France

54 %

C’est la proportion de Français qui accepteront de se faire vacciner contre la COVID-19, révèle un sondage publié mardi à Paris. Les plus farouches opposants au traitement sont les femmes, plutôt jeunes, et les électrices de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon.

— Agence France-Presse

Thaïlande

Escalade des tensions entre la police et le mouvement pro-démocratie

La police a fait usage mardi à Bangkok de canons à eau et de gaz lacrymogène contre des manifestants rassemblés près du Parlement, la répression la plus musclée de la contestation pro-démocratie depuis le début du mouvement.

Vingt-trois personnes, souffrant en majorité de troubles causés par les gaz irritants, ont eu besoin d’une prise en charge médicale, selon le centre médical d’urgence Erawan à Bangkok.

Dans la matinée, plusieurs centaines de protestataires ont marché vers le Parlement pour faire pression sur les députés et les sénateurs qui débattent d’une éventuelle réforme de la Constitution.

En fin d’après-midi, certains ont tenté de se frayer un passage pour se rapprocher de l’édifice, protégé par des blocs de béton, des barbelés et des centaines de policiers.

La police anti-émeute a alors fait usage de canons mélangeant eau et produits chimiques et, pour la première fois, de gaz lacrymogène.

Pour se protéger, certains militants se sont abrités derrière des bouées géantes en forme de canard jaune, qu’ils avaient prévu d’utiliser comme embarcation pour atteindre le Parlement par le fleuve.

« Arrêtez de nous accuser de violer la loi, vous [la police] violez la loi en blessant les gens », a dénoncé au mégaphone l’un des leaders étudiants, Parit Chivarak, juché sur un camion.

« Nous nous battons pour un avenir meilleur pour notre pays et pour tout le monde, alors ne tirez pas au canon à eau sur nous », a-t-il ajouté avant d’appeler la foule à se disperser et d’annoncer une nouvelle manifestation ce mercredi.

Le mouvement pro-démocratie réclame la destitution du premier ministre Prayut Chan-O-Cha, au pouvoir depuis le coup d’État de 2014 et légitimé par une élection controversée l’année dernière.

Il demande aussi des réformes pour limiter les pouvoirs de la puissante et richissime monarchie et une révision de la Constitution, adoptée sous la junte en 2017. Le Parlement est réuni pour décider quels projets d’amendements constitutionnels il accepte d’examiner et doit voter sur ce point ce mercredi.

— Agence France-Presse

Éthiopie

Une crise humanitaire « à grande échelle » au Tigré

L’ONU s’est alarmée mardi de la « crise humanitaire à grande échelle » en train de se développer à la frontière entre le Soudan et l’Ethiopie, où des milliers de gens fuient chaque jour les combats dans le région dissidente du Tigré. Inquiète des risques de déstabilisation de Corne de l’Afrique, la communauté internationale exerce une pression croissante pour que s’achève cette opération militaire lancée par le premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, qui affirmait mardi qu’elle va entrer dans sa phase « finale ». Selon un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, 4000 personnes traversent chaque jour la frontière avec le Soudan depuis le 10 novembre, soit jusqu’ici environ 27 000 personnes. Cette masse de gens « est rapidement en train de submerger la capacité des organisations humanitaires sur le terrain », a indiqué l’ONU. — Agence France-Presse

Amérique centrale

Affaiblie, Iota continue de semer la désolation

Iota, la tempête tropicale qui a d’abord été un ouragan, est entrée mardi au Honduras après avoir déjà fait au moins neuf morts et d’énormes dégâts en Amérique centrale, notamment au Nicaragua, où des milliers de personnes sont isolées, sans eau potable ni électricité. Iota a fait au moins six morts au Nicaragua, dont deux enfants, un mort au Panamá et deux autres dans un archipel colombien. Mardi, la tempête tropicale est arrivée dans le département de Paraíso, au Honduras, et pourrait atteindre le Salvador mercredi matin, a déclaré Francisco Argeñal, météorologiste en chef de la protection civile hondurienne. Le gouvernement du Honduras a fermé les principales routes du pays jusqu’à mercredi en raison du fort risque de crues soudaines. Selon le National Hurricane Center américain, les pluies diluviennes déversées par Iota pourraient continuer jusqu’à jeudi de ravager des régions d’Amérique centrale déjà dévastées par l’ouragan Êta, il y a deux semaines.

— Agence France-Presse

République démocratique du Congo

Une trentaine de corps retrouvés dans la région de Beni

Plus de 30 corps ont été retrouvés en deux temps dans l’est de la République démocratique du Congo, ont indiqué mardi les autorités provinciales et des experts dans la région de Beni, où au moins 811 civils ont été tués depuis le 31 octobre 2019. Vingt-neuf corps « précédemment exécutés en masse » à une date non précisée ont été retrouvés à Kavuyri dans le parc des Virunga, a indiqué le ministre de l’Intérieur du Nord-Kivu, Jean-Bosco Sebishimbo. Le bilan a été repris par les experts du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). « Les mêmes sources signalent une attaque armée qui vient de coûter la vie à six innocents la matinée de ce même mardi dans le village de Kokola », a ajouté le KST, citant « les services spécialisés de la province du Nord-Kivu ». « Les premiers indices sur les auteurs de tous ces actes innommables renvoient aux combattants ADF (Force démocratiques alliés) très actifs dans la zone », a ajouté le ministre provincial de l’Intérieur.

— Agence France-Presse

FRANCE

3000 migrants évacués d’un campement

Les forces de l’ordre ont évacué mardi à Saint-Denis environ 3000 migrants qui vivaient dans un important campement au pied du Stade de France, dans une opération d’évacuation organisée par les autorités trois semaines après le confinement national.

En tout, « 3000 personnes, dont 400 en famille, ont été prises en charge […] et se sont vu proposer une situation d’hébergement d’urgence. Ces personnes bénéficieront d’un diagnostic social, sanitaire et administratif », ont déclaré mardi soir la préfecture de police de Paris, les préfectures de la région Île-de-France et de Seine–Saint-Denis qui ont mené conjointement cette opération.

Dès 4 h 30, des migrants étaient prêts à monter dans des autobus, mais l’opération, encadrée par un important dispositif policier, n’a réellement débuté que vers 7 h en direction de 26 centres d’accueil et gymnases d’Île-de-France.

Vers 10 h, les premiers des 70 autobus prévus ont commencé à transférer les migrants, pour l’essentiel des hommes seuls originaires de l’Afghanistan, du Soudan, de l’Éthiopie et de la Somalie.

« Je ne sais pas où je vais, ce sera sûrement loin de Paris et pour peu de temps, mais je préfère ça que de rester dans ces conditions, même si c’est stressant », a expliqué à l’AFP Elyaas Ehsas, un Afghan de 27 ans, « dubliné » et installé depuis octobre dans le campement.

Le règlement européen de Dublin fait reposer la responsabilité de l’examen de la demande d’asile d’un migrant au premier pays d’entrée dans l’Union européenne.

« Ces camps ne sont pas acceptables »

Selon le décompte de l’association France terre d’asile, opératrice de l’État, environ 2400 exilés vivaient la veille encore dans ce camp qui n’a cessé de grossir depuis août.

Selon Utopia56, « environ 800 personnes » exilées n’ont toutefois pas pu monter dans des autobus faute de place et ont été contraintes de se disperser par les forces de l’ordre qui ont fait usage de gaz lacrymogène.

«  Ces camps ne sont pas acceptables, a justifié plus tôt devant la presse le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Cette opération a eu lieu pour faire en sorte que les personnes en situation régulière puissent trouver un abri nécessaire . » Celles en situation irrégulière « n’ont pas vocation à rester sur le territoire », a souligné le préfet.

Toutes les personnes prises en charge feront dans un premier temps l’objet d’un test de dépistage de la COVID-19 avant d’être soit isolées en cas de résultat positif, soit immédiatement mises à l’abri.

Depuis la crise migratoire de 2015, c’est le 65e démantèlement de grande ampleur en Île-de-France, pour près de 300 opérations dites de « mise à l’abri ».

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.