COVID-19

20 %

COVAX espère vacciner cette année 20 % de la population mondiale des pays pauvres contre la COVID-19, bien en deçà des objectifs initiaux, ont indiqué mercredi les fondateurs du mécanisme de financement international, dont l’Alliance du vaccin (Gavi) et l’OMS. (AFP)

Mexique

La criminalisation de l’avortement jugée inconstitutionnelle

La Cour suprême du Mexique a jugé inconstitutionnelle la criminalisation de l’avortement, lors d’un vote mardi à l’unanimité qui va permettre aux Mexicaines de tout le pays d’accéder à cette pratique. Cette décision a été qualifiée d’« historique » par les défenseurs des droits de ce pays conservateur et très catholique d’Amérique latine. « C’est un pas de plus dans la lutte historique pour l’égalité [des femmes], la dignité et le plein exercice de leurs droits », a déclaré le président de la Cour, Arturo Zaldívar. « À partir de maintenant, il ne sera pas possible, sans violer les critères du tribunal et de la Constitution, de poursuivre une femme qui avorte dans les cas validés par ce tribunal », a détaillé Arturo Zaldívar. « La femme doit demander [aux services de santé] de pratiquer l’avortement, et s’ils le lui refusent, elle peut se présenter devant un juge et déposer un recours. Le juge aura désormais le pouvoir d’ordonner que l’avortement soit pratiqué », a expliqué Alex Alí Méndez, avocat constitutionnel et expert des questions d’avortement. 

— Agence France-Presse

Hong Kong

Des organisateurs de la veillée annuelle pour Tiananmen arrêtés

La police hongkongaise a arrêté mercredi plusieurs membres de l’association organisatrice de la veillée annuelle à la mémoire de la répression de Tiananmen, en Chine, au lendemain de leur refus de coopérer à une enquête menée au nom de la sécurité nationale. Dans un bref communiqué de presse, l’organisation Hong Kong Alliance a annoncé que trois de ses membres, Simon Leung, Sean Tang et Chan To-wai, avaient été arrêtés mercredi matin. Une autre membre, l’avocate Chow Hang-tung, est sortie de son bureau menottée et accompagnée de la police, a constaté une journaliste de l’AFP. L’organisation fait partie des groupes prodémocratie sous le coup d’une enquête au nom de la puissante loi sur la sécurité nationale, imposée par Pékin afin d’éliminer toute dissidence après les énormes manifestations de 2019 dans l’ancienne colonie britannique. Chaque année depuis 1989, l’Alliance rassemblait le 4 juin des dizaines de milliers de personnes dans un parc pour une veillée aux chandelles à la mémoire des victimes de la répression de Tiananmen, les slogans appelant à la démocratie en Chine. Les deux dernières veillées ont été interdites et un musée dirigé par l’Alliance a été fermé il y a quelques mois.

— Agence France-Presse

Élections au Maroc

Le parti au pouvoir dénonce de « graves irrégularités »

Les Marocains ont voté mercredi lors d’élections générales censées déterminer l’avenir du parti islamiste PJD, à la tête du gouvernement depuis une décennie, qui a dénoncé de « graves irrégularités » lors du scrutin. Les opérations de vote ont pris fin à 19 h (heure locale) et le dépouillement des bulletins était en cours dans la soirée. Une déclaration du ministère de l’Intérieur sur les résultats provisoires était attendue dans la nuit de mercredi à jeudi, selon des médias locaux. Les résultats définitifs devraient être connus ce jeudi. Dans un communiqué publié avant la fermeture des bureaux de vote, le Parti de la justice et du développement (PJD) a fait état de « plusieurs irrégularités », comme « la distribution obscène d’argent » à proximité de bureaux de vote et des « confusions » sur certaines listes électorales, des citoyens n’y trouvant pas leur nom. Ce parti islamiste modéré a exhorté les autorités à intervenir « sévèrement et rapidement » pour « ne pas entacher la transparence des élections ». La fin de la courte campagne électorale avait déjà été empoisonnée par des accusations d’achat de voix. Selon le ministère de l’Intérieur, le taux de participation a atteint 36 % sur le plan national.

— Agence France-Presse

Conflit au Tigré Éthiopie

Au moins 125 civils tués dans une région touchée par les combats

Au moins 125 civils ont été tués début septembre en Amhara, région du nord de l’Éthiopie gagnée par le conflit qui fait rage au Tigré voisin, selon des médecins locaux, un massacre attribué aux rebelles tigréens qui ont « catégoriquement » rejeté toute responsabilité mercredi. « Il y a eu 125 morts dans le village de Chenna […] J’ai vu le charnier moi-même », a déclaré à l’AFP Mulugeta Melesa, chef de l’hôpital de la ville voisine de Dabat. Le bilan n’a pu être vérifié de manière indépendante et l’AFP n’a pas été en mesure de confirmer si les personnes tuées étaient effectivement des civils, mais les habitants de Chenna ont clairement mis en cause les rebelles du Tigré comme étant à l’origine des tueries. Un porte-parole du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) a vivement démenti mercredi ces accusations sur Twitter. Selon les habitants de Chenna, les forces pro-TPLF contrôlaient le village à la fin d’août avant que n’éclatent au début de septembre des combats avec les troupes progouvernementales, a expliqué à l’AFP Sewunet Wubalem, administrateur du district de Dabat. Les rebelles ont abattu des civils pendant plusieurs jours début septembre avant de battre en retraite, a-t-il indiqué. 

— Agence France-Presse

COVID-19

Recul inédit et « alarmant » de la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Paris — La COVID-19 a eu un « impact dévastateur » sur la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, qui a connu un recul sans précédent, a déploré mercredi le Fonds mondial de lutte contre ces maladies dans son rapport annuel.

Pour la première fois depuis sa création en 2002, le Fonds fait état de retours en arrière : il s’inquiète notamment de baisses significatives des services de dépistage et de prévention du VIH pour les populations clés et vulnérables, et d’une forte diminution du nombre de personnes testées et traitées pour la tuberculose, avec un impact particulier sur les programmes de lutte contre la tuberculose résistante aux médicaments.

Les chiffres de 2020 « confirment ce que nous redoutions au moment où la COVID-19 est apparue », a résumé Peter Sands, directeur général du Fonds, cité dans le rapport. « Pour la première fois de notre histoire, nos principaux indicateurs sont en recul ».

La pandémie a notamment eu des conséquences « catastrophiques » dans la lutte contre la tuberculose. En 2020, le nombre de personnes traitées pour une tuberculose résistante aux médicaments a baissé de 19 %.

Sur le front de la lutte contre le VIH, si le nombre de personnes positives recevant un traitement antirétroviral a continué d’augmenter – de 9 % en 2020 –, le rapport fait état d’un recul « alarmant » des services de prévention et de dépistage auprès des personnes clés et vulnérables.

Innovations

Jusqu’à présent, les programmes de lutte contre le paludisme semblent avoir été moins affectés par la COVID-19, poursuit le rapport.

Le nombre de moustiquaires distribuées a notamment continué de croître, de 17 % en 2020.

La pandémie de COVID-19 a fait la lumière sur l’« importance cruciale » des systèmes de santé dans le monde, souligne le Fonds.

Quelques lueurs d’espoir cependant : elle a été à l’origine d’un certain nombre d’innovations dont a profité la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Le Fonds mondial est un partenariat original entre États, société civile, secteur privé et malades. La moitié de ses fonds va à la lutte contre le sida et la moitié à la lutte contre le paludisme et la tuberculose.

— Agence France-Presse

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