Le forum des affaires OPINION

La section Affaires de La Presse accorde un espace à une lettre d’opinion d’un acteur du monde des affaires. Entrepreneurs et gestionnaires, la parole est à vous. Soulevez des questions, faites part de vos expériences, proposez des solutions, exprimez vos opinions.

Forum des affaires

Entre 50 et 100 % de rendement sur votre épargne retraite, vraiment possible ?

Que diriez-vous de générer chaque année entre 50 et 100 % de rendement sur le montant annuel que vous investissez en épargne retraite ? Vous croyez que c’est impossible ? Vous croyez que je vous parle de la dernière arnaque financière ? Laissez-moi vous expliquer comment un nombre important de Canadiens pourraient y arriver, et ce, sans aucune expertise en finance.

Selon Statistique Canada, plus de 1 200 000 Canadiens ont accès à un régime de pension à contributions déterminées privé, soit un régime offert par certains employeurs pour lequel les prestations de retraite qui seront versées dépendent des cotisations accumulées et des rendements de vos placements. Plusieurs employeurs offrent comme incitatif de bonifier votre contribution annuelle de 50 à 100 %, jusqu’à un certain plafond.

Malheureusement, un nombre encore trop restreint d’employés participe à cette opportunité sans égale.

Selon Retraite Québec, lorsqu’un tel fonds de pension est offert au Québec, seulement 55 % des employés travaillant au sein d’une grande entreprise y participent et ce pourcentage chute dramatiquement à moins de 5 % au sein des PME. Il est grand temps que ça change.

Chaque fonds de pension privé est différent, mais ceux-ci permettent habituellement d’y investir entre 2 % et 6 % de votre salaire annuel. Selon votre niveau de contribution et les règles propres à votre régime de pension, votre employeur pourrait bonifier ce montant de 50 à 100 %. Par exemple, si ce dernier vous permet de contribuer à hauteur de 4 % de votre salaire annuel, il pourrait ajouter un incitatif variant de 2 à 4 %, portant votre épargne totale entre 6 et 8 %. Donc, seulement en vous inscrivant et en contribuant au régime, vous pourrez générer un rendement sans risque de 50 à 100 %.

Malheureusement, trop peu d’épargnants ayant accès à ce type de fonds de pension profitent de cet argent « gratuit ». Pour un grand nombre d’entre vous, cela représente plusieurs milliers de dollars chaque année.

Ne pas participer, c’est comme renoncer à une bonification gratuite et automatique de votre revenu annuel.

Puisque ce type d’investissement est souvent fait à l’intérieur d’un REER, vous pourriez également bénéficier d’un allègement fiscal. Que pourrait-on demander de plus ? Des frais de gestion moins élevés ? Pourquoi pas !

En effet, plusieurs entreprises négocient des frais de gestions considérablement moindres avec le gestionnaire de leur régime de pension. Au Canada, pour l’investisseur indépendant, les frais de gestion moyens des fonds communs de placement se situent habituellement autour de 2 % de vos actifs sous gestion.

En profitant des fonds offerts par votre employeur, ces frais peuvent généralement diminuer jusqu’à 0,5 à 1 %. Un tel avantage est considérable et pourrait signifier plusieurs centaines de milliers de dollars au moment de prendre votre retraite.

Encore trop peu d’investisseurs se soucient des frais de gestion associés à leurs placements. Pour chaque tranche de 10 000 $ investie chaque année dans votre régime de pension, à un taux annuel de 6 % et pendant 30 ans, la différence entre 1 et 2 % en frais de gestion représente 108 000 $ de plus en épargne retraite. Considérable, non ?

Donc, si vous avez accès à un régime de pension à cotisations déterminées et que vous n’y participez toujours pas, je vous encourage fortement à contacter vos ressources humaines afin de commencer à y contribuer et à en profiter au maximum. Ce petit geste qui ne vous demandera que quelques minutes de votre temps pourrait faire une grande différence une fois la retraite venue.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.