Actualités économiques

Réserves bancaires, cannabis, carburant durable et acquisition

Quelques nouvelles économiques du jour

Banques canadiennes : avis favorables pour de plus grandes réserves

Le chef de l’organisme de réglementation bancaire du Canada a indiqué lundi qu’il augmenterait la réserve que les banques doivent conserver pour se protéger contre les risques liés aux changements climatiques. Peter Routledge, qui dirige le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), a expliqué que cette hausse ne serait probablement pas imposée cette année, mais qu’il était malgré tout important que les banques constituent des coussins de capital pendant la décennie en cours pour se prémunir contre une volatilité potentiellement croissante. S’exprimant lors de la conférence des chefs de la direction de banques canadiennes organisée par la Banque Royale, M. Routledge a fait valoir qu’il était important d’accroître la résilience aux risques physiques des changements climatiques et aux risques de transition, alors que l’économie mondiale évolue vers la carboneutralité. Selon lui, même si le monde commençait à réduire les émissions cette décennie avec une approche plus mesurée, l’action pourrait être retardée jusqu’à la prochaine décennie, ce qui entraînerait une transition plus précipitée et plus volatile.

— La Presse Canadienne

Cannabis : les producteurs vivent une situation « insoutenable », selon Tilray

Le nombre de nouveaux acteurs sur le marché du cannabis combiné à la chute des prix ont entraîné une situation « insoutenable », ont signalé lundi les dirigeants de Tilray, qui estiment toutefois pouvoir surmonter la situation. Selon le président des activités canadiennes de la société de cannabis, Blair MacNeil, 157 nouvelles marques de cannabis ont été lancées au pays lors de la dernière année et les prix sur le marché ont chuté de 22,6 %, tandis que Tilray n’a réduit les siens que de 1,7 %. « Nous avons bien sûr protégé nos marges à la baisse et je pense qu’en tant que producteur autorisé, nous avons plus d’espace que plusieurs de nos concurrents pour pouvoir réduire nos prix », a-t-il expliqué lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. Les producteurs de cannabis du pays ont une surabondance de produits qu’ils sont impatients de lancer, alors que le Canada est aux prises avec de nouvelles restrictions pandémiques et que le marché noir du cannabis continue à montrer de la résilience. Les sociétés de cannabis, qui ont subi les contrecoups de longues mesures de confinement sur les détaillants et sont déjà limitées dans la façon dont elles commercialisent leurs produits, ont passé une grande partie de la crise sanitaire à réduire les prix et à examiner leurs offres avec un œil critique.

— La Presse Canadienne

Air France-KLM augmente ses prix pour mettre du carburant durable dans ses avions

Air France-KLM a annoncé lundi augmenter les prix de ses billets de 1 à 12 euros afin de compenser une partie du surcoût de l’utilisation de carburant d’aviation durable, qui permet de réduire les émissions de CO2. « Une contribution “Carburant Aviation Durable” sera intégrée à partir du 10 janvier dans le prix du billet : de 1 à 4 euros en cabine Economy, de 1,50 à 12 euros en cabine Business, selon la distance », affirme Air France dans un message à ses clients. Toutes les compagnies du groupe – Air France, la néerlandaise KLM et la compagnie à bas coût Transavia – sont concernées par la mesure. Les compagnies intégreront du carburant durable « sur les vols au départ de la France et des Pays-Bas », indique le groupe dans un communiqué. Les carburants d’aviation durables (SAF), qui sont produits à partir d’huiles usagées ou de résidus forestiers et agricoles, permettent de réduire de 75 % sur leur cycle de vie les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre, par rapport au carburant d’aviation fossile. Le kérosène d’aviation représente actuellement entre 20 % et 30 % des coûts des compagnies aériennes, et les SAF sont de quatre à huit fois plus chers. Ils sont actuellement produits en quantité bien trop insuffisante pour faire face aux besoins.

— Agence France-Presse

Le studio de Grand Theft Auto achète celui de FarmVille pour 12 milliards US

Take-Two Interactive, géant du jeu vidéo responsable de franchises aussi populaires que Grand Theft Auto et Red Dead Redemption, a annoncé lundi l’acquisition de Zynga, qui propose des titres comme FarmVille et Words With Friends, dans le cadre d’une transaction en espèces et en actions d’une valeur d’environ 12,7 milliards US. L’acquisition verrait un mariage entre une puissance des jeux sur console, Take-Two, et une entreprise de jeux sur téléphones portables qui compte des dizaines de millions de fidèles. Les actionnaires de Zynga recevront 3,50 $ US en liquide et 6,36 $ US en actions de Take-Two pour chaque action en circulation au moment de la clôture de la transaction. Le grand patron de Take-Two, Strauss Zelnick, occupera les mêmes fonctions au sein de la nouvelle entreprise. Take-Two croit que le regroupement mènera à la création de versions mobiles de certains de ses jeux sur console ou sur ordinateur personnel. Take-Two a précisé lundi qu’elle anticipe des économies annuelles d’environ 100 millions US pendant les deux années qui suivront la transaction. Le PDG de Zynga, Frank Gibeau, et son directeur de l’édition, Bernard Kim, superviseront l’intégration et le fonctionnement quotidien de la nouvelle entreprise de jeux mobiles Zynga-T2, qui fonctionnera sous la marque Zynga à l’intérieur de Take-Two.

— Associated Press

Powell promettra « d’empêcher l’inflation de s’enraciner »

Le président de la Banque centrale américaine, Jerome Powell, va promettre mardi, devant le Sénat, de mettre tout en œuvre au cours de son second mandat « pour empêcher l’inflation de s’enraciner » aux États-Unis. Le président Joe Biden avait annoncé le 22 novembre l’avoir renommé pour un second mandat de quatre ans, mais il doit encore recevoir la confirmation du Sénat. M. Powell est crédité d’avoir pris des mesures rapides et radicales nécessaires pour maintenir l’économie à flot pendant la récession historique provoquée par la pandémie de COVID-19, de sorte que sa confirmation n’est pas menacée. Mais la frustration accrue des Américains face à la flambée des prix va probablement pousser le Congrès à passer au gril le patron de la Réserve fédérale. Les prix à la consommation aux États-Unis ont augmenté en novembre à un rythme inédit en près de 40 ans, à 6,8 % le mois dernier comparativement à novembre 2020. Les données pour le mois de décembre seront publiées mercredi.

— Agence France-Presse

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