cour suprême de légaliser l’avortement aux États-Unis en 1973, l’arrêt « Roe v. Wade », affirme avoir été payée par les organisations anti-IVG (interruption volontaire de grossesse) pour dénoncer plus tard cet arrêt historique, selon un documentaire qui doit être diffusé vendredi.

Norma McCorvey avait saisi la justice américaine sous le pseudonyme de « Jane Roe » en 1969, après que l’État du Texas lui eut interdit de se faire avorter. L’affaire était allée jusqu’à la Cour suprême et la plus haute juridiction avait jugé le 22 janvier 1973 qu’en vertu de son droit à l’intimité, une femme pouvait légalement mettre fin à une grossesse.

Mais Norma McCorvey était elle-même devenue à partir des années 90 une fervente opposante à l’avortement, s’étant convertie au protestantisme évangélique puis au catholicisme.

« Je suis une bonne actrice »

Dans le documentaire AKA Jane Roe, qui sera diffusé sur la chaîne FX vendredi, elle assure pourtant avoir été payée pour être la figure de proue des organisations anti-IVG.

« C’était mutuel. J’ai pris leur argent et ils m’ont mis devant les caméras et m’ont dit quoi dire, et c’est ce que je disais », affirme-t-elle dans le documentaire, dont des extraits ont été visionnés par plusieurs médias américains.

« J’étais le gros poisson », explique-t-elle au réalisateur, Nick Sweeney, qui l’a rencontrée quelques mois avant sa mort en 2017, à l’âge de 69 ans.

À la question « Tout cela était-il un numéro ? », elle répond : « Oui, et j’ai bien joué. Je suis une bonne actrice ; bien sûr, je ne joue pas en ce moment ».

« Si une jeune femme veut se faire avorter, d’accord. Je m’en contrefous, vous savez. C’est ce qu’on appelle le choix, c’est votre choix », affirme-t-elle dans ce qu’elle dit être une « confession sur son lit de mort ».

Ce sujet de société divise profondément les Américains, dont beaucoup s’opposent à l’IVG pour des raisons religieuses. Plusieurs États conservateurs ont ainsi récemment multiplié les textes de loi restrictifs sur l’avortement.

— Agence France-Presse

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