La Caisse de dépôt et placement du Québec présente

Plastrec : innover pour transformer le plastique

Chaque année, 2,5 milliards de contenants en plastique de type 1 (PET) entrent dans l’usine de l’entreprise familiale Plastrec, à Joliette. Après avoir été triés, granulés, lavés, extrudés et traités, ils sont ensuite transformés en résine recyclée de grade alimentaire, un produit de substitution qui remplace à 100 % la résine vierge. Pour qu’un contenant post-consommation renaisse ainsi sous forme d’une bouteille d’eau, sans aucune incidence sur le goût ou sur la couleur, il faut beaucoup d’innovation… et les moyens de ses ambitions.

Recycler le plastique de type 1 d’ici et d’ailleurs

« Même si tous les contenants en plastique de type 1 du Québec étaient recyclés à 100 %, ça serait insuffisant pour nous approvisionner », illustre Louis Robitaille, vice-président directeur général de Plastrec. L’entreprise redonne ainsi vie à des articles issus de différents programmes de collecte à l’échelle de la province, de l’Ontario et du nord-est des États-Unis afin que ses clients puissent en faire des contenants (alimentaires ou non), des barquettes ou des matériaux à base de fibres spécialisées.

Standardiser la diversité

C’est une chose de transformer les bouteilles simples, comme celles d’eau et de boissons gazeuses ; c’en est une autre de réussir à décontaminer les contenants de tous genres, y compris les pots de beurre d’arachide ou les bouteilles d’huile végétale.

« On a développé un système assez robuste pour livrer un produit final constant, qui répond aux critères extrêmement exigeants des grandes sociétés de l’industrie alimentaire, peu importe la matière première reçue. »

— Louis Robitaille, vice-président directeur général, Plastrec

S’adapter à la nouveauté

Les marques ne manquent pas d’idées pour convaincre les consommateurs d’essayer de nouveaux produits, comme des formats de bouteille et des matériaux originaux. « Ce n’est pas nécessairement facile à transformer ou adapté au monde du recyclage, soulève Jennifer Dubé, directrice des ventes et des achats à Plastrec. Quand les choses changent continuellement, ça nous force à demeurer à l’affût. » Ainsi, Plastrec perfectionne sans cesse ses procédés de décontamination pour éliminer des polluants comme la colle des étiquettes, le polychlorure de vinyle (PVC) et d’autres polymères.

Humaniser l’automatisation

Au tout début de l’entreprise, en 1992, le tri des bouteilles s’effectuait manuellement. Aujourd’hui, le recours à l’innovation et à différents procédés d’automatisation permet de gérer un volume de produits beaucoup plus grand, tout en gardant les employés dans différentes fonctions clés.

« Le but de l’innovation, c’est d’améliorer le sort de l’entreprise et de ses gens. C’est avec l’appui de nos employés que certains postes évoluent vers des tâches à plus grande valeur ajoutée. »

— Louis Robitaille, vice-président directeur général, Plastrec

Équipements innovants

Caméras infrarouges, rayon X, détecteurs de métaux, intelligence artificielle, extrudeuse, silos mélangeurs : même quand de tels équipements sont déjà hautement performants, les experts de Plastrec les perfectionnent et les modifient. Les fabricants eux-mêmes sont souvent mystifiés par les résultats !

« On intègre l’expertise et le savoir-faire acquis au fil des années pour rendre les nouveaux équipements encore plus performants. Puis, quand on commence à s’en servir, on découvre d’autres applications possibles qui viennent alimenter l’innovation. »

— Jennifer Dubé, directrice des ventes et des achats, Plastrec

Cycle d’innovation

Lorsque les équipements n’existent pas, Plastrec les invente de toutes pièces. L’entreprise s’entoure alors de différents partenaires technologiques et concrétise sa vision, une démarche qui requiert souvent plusieurs années afin d’offrir à ses clients un produit toujours plus raffiné.

CDPQ 16 années de confiance

En 2005, la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s’est associée à Plastrec, lorsque Louis Robitaille a eu recours à un investissement facilitant le transfert progressif de l’entreprise. Encore aujourd’hui, l’institution s’avère d’une aide précieuse, notamment en collaborant à la mise en place d’un conseil d’administration et en renforçant la crédibilité de l’entreprise aux yeux des investisseurs. « En tant qu’entrepreneurs, on aime quand ça bouge, mais il faut parfois prendre un certain recul et réfléchir; la CDPQ suit le rythme tout en apportant une certaine stabilité à nos grands investissements et lors de moments clés de notre croissance », observe Louis Robitaille.

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.