COVID-19

« [La pandémie] va certainement être très longue. »

— L’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans un communiqué publié samedi. Le comité d’urgence de l’organisation est réuni depuis vendredi à Genève pour réévaluer la pandémie. « L’OMS continue d’estimer que le risque posé par la COVID-19 est très élevé », ajoute le communiqué. « Le comité d’urgence a souligné l’importance d’une réponse qui doit être nationale, régionale et globale » face à la crise. (AFP)

COVID-19 Norvège

36 membres d’équipage déclarés positifs sur un bateau

Au total, 36 des 158 membres d’équipage confinés sur un bateau de l’entreprise norvégienne Hurtigruten, spécialiste des croisières d’expédition, ont été déclarés positifs au coronavirus, a annoncé samedi la ville de Tromsø, où le navire est amarré, situation qui alimente les craintes d’une résurgence de l’épidémie en Norvège. La majorité des membres de l’équipage déclarés positifs sont d’origine philippine, tandis que trois autres sont respectivement français, norvégien et allemand. Arrivé vendredi matin au port de Tromsø après avoir navigué jusqu’à l’archipel du Svalbard, l’équipage du MS Roald Amundsen a été placé en quarantaine à bord du navire. Le navire comptait également près de 180 passagers partis le 25 juillet. Aucun n’a signalé de symptômes liés à la COVID-19 au cours du voyage, selon l’entreprise. Tous ont été débarqués à leur arrivée vendredi, mais une soixantaine d’entre eux sont depuis en quarantaine à Tromsø, précise-t-elle.

— Agence France-Presse

Brésil

À contrecœur, Facebook bloque les comptes d’alliés de Bolsonaro

Facebook a dénoncé samedi la décision « extrémiste » d’un juge de la Cour suprême brésilienne, qui a ordonné de bloquer les comptes de 12 alliés de premier plan du président Jair Bolsonaro, promettant de faire appel. Les tensions s’intensifient entre le président d’extrême droite et la Cour suprême, qui enquête sur des allégations selon lesquelles plusieurs membres de l’entourage de Bolsonaro mènent une campagne sur les réseaux sociaux pour discréditer cette institution judiciaire et en menacer les juges. « Cette nouvelle décision de justice est extrémiste, elle représente une menace pour la liberté d’expression et entre en conflit avec les lois et les juridictions du monde entier », a déclaré Facebook dans un communiqué. Le juge Alexandre de Moraes avait ordonné en juillet la suspension de 12 comptes Facebook et de 16 comptes Twitter, pour mettre fin à « la diffusion de fausses nouvelles, d’accusations diffamatoires, de menaces et de crimes » contre la Cour. Le réseau social a précisé qu’il allait faire appel de cette décision devant la Cour suprême brésilienne. Le président Bolsonaro a également annoncé un recours devant la Cour suprême fédérale. — Agence France-Presse

Émirats arabes unis

La première centrale nucléaire du monde arabe entre en service

Les Émirats arabes unis ont annoncé samedi l’entrée en service de leur centrale nucléaire civile de Barakah, la première du monde arabe. « Nous annonçons aujourd’hui que les Émirats arabes unis ont procédé, avec succès, à la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah, la première du monde arabe », a tweeté le cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, premier ministre des Émirats et souverain de Dubaï. « C’est un moment historique pour les Émirats dans leur objectif de fournir une nouvelle forme d’énergie propre à la nation », a indiqué pour sa part Hamad Alkaabi, représentant des Émirats auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Les autorités émiraties avaient donné en février leur feu vert à l’exploitation de la centrale nucléaire située dans le nord-ouest du pays, sans pour autant donner de date pour sa mise en service. Fondée en 2016, Nawah Energy Company doit exploiter et entretenir à terme les quatre réacteurs qui doivent y être installés, selon le site internet de l’entreprise. — Agence France-Presse

Allemagne

Les anti-COVID font entendre leur voix à Berlin

« Bas les masques », « Pas de vaccination obligatoire » ou « Retour des libertés ! » : des milliers de manifestants ont réclamé samedi à Berlin l’abolition des mesures contraignantes pour combattre la COVID-19, avant d’être dispersés par la police, faute de porter des masques. Estimés à quelque 20 000 par la police, les participants à ce cortège hétéroclite rassemblant « libres penseurs », militants antivaccins, conspirationnistes ou encore sympathisants de l’extrême droite étaient finalement bien moins nombreux que les 500 000 annoncés par les organisateurs de cette mobilisation intitulée « La fin de la pandémie – Jour de la liberté ». Peu de manifestants portaient un masque, selon un journaliste de l’AFP, et la distanciation physique de 1,5 m normalement obligatoire n’était pas respectée. Après plusieurs semonces de la part des forces de l’ordre exigeant des participants de respecter les gestes barrières, elles ont décidé de dissoudre la manifestation en fin d’après-midi. La police a déposé une plainte contre l’organisateur de l’évènement en raison du « non-respect des règles d’hygiène » et la mobilisation a été critiquée par de nombreux responsables politiques. — Agence France-Presse

États-Unis

L’avenir de TikTok de plus en plus incertain

Les négociations entre Microsoft et TikTok étaient au point mort samedi, selon le Wall Street Journal, en raison de l’opposition du président Donald Trump à un rachat par un groupe américain de l’application qu’il menace d’interdire.

La plateforme américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l’entreprise a toujours fermement nié.

Une acquisition du très populaire réseau social, pour le rapatrier aux États-Unis, semblait à de nombreux acteurs en présence une solution idéale.

Après des semaines de rumeurs et de pression, la Maison-Blanche avait d’ailleurs indiqué vendredi que le président s’apprêtait à signer un ordre officiel pour obliger ByteDance à se départir de l’appli américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Et plusieurs médias américains assuraient vendredi que le géant de l’informatique Microsoft était en négociations avancées pour la racheter.

Mais vendredi soir, à bord de l’avion présidentiel, Donald Trump a annoncé d’une part qu’il « bannissait TikTok des États-Unis » et a précisé aux reporters qu’il n’était pas favorable à une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

« Ici pour de bon »

« Nous sommes ici pour de bon », a déclaré samedi Vanessa Pappas, responsable de la branche États-Unis de TikTok, dans une vidéo enjouée sur l’application, destinée aux utilisateurs inquiets.

« Nous avons entendu votre déferlement de soutien et nous voulons vous dire merci. Nous n’avons pas l’intention de partir », a-t-elle insisté.

La plateforme de divertissement – principalement de courtes vidéos musicales – compte près de 1 milliard d’utilisateurs dans le monde.

Selon le Wall Street Journal, les négociations entre Microsoft et TikTok auraient pu aboutir dès lundi. Les deux sociétés attendent désormais plus de clarté de la part de la Maison-Blanche, au cas où qu’elle soit décidée à bloquer toute transaction.

— Agence France-Presse

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