En faire plus avec moins

Surfez sur la tendance anti-gaspillage

Cuisiner sous un soleil radieux, quel bonheur ! C’est d’autant plus agréable quand la créativité s’invite à table. Restants de barbecue revisités, légumes d’ici qui repoussent à l’infini… La tendance anti-gaspillage n’a jamais connu autant d’adeptes au Québec. Voici de quoi inspirer votre saison du barbecue.

De restants à festin du lendemain

Ennuyants, les restants ? Pas s’ils sont remixés tel un vieux tube de l’été. Vous pourriez, par exemple, ajouter des tranches de bavette à votre grilled cheese au cheddar fort d’ici, ou encore transformer vos aubergines grillées en un délicieux baba ghanouj. Il suffit de broyer ces dernières au robot avec un soupçon de sel et un filet d’huile d’olive. À court de saucisses pour finir le sac de pains à hot-dog ? Surprenez les enfants avec du pain à hot-dog doré que vous parsèmerez généreusement d’amandes grillées et de bonnes fraises du Québec.

Tranchées à la mandoline, les pommes de terre de la veille font le saut sur la pizza con patate, un classique italien encore meilleur sur une pâte à pizza maison. D’abord, badigeonnez votre pâte d’huile d’olive et huilez la grille du barbecue. Ensuite, déposez la pâte directement sur la grille jusqu’à ce qu’elle soit dorée d’un côté. Retournez-la, puis ajoutez les garnitures : huile d’olive, romarin, pommes de terre, oignons et fromage. Une fois le fromage fondu, servez la pizza accompagnée d’une verdure croquante et bien citronnée. Buon appetito !

Repoussent, repoussent, repoussent, les bons gros légumes !

Vous disposez d’un bord de fenêtre ensoleillé ? Prolongez la vie de vos légumes en vous initiant à la multiplication végétative. Cette technique de reproduction naturelle consiste à faire repousser les végétaux à partir de leurs restes, avec ou sans terre. Le céleri et la laitue s’y prêtent bien, mais vous pouvez également tenter l’expérience avec le fenouil, l’oignon vert, le poireau, le bok choy, l’ail et le basilic. Selon le légume que vous ferez pousser, il faudra attendre de quelques jours à plusieurs semaines avant de pouvoir le consommer.

Oignons verts, poireaux et fenouil

1. Déposez les racines dans un verre et couvrez-les d’eau.

2. Veillez à remplacer l’eau chaque jour. En 3 à 5 jours, le processus de repousse débutera.

3. Consommez-les une fois que vos repousses auront obtenu la hauteur désirée.

Céleri, laitue romaine et bok choy

1. Submergez la base des cœurs dans un contenant d’eau.

2. Aspergez les cœurs quelques fois par semaine et remplacez l’eau tous les deux jours.

3. Plantez les cœurs dans la terre quelques semaines plus tard.

Ail

1. Plantez vos gousses dans un petit pot de terre, la pointe vers le haut.

2. Arrosez-les une fois par semaine.

3. Armez-vous de patience ; l’ail prend plusieurs mois avant d’arriver à maturité.

Basilic

1. Déposez vos branches dans un verre et recouvrez-les d’eau.

2. Remplacez l’eau chaque jour. Les racines se développeront au bout d’une semaine.

3. Plantez en terre et conservez votre plant au soleil.

Créez un tout avec un rien

Dans la cuisine d’aujourd’hui, rien ne se perd et tout se crée. La coriandre, l’aneth et le persil flétris retrouveront leur heure de gloire dans un beurre aromatisé, délicieux sur une côte de bœuf au barbecue ou dans une papillote de légumes. Vous pourriez aussi redonner du pep à vos fines herbes en réalisant un tahini vert. Dans un robot, mélangez 1 ½ tasse de fines herbes, 1 tasse de beurre de sésame, une gousse d’ail et le jus d’un citron. Assaisonnez votre tahini au goût et servez-le sur un saumon cuit à la plancha.

Astuce de votre épicier Metro : 

Le beurre aromatisé et le tahini vert se conservent jusqu’à une semaine au frigo. Une bonne façon de profiter de vos fines herbes longtemps !

Les restants de fines herbes s’intègrent aussi à merveille dans les cocktails. Voici les meilleures combinaisons à essayer avec vos spiritueux québécois préférés.

Gin : romarin, sauge, coriandre

Rhum : menthe, origan, estragon

Vodka : basilic, persil, romarin

Savants mélanges

Il n’est pas rare qu’une épice moulue ait servi pour une seule recette et que le tiroir à épices finisse par déborder. Pour optimiser l’utilisation de vos épices, créez vos propres mélanges avec l’aide de vos petits cuistots. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas faire voyager les papilles ? Tandis que les épices tandoori et jerk s’agencent merveilleusement bien au poulet et au tofu, le zaatar rehausse en un clin d’œil les tartinades méditerranéennes, comme le houmous et le labneh.

Poulet tandoori : poudre de coriandre, poudre d’ail, poudre de gingembre, cardamome, piment de Cayenne, garam masala, paprika, sel, curcuma, cumin, poivre noir

Tofu à la jerk : sucre de coco, sel, jus de lime, cumin, muscade, piment de Cayenne, cinq-épices, sauge, thym

Houmous au zaatar : graines de coriandre, graines de sésame, thym, sumac, sel, cumin

Une myriade de marinades

Ce n’est pas parce que les restants de bière ou de vin ne sont plus bons à boire qu’ils doivent emprunter le chemin de l’évier, au contraire ! Saviez-vous que l’alcool intégré aux marinades permet de relever les saveurs, et même d’attendrir la viande ?

Votre fond de bière rousse est donc plus précieux que vous ne le croyez. Mélangé avec de la moutarde de Dijon, de l’ail, de la sauce soya, du miel et des herbes séchées, il se transformera en une délicieuse marinade qui sublimera votre filet de porc du Québec. Au chapitre des vins, le rouge s’intègre parfaitement aux marinades pour le bœuf et l’agneau, alors que le blanc se prête mieux à la marinade pour la volaille.

Vaisselle sans chichi et zéro gaspi

Pour organiser un pique-nique dans la cour tout en limitant le partage d’objets, misez sur la vaisselle compostable faite à partir de bagasse, de bambou ou de maïs. À la fin du repas, vous n’aurez plus qu’à guider vos invités vers le bac à compost.

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