Mitsubishi

L’Outlander repart à neuf avec l’aide de Nissan

Découvrez les nouvelles qui ont marqué l'actualité de la dernière semaine dans le monde automobile.

Avec une gamme qui s’est réduite au fil des dernières années comme une peau de chagrin, édulcorant ainsi son identité, Mitsubishi se cherche toujours une raison d’être au-delà de la promesse d’une bonne garantie de base. Sans doute pour rassurer, la marque japonaise a dévoilé la semaine dernière une toute nouvelle génération de son modèle le plus populaire : le VUS compact Outlander.

Si le design, de prime abord, peut sembler plus controversé avec son bouclier très costaud mis en exergue par des traits chromés qui semblent submerger la calandre, on ne peut contester le désir de la marque de se distancier de la génération précédente. Les modifications ne s’arrêtent cependant pas à l’unique fait esthétique.

Ce tout nouveau Outlander bénéficie d’un étroit dialogue avec Nissan, sa maison-mère avec Renault depuis 2016. Ainsi, il est basé sur la même plateforme que le nouveau Nissan Rogue, chose qui devrait grandement améliorer le rendu si l’on se base sur l’immense progression faite par le modèle. L’Outlander a donc le même empattement que ce dernier, mais est légèrement plus long (6 cm) pour accommoder deux places supplémentaires. Mitsubishi promet d’ailleurs un habitacle de bien meilleure qualité, chose qui lui fera le plus grand bien.

Une mécanique aussi venue d’ailleurs

Le nouveau moteur à quatre cylindres de 2,5 L qui s’assurera de mouvoir l’Outlander 2022 proviendra également de banques de motorisation de Nissan. Il produira 181 ch et un couple de 181 lb-pi. Une boîte CVT transmettra le couple aux quatre roues par l’intermédiaire d’un rouage intégral offert de série.

Mitsubishi Canada nous a indiqué qu’une version hybride rechargeable est prévue pour l’année prochaine, mais n’a pu confirmer si elle sera offerte sur le marché canadien. Entre-temps, la cuvée actuelle continuera d’être proposée en livrée enfichable et sera dotée pour 2021 d’un moteur plus puissant et d’une batterie de meilleure capacité.

L’aspect technologique a aussi été entièrement remanié. Le système multimédia sera proposé en deux versions avec écran tactile de 8 ou 9 po. Les deux pourront s’amarrer à Apple CarPlay et Android Auto. L’application télématique Mitsubishi Connect fera partie de l’attirail également.

L’Outlander 2022 sera mis en vente au Canada dès avril.

Hybridification

L’Artura ouvre un nouveau chapitre de l’histoire de McLaren

L’idée n’est pas nouvelle. Ferrari l’a expérimentée avec la LaFerrari et, plus récemment, avec la SF90 ; Porsche, avec la 918 Spyder et McLaren, avec la P1. L’hybridification des supervoitures a démontré à quelques reprises son efficacité pour augmenter le potentiel de performance des moteurs thermiques. McLaren revient maintenant avec l’idée, mais avec une plus grande accessibilité.

Voici donc l’Artura, tout premier modèle du constructeur de Woking à être construit sur l’architecture MCLA composée, vous l’aurez deviné, de fibre de carbone. D’emblée, on joue de prudence dans l’évolution du design de cette supervoiture. Difficile, donc, de la dissocier à première vue de la 570S, l’ancien modèle d’entrée de gamme de McLaren. Ce n’est cependant pas problématique, vous en conviendrez. Elle demeure compacte et extrêmement bien proportionnée.

Exit le V8

Qu’à cela ne tienne, c’est réellement en coulisse que cette Artura se veut révolutionnaire pour McLaren. Embarquant une motorisation hybride enfichable capable de parcourir une trentaine de kilomètres, cette supervoiture abandonne le V8 biturbo si cher à la marque pour un tout nouveau moteur V6 de 3 L toujours placé au centre, à l’arrière.

Il présente un angle prononcé de 120 degrés pour accueillir les deux turbocompresseurs au centre du V. De concert avec un moteur électrique logé dans la transmission à double embrayage (huit rapports), il produit 671 ch et un couple de 530 lb-pi distribué uniquement aux roues arrière.

L’Artura disposera également d’un système de chauffage et de climatisation électrique œuvrant indépendamment du moteur thermique. Une architecture Ethernet gérera le flux constant de données entre les divers organes mécaniques, ce qui diminuera de 25 % l’utilisation de câbles et, ainsi, le poids total du véhicule, en plus d’augmenter la vitesse de transfert.

Malgré toutes ces avancées techniques, ce nouveau modèle sera tout de même léger, à 1498 kg, ce qui permettra un 0-100 km/h en 3 s et une vitesse maximale de 330 km/h.

Chez les concessionnaires dès le troisième trimestre de l’année à un prix de départ de 277 000 $.

Porsche

911 GT3 2022 : immersive, un rapport à la fois

Les sportives qui peuvent se targuer d’étaler une gamme aussi complète que la Porsche 911 tout en restant aussi dévouées à leurs origines sont rares. Parmi cette kyrielle de versions, la GT3 a beau n’être née qu’en 1999, elle demeure une pièce de choix parmi les puristes, émerveillés par sa mécanique atmosphérique bouillante. Porsche le sait trop bien et fait évoluer l’idée pour 2022.

Cette 911 GT3 2022, présentée la semaine dernière, migre donc vers la dernière plateforme de la 911 (génération codée 992) tout en conservant un six-cylindres à plat de 4 L atmosphérique. La puissance demeure sensiblement la même que celle de la génération précédente à 502 ch, alors que le couple se situe à 346 lb-pi.

Il conserve sa capacité à grimper très haut en régime, jusqu’à 9000 tr/min, chose qui expose ses racines en sport automobile. La boîte manuelle (six rapports) demeure au calepin d’options, tout comme une transmission automatique à double embrayage à sept rapports. Cette dernière assure un 0-100 km/h en 3,4 s, un exploit achevé sans aucun turbocompresseur. Le freinage intervient par la suite avec des étriers à six pistons à l’avant et quatre pistons en poupe.

Suspension dérivée de la course automobile

Porsche le précise d’emblée, l’ensemble de suspensions qui encadre les mouvements de cette nouvelle GT3 ne partage aucune pièce avec la 911 Carrera. Les éléments suspenseurs, à double triangulation à l’avant et multibras à l’arrière, ont été optimisés et sont dotés d’amortisseurs ajustables. Une direction arrière augmente par ailleurs l’agilité.

La 911 GT3 passe aussi par un régime pour conserver ses attributs dans son habitat naturel, la piste. Elle fait donc usage de plusieurs pièces de plastique renforcé par de la fibre de carbone. Cela est appuyé par divers appendices aérodynamiques qui augmentent l’appui de 50 % en comparaison à la mouture précédente. Son faciès, présentant deux extracteurs d’air, étale d’ailleurs visuellement ces modifications.

La Porsche 911 GT3 sera commercialisée au pays dès l’automne prochain à un prix pas encore dévoilé.

Mercedes-Benz

Un avenir incertain pour le VUS électrique EQC au Canada

Alors que les constructeurs de luxe fourbissent leurs armes afin d’offrir progressivement plus de modèles électriques, Mercedes-Benz a choisi d’abandonner pour le moment le projet de commercialiser son VUS compact électrique EQC au Canada.

L’information, qui nous a été confirmée par le constructeur allemand, a de quoi surprendre alors que Mercedes-Benz semblait vouloir faire de ce modèle sa planche de lancement pour sa gamme électrique. On ne ferme toutefois pas la porte à une mise en marché plus tardive de l’EQC.

L’EQC avait été officiellement dévoilé en septembre 2018, date depuis laquelle il se fait désirer. Il promettait une puissance de 402 ch produite par deux moteurs électriques placés aux deux essieux. L’autonomie se situait autour des 445 km, selon le protocole de mesure européen, plus optimiste que celui employé ici.

Mercedes-Benz nous a indiqué que l’EQS, une grande berline de luxe électrique, donnera le coup de départ de sa nouvelle famille tout électrique. Son lancement est programmé au printemps.

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