COVID-19 

Compressions, chômage et mesures d’urgence

Quelques nouvelles économiques liées à la crise

Cogeco Média met temporairement à pied 130 employés

Les nouvelles de compressions se précipitent dans le monde des médias et des communications, en raison de la chute libre des revenus publicitaires qui affectent une industrie déjà fragilisée. Cogeco Média a annoncé jeudi la mise à pied de 130 de ses employés, soit près du quart des effectifs de l’entreprise à l’échelle de la province. « Ces mises à pied sont toutefois temporaires », précise Christine Dicaire, directrice principale, communication marketing de Cogeco, et causées par « une situation économique sans précédent ». Cogeco Média est propriétaire de 23 stations de radio un peu partout dans la province, dont 96,9 CKOI, 98,5 FM et Rythme 105,7 à Montréal, ainsi que FM93 à Québec.

— Luc Boulanger, La Presse

La SCHL élargit ses achats de prêts assurés

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) élargit son programme d’achat de prêts hypothécaires assurés à 150 milliards, dans le cadre de sa réponse à la crise de la COVID-19. La décision de l’agence fédérale vise à appuyer le renforcement du système financier. Le programme, annoncé le 16 mars, prévoyait initialement 50 milliards d’achats. L’expansion fait partie des mesures d’urgence adoptées par le gouvernement pour faire face à l’incidence de l’épidémie du nouveau coronavirus et aux mesures prises pour ralentir sa propagation. La SCHL a indiqué que les groupes d’hypothèques assurés bénéficient déjà de l’appui du gouvernement, de sorte qu’il n’y a aucun risque supplémentaire pour les contribuables. En achetant les prêts hypothécaires assurés, la SCHL fournit aux banques des fonds qu’elles peuvent ensuite utiliser pour d’autres prêts, afin d’aider les entreprises et d’autres emprunteurs.

— La Presse canadienne

Record absolu de nouveaux chômeurs aux États-Unis

Le nombre de nouveaux chômeurs a explosé aux États-Unis, avec plus de trois millions de nouvelles demandes d’allocations chômage la semaine passée, un afflux inédit, dans une économie stoppée net par la pandémie de coronavirus. Ce sont ainsi 3,3 millions de personnes qui ont fait une demande d’allocations chômage au cours de la semaine du 15 au 21 mars. Il s’agit d’un niveau jamais vu aux États-Unis, le précédent record datant d’octobre 1982 avec 695 000 nouvelles demandes. À 3,5 % en février, le taux de chômage était jusqu’alors le plus faible depuis un demi-siècle. Il devrait bondir lors de la publication le 3 avril du chiffre mensuel, le secrétaire d’État au Trésor Steve Mnuchin ayant évoqué, dans le pire scénario, un taux record de 20 %. Le département du Travail précise que ce sont principalement les services, en particulier l’hébergement et la restauration, qui sont frappés, mais il cite également « les soins de santé et l’assistance sociale, les arts, les divertissements et les loisirs, les industries du transport et de l’entreposage et de la fabrication ».

— Agence France Presse

Washington actionnaire des compagnies aériennes ?

Le gouvernement américain pourrait prendre des participations dans les compagnies aériennes nationales en échange d’une aide globale de 50 milliards de dollars US pour les soutenir, selon le Wall Street Journal. En forme de démenti, une source proche du dossier qui a requis l’anonymat a indiqué à l’AFP : « Évidemment, nous avons besoin d’une forme d’indemnisation, mais cela ne signifie pas que nous devons avoir une participation au capital. » « Il est prématuré de faire des commentaires », a réagi de son côté un porte-parole de Southwest, soulignant que le plan de relance de l’économie est massif et comporte de nombreuses complexités et nuances et confère aux départements du Trésor et des Transports beaucoup de pouvoir d’interprétation.

— Agence France Presse

La Banque d’Angleterre sur la défensive

La Banque d’Angleterre a choisi de maintenir son taux d’intérêt directeur à son plancher historique, estimant que le PIB mondial ralentira au premier semestre du fait de la pandémie de COVID-19 qui paralyse l’économie. L’institution a annoncé jeudi qu’elle maintenait son taux d’intérêt à 0,1 %, une semaine après l’avoir abaissé à ce niveau historiquement bas. Une « nette chute » du PIB mondial au premier semestre est « probable » et « il y a un risque de danger à long terme pour l’économie » britannique, a en outre souligné la banque centrale. Les membres du Comité de politique monétaire ont également décidé de poursuivre le programme de rachat d’actifs, qui avait été augmenté de 200 milliards de livres pour le porter à 645 milliards jeudi dernier. 

— Agence France Presse

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