Consumer Electronics Show

Des promesses à tenir

La science-fiction, c’est fini. Pour l’industrie automobile à tout le moins. La plupart des véhicules électriques et des autres avancées technologiques présentés au Consumer Electronics Show (CES) sont de véritables nouveautés. Entendez par là que leur lancement commercial est officiellement programmé.

BMW iX M60

La même performance qu’un X5 M, mais sans émettre le moindre polluant. Voilà la promesse faite par le futur iX M60 qui prendra la pose chez les concessionnaires de la marque cette année au coût unitaire de 121 750 $. Ce premier utilitaire frappé de la lettre M (pour Motorsport) compte sur deux moteurs électriques capables de produire jusqu’à 610 ch et 860 lb-pi de couple si vous activez le dispositif départ-éclair. Dotée d’une batterie de 111,5 kWh (105,2 utilisables), le iX M60 s’estime en mesure de parcourir quelque 450 kilomètres sur une charge. Pour pleinement ressentir le frisson d’un tel déferlement de puissance, le célèbre compositeur Hans Zimmer (producteur de la trame sonore de Dune, notamment) a d’ailleurs donné une « voix » à ces moteurs. Celui-ci a en effet créé deux signatures sonores à la fois exclusives et distinctes des autres BMW électriques.

Élevée à la puissance M, ce IX se caractérise aussi par ses éléments suspenseurs plus fermes, un jeu de pneumatiques plus performants et des aides à la conduite plus permissifs.

La performance, le son, mais l’image aussi. À ce chapitre, BMW a révélé un nouveau procédé qui permet, en appuyant sur un bouton, de changer la teinte extérieure de son véhicule. Il sera même possible de la faire scintiller pour l’identifier plus rapidement. Une innovation que BMW compte offrir dans quelques années à ces consommateurs qui attachent beaucoup d’importance à la personnalisation de leur véhicule.

Chevrolet Silverado EV

Après Ford et son F-150 Lightning, au tour de Chevrolet d’électrifier son Silverado. Ce dernier, dont la commercialisation commencera l’an prochain, n’a visiblement rien à envier à son concurrent à l’ovale bleu en matière de puissance, d’autonomie et de capacité de charge. Pas plus d’ailleurs qu’aux actuels Silverado dotés de moteurs thermiques. Déposé sur une architecture modulaire (nom de code Ultium) à laquelle se greffent des suspensions indépendantes et pneumatiques, le Silverado EV comporte plusieurs astuces. L’une d’elles est de pouvoir ravitailler en énergie aussi bien des vélos que d’autres véhicules électriques. Et pour ajouter à sa polyvalence, Chevrolet dépoussière une vieille (bonne) idée apparue initialement sur l’Avalanche avec cette cloison rabattable pour augmenter la superficie utile de la benne.

Parallèlement au dévoilement du Silverado EV, la direction de General Motors a également confirmé l’ajout des Chevrolet Equinox EV, Blazer EV et Cadillac Celstiq à son portefeuille de modèles dès 2023. Rappelons que General Motors compte offrir 25 véhicules électriques d’ici trois ans.

Chrysler Airflow

Gamme clairsemée. Identité diffuse. Avenir incertain. La société Chrysler semblait se diriger tout droit dans le mausolée de son fondateur érigé au cœur du cimetière de Sleepy Hollow en banlieue de New York. Pourtant, sa présence au CES laisse maintenant croire tout le contraire. Lors de son passage au CES, la marque ailée a annoncé son intention d’électrifier l’ensemble de ses produits à partir de 2028. Pour nous en convaincre, elle dévoilait la semaine dernière l’Airflow, une étude conceptuelle appelée à connaître les joies de la production en série très prochainement. En raison de sa taille et de son style, ce modèle en devenir vise une clientèle qui s’intéresse aujourd’hui aux Ford Mustang Mach-E, Ioniq 5 et autres Volkswagen ID.4.

Pour l’heure, les concepteurs de l’Airflow entretiennent le flou sur plusieurs aspects techniques (capacité de la batterie, autonomie, recharge, etc.). On sait toutefois avec certitude que l’Airflow dépose sa plastique sur l’architecture STLA Medium mise au point pour le groupe Stellantis. Celle-ci entend se singulariser par l’utilisation d’un ordinateur unique. Celui-ci gère tous les éléments du véhicule et maintient une communication en continu avec un nuage informatique (cloud). Cela a pour but d’accélérer la vitesse de calcul, d’accéder à des mises à jour en continu, y compris au chapitre de la conduite assistée et autonome.

Mercedes-Benz Vision EQXX

On a rarement vu une étude aussi réfléchie et aussi mûre que la Vision EQXX de Mercedes-Benz. Au-delà des 1000 kilomètres d’autonomie qu’elle promet, cette étude a visiblement amené ses concepteurs à raisonner autrement. Ainsi, plutôt que de se concentrer sur la puissance de la batterie qui l’anime pour lui assurer une autonomie record, les ingénieurs ont été invités à concentrer leurs recherches sur une meilleure efficacité globale. Dès lors, tout a été remis en question : le poids, l’aérodynamique, la gestion des flux thermiques et l’efficience de tous les composants. Tous des éléments qui jouent un rôle primordial dans la consommation. En optimisant chacun d’eux, le constructeur allemand estime à moins de 10 kWh/100 km la consommation de l’EQXX, ce qui équivaut à une voiture thermique qui consommerait à peine 1 L aux 100 km.

Par rapport à l’AMG-EQS (voir notre banc d’essai), la Vision EQXX s’alimente d’une batterie d’une capacité similaire. Mais celle-ci occupe 50 % de volume en moins et sera 30 % plus légère que les générations actuelles. En embarquant un système 900 volts, la batterie pourra récupérer 300 km de rayon d’action en 15 minutes sur une borne rapide. Autres aspects à souligner, le toit, doté de cellules photovoltaïques, permet de récupérer 25 km d’autonomie. Mentionnons enfin que l’utilisation d’acier léger, de plastique renforcé de fibres de carbone et d’aluminium permet à la Vision EQXX d’afficher un poids inférieur à 1750 kilogrammes.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.