Israël

« Ces remarques antisémites sont une tache sur l’ONU tout entière. »

— Yaïr Lapid, premier ministre d’Israël, a demandé dimanche la dissolution d’une commission d’enquête de l’ONU qui enquête sur des violations présumées des droits de la personne lors du conflit israélo-palestinien, qu’il accuse de « nourrir » l’antisémitisme. (AFP)

Liban

Des silos s’effondrent dans le port de Beyrouth

Des silos à grains endommagés au port de Beyrouth se sont effondrés dimanche à la suite d’un incendie, à quatre jours du deuxième anniversaire de l’explosion dévastatrice dans ce port. Un nuage de poussière a couvert le port après l’effondrement de 2 des 48 tours. Des hélicoptères de l’armée ont aussitôt survolé le secteur pour larguer de l’eau et tenter d’éteindre complètement le feu dans la structure. « Deux autres tours risquent de s’effondrer », a déclaré le ministre des Travaux publics du Liban, Ali Hamiyé. Il y a plus de deux semaines, un incendie s’est déclaré dans la partie la plus endommagée des silos, causé selon les autorités et des experts par la fermentation des stocks de céréales restants, conjuguée à de fortes températures.

— Agence France-Presse

RDC

Des silos s’effondrent dans le port de Beyrouth

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « outré » de la mort de deux personnes dimanche, lorsque des Casques bleus ont ouvert le feu sur un poste frontalier avec l’Ouganda, dans l’est troublé de la République démocratique du Congo.

M. Guterres « souligne avec la plus grande fermeté la nécessité d’établir la responsabilité de ces évènements » et approuve « la mise en détention du personnel militaire mis en cause dans cet incident et l’ouverture immédiate d’une enquête », a précisé dans un communiqué un porte-parole adjoint du secrétaire général, Farhan Haq.

Dans une vidéo de l’incident partagée sur les réseaux sociaux, on voit des hommes dont au moins un en tenue de policier et un autre de militaire congolais, s’avancer vers le convoi immobilisé de l’autre côté de la barrière fermée à Kasindi, dans le territoire de Beni, à la frontière avec l’Ouganda.

Après un échange verbal, on voit les présumés Casques bleus tirer des coups de feu, avant d’ouvrir la barrière et de franchir le poste.

« Des militaires de la Brigade d’Intervention de la force Monusco de retour de congés ont ouvert le feu au poste frontalier pour des raisons inexpliquées et forcé le passage. Cet incident grave a causé des pertes en vies humaines et des blessés graves », a déploré la mission onusienne dans un communiqué.

Conséquences immédiates

« Face à ce comportement inqualifiable et irresponsable, les auteurs de la fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts en attendant les conclusions de l’enquête qui a d’ores et déjà commencé en collaboration avec les autorités congolaises », a dit la MONUSCO.

« Les contacts ont été également établis avec le pays d’origine de ces militaires pour qu’une procédure judiciaire soit initiée urgemment avec la participation des victimes et des témoins, afin que des sanctions exemplaires soient prises dans les meilleurs délais », a ajouté la mission onusienne, sans mentionner la nationalité de ces Casques bleus.

Le gouvernement de la RDC « condamne et déplore vigoureusement cet incident malheureux dont le bilan provisoire fait état de deux compatriotes décédés et 15 autres blessés », a assuré dans la soirée son porte-parole Patrick Muyaya.

Kinshasa, qui a appelé la population congolaise « au calme », prévient que « les Casques bleus concernés ne pourront plus faire partie des contingents de la [Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en république démocratique du Congo], en attendant l’aboutissement du plan de retrait de cette force onusienne de la RDC ».

— Agence France-Presse

Fondation du prince Charles

La famille ben Laden a donné près de 1,6 million de dollars

Le prince Charles, héritier de la couronne britannique, a accepté un don à sa fondation d’un million de livres (près de 1,6 million de dollars canadiens) de la famille ben Laden en 2013, selon le Sunday Times. Plusieurs de ses conseillers auraient plaidé pour que la fondation n’accepte pas ce versement de la richissime famille du cerveau des attentats du 11 septembre 2001, Oussama ben Laden, selon les sources citées dans l’article du journal britannique. Même si les membres de la famille saoudienne, qui ont renié Oussama ben Laden, ne font pas l’objet de soupçons sur une potentielle infraction, cette information renforce l’attention entourant la fondation du prince Charles qui est l’objet d’une enquête de police lancée en février. Cette enquête vise à établir si des dons à la fondation du prince Charles ont été récompensés par des titres honorifiques et ont servi à appuyer une demande de naturalisation d’un homme d’affaires saoudien, Mahfouz Marei Moubarak ben Mahfouz.

— Agence France-Presse

Irak

Le leader Moqtada Sadr appelle à élargir la contestation

L’influent leader chiite Moqtada Sadr a appelé dimanche à élargir la contestation en Irak et à soutenir les manifestants qui occupent le parlement, n’offrant aucun signe de désescalade dans un pays plongé dans la crise. Samedi, pour la deuxième fois en moins d’une semaine, des milliers de partisans de Moqtada Sadr ont envahi le siège du parlement, dans la Zone verte ultrasécurisée de Bagdad, pour protester contre un candidat au poste de premier ministre proposé par leurs adversaires. Au second jour d’occupation, les manifestants occupant le parlement semblent déterminés à y rester, après y avoir apporté matelas et couvertures. Dimanche, des volontaires ont distribué des repas chauds et balayé dans les jardins des monceaux d’ordures pour les charger dans des camionnettes. S’exprimant au deuxième jour d’occupation au Parlement, Moqtada Sadr a appelé sur Twitter à poursuivre la mobilisation. Il a appelé « tout le monde, y compris nos tribus, nos forces de sécurité, et les membres du Hachd al-Chaabi [anciens paramilitaires pro-Iran intégrés aux forces régulières], à soutenir les révolutionnaires ».

— Agence France-Presse

Israël

Maintien du gel partiel des fonds destinés aux Palestiniens

Le gouvernement israélien a décidé dimanche de maintenir en place le gel partiel de fonds dus à l’Autorité palestinienne, qu’il accuse de soutenir financièrement les familles palestiniennes d’auteurs d’attaques anti-israéliennes. Un responsable israélien a indiqué à l’AFP sous couvert d’anonymat que les ministres avaient pris cette décision à l’issue d’une réunion du cabinet de sécurité. Israël perçoit chaque mois 190 millions de dollars (environ 243 millions de dollars canadiens) en droits de douane prélevés sur les marchandises destinées aux marchés palestiniens qui transitent par les ports israéliens, et il transfère normalement cette somme à l’Autorité palestinienne. Environ 600 millions de shekels (environ 225 millions de dollars canadiens) seront retenus annuellement depuis l’entrée en vigueur en 2019 de la loi réglementant ce gel partiel. Ce montant correspond selon Israël aux allocations versées en 2021 par l’Autorité palestinienne aux familles de Palestiniens ayant commis des attaques anti-israéliennes. D’après l’Autorité palestinienne, ces allocations font office de compensations aux familles ayant perdu leur principal soutien de famille, tandis qu’Israël estime qu’elles encouragent la violence. — Agence France-Presse

Philippines

L’ex-président Fidel Ramos meurt à 94 ans

L’ancien président philippin Fidel Ramos, qui a dirigé le pays pendant une rare période de croissance et de paix, ce qui lui a valu la réputation d’être l’un de ses dirigeants les plus efficaces, est mort dimanche à 94 ans, ont annoncé de hauts responsables. Ce militaire de carrière à l’allure frêle, surnommé familièrement Eddie par les Philippins, a été président de 1992 à 1998. La cause du décès n’a pas encore été communiquée. Fidel Ramos, un général converti à la démocratie, fut le premier protestant à accéder à la fonction suprême dans ce pays majoritairement catholique, malgré l’opposition de certains membres de l’Église. Connu pour son attitude imperturbable dans les moments de crise, il n’était pas rare de le voir mâchonner, l’air laconique, des cigares en public. Fidel Ramos a mené une campagne agressive en faveur de la planification familiale afin de freiner la croissance rapide de la population. Il a également résolu une crise énergétique majeure causée par des années de sous-investissement dans le domaine de l’énergie. Il a également brisé les cartels des secteurs des télécommunications, de l’aviation et du transport maritime, stimulant ainsi l’économie qui a connu une période de croissance. — Agence France-Presse

Pérou

Seize morts après la chute d’une camionnette dans un précipice

Seize passagers d’une camionnette, dont des enfants, sont morts au Pérou dans l’accident de leur véhicule, qui a plongé dans un précipice de 200 mètres, a annoncé dimanche la police. L’accident s’est produit samedi entre Mazamari et Puerto Ocopa, dans une zone reculée de la région de Junin, en pleine jungle. La camionnette transportait des agriculteurs qui allaient « travailler dans leurs fermes », selon un porte-parole du commissariat de police de Mazamari. Parmi les corps récupérés par les pompiers et la police, figuraient des enfants, des femmes, des personnes âgées, ainsi que le chauffeur. Un seul des passagers a survécu, mais, blessé, il a été hospitalisé à Junin. Une enquête a été ouverte par les autorités. Les accidents de la route sont fréquents au Pérou en raison des excès de vitesse, du mauvais état du réseau, du manque de signalisation et du manque de contrôle des autorités. En février, un bus était tombé dans un précipice à Tayabamba, dans le nord du Pérou, faisant 20 morts et une trentaine de blessés.

— Agence France-Presse

RDC

Deux personnes tuées par des Casques bleus

Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est dit « outré » de la mort de deux personnes dimanche, lorsque des Casques bleus ont ouvert le feu sur un poste frontalier avec l’Ouganda, dans l’est troublé de la République démocratique du Congo.

M. Guterres « souligne avec la plus grande fermeté la nécessité d’établir la responsabilité de ces évènements » et approuve « la mise en détention du personnel militaire mis en cause dans cet incident et l’ouverture immédiate d’une enquête », a précisé dans un communiqué un porte-parole adjoint du secrétaire général, Farhan Haq.

Dans une vidéo de l’évènement partagée sur les réseaux sociaux, on voit des hommes, dont au moins un en tenue de policier et un autre de militaire congolais, s’avancer vers le convoi immobilisé de l’autre côté de la barrière fermée à Kasindi, dans le territoire de Beni, à la frontière avec l’Ouganda.

Après un échange verbal, on voit les présumés Casques bleus tirer des coups de feu, avant d’ouvrir la barrière et de franchir le poste.

« Des militaires de la Brigade d’intervention de la force Monusco de retour de congés ont ouvert le feu au poste frontalier pour des raisons inexpliquées et forcé le passage. Cet incident grave a causé des pertes en vies humaines et des blessés graves », a déploré la mission onusienne dans un communiqué.

Conséquences immédiates

« Face à ce comportement inqualifiable et irresponsable, les auteurs de la fusillade ont été identifiés et mis aux arrêts en attendant les conclusions de l’enquête qui a d’ores et déjà commencé en collaboration avec les autorités congolaises », a dit la MONUSCO.

« Les contacts ont été également établis avec le pays d’origine de ces militaires pour qu’une procédure judiciaire soit initiée urgemment avec la participation des victimes et des témoins, afin que des sanctions exemplaires soient prises dans les meilleurs délais », a ajouté la mission onusienne, sans mentionner la nationalité de ces Casques bleus.

Le gouvernement de la RDC « condamne et déplore vigoureusement cet incident malheureux dont le bilan provisoire fait état de deux compatriotes décédés et 15 autres blessés », a assuré dans la soirée son porte-parole Patrick Muyaya.

Kinshasa, qui a appelé la population congolaise « au calme », prévient que « les Casques bleus concernés ne pourront plus faire partie des contingents de la [Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo], en attendant l’aboutissement du plan de retrait de cette force onusienne de la RDC ».

— Agence France-Presse

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