Arrêté avec 250 carcasses d’armes à feu prohibées

William Rainville plaide coupable et est condamné à cinq ans de pénitencier

William Rainville, ce jeune homme de 24 ans arrêté avec 250 carcasses d’armes à feu alors qu’il venait de passer la frontière à Dundee, en mars dernier, a plaidé coupable jeudi matin au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Le juge Bertrand St-Arnaud, de la Cour du Québec, a aussitôt entériné une suggestion commune de la poursuite et de la défense et l’a condamné à une peine de cinq ans de pénitencier.

Rainville a plaidé coupable à six chefs de possession d’armes dans un but de trafic et de possession d’armes sans avoir les permis nécessaires. En revanche, il y a eu des arrêts conditionnels sur six autres chefs, dont celui d’importation d’armes à feu. Rainville, qui a suivi son audience de façon virtuelle, a lu une déclaration durant quelques minutes.

Par la suite, le juge St-Arnaud a retenu que le condamné avait commis ce crime pour l’appât du gain et que ses remords semblaient sincères.

Sur des toboggans

Selon les détails de l’affaire révélés au juge, le matin du 5 mars 2021, des opérateurs de télécommunications de la Gendarmerie royale du Canada ont avisé les membres de l’Équipe intégrée de police frontalière (GRC) du détachement de Salaberry-de-Valleyfield qu’un homme avait été observé en train de traverser illégalement la frontière américano-canadienne à six reprises. L’individu passait par une propriété située au 7444, chemin Beaver à Dundee en transportant ce qui semblait être des sacs de hockey sur des toboggans.

La propriété du 7444, chemin Beaver, qui a été achetée par William Rainville en février 2020, est située à cheval sur la frontière canado-améicaine et faisait déjà l’objet de surveillance de la part de la police fédérale.

Plus tard le 5 mars, les policiers ont vu un homme quitter en véhicule la propriété du 7444, chemin Beaver et ont intercepté Rainville seul à bord d’une camionnette tirant une remorque.

Les policiers y ont découvert des réflecteurs, des toboggans et cinq sacs de hockey contenant 248 carcasses de pistolets de fabrication artisanale Polymer80 de type Glock sans numéro de série, des chargeurs de grande capacité de 15 projectiles de calibre 9 mm, des ensembles de culasses avec canon dont la longueur était inférieure à 105 mm, et tous les gabarits et pièces nécessaires à l’assemblage.

Conçues pour tuer

La peine minimale prévue pour les chefs auxquels Rainville a plaidé coupable est de trois ans et la peine maximale est de dix ans.

Le juge St-Arnaud a retenu en tant que facteurs aggravants le nombre d’armes à feu impliquées, le fait qu’il y avait toutes les pièces nécessaires pour les assembler et que Rainville a passé la frontière avec les armes.

Il a aussi insisté sur la gravité du crime, citant notamment des jugements rappelant que les armes comme celles qui ont été saisies sont conçues pour blesser ou tuer.

En revanche, le juge a considéré en tant que facteurs atténuants le fait que Rainville n’a pas d’antécédents criminels, qu’il a rapidement plaidé coupable et qu’il ne s’oppose pas à certaines requêtes de la poursuite.

La poursuite évalue que le montant de la saisie s’élèverait à 1,6 million.

« Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) est très satisfait. La peine reflète la gravité des infractions et l’importance de dénoncer les infractions en lien avec des armes à feu », a réagi la procureure de la poursuite au dossier, MMarie-Ève Côté.

Objet d’un signalement

William Rainville a été conseiller financier chez Desjardins, mais une porte-parole a confié à La Presse qu’il n’avait déjà plus de lien d’emploi avec l’institution financière avant son arrestation.

Jeune diplômé en finances, décrit par ses proches comme un homme d’affaires ambitieux, il serait propriétaire d’au moins cinq immeubles à revenus dans sa ville, Sherbrooke.

Selon nos sources, le nom de William Rainville est apparu en mai 2020 dans un rapport de signalement acheminé au Centre d’analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE), chargé de récolter les informations sur les opérations financières douteuses et sur le financement du terrorisme.

Ce signalement faisait état d’un projet de blanchiment d’argent avec un certain Shawn Bergeron, déjà reconnu coupable de fraude par vol d’identité, de possession illégale d’une arme prohibée, de complot et de possession d’outils de cambriolage. La transaction n’a cependant jamais eu lieu, selon le rapport.

Pour joindre Daniel Renaud, composez-le 514 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

Projet pilote à Laval

Des primes pour le personnel de direction

La Ville de Laval vient d’adopter un programme de primes pour son personnel de direction, en plus de lui accorder cinq jours de congé supplémentaires, une décision dénoncée par l’opposition.

Le nouveau « programme de reconnaissance », doté d’une enveloppe de 60 000 $ en 2021, s’adresse aux 65 employés de direction, à l’exclusion du directeur général. Il a été adopté lors de la dernière assemblée du conseil municipal, la semaine dernière.

« Il s’agit d’un projet pilote qui vise à récompenser la contribution des membres de la direction lors d’une situation exceptionnelle de dépassement et d’effort ou lors d’une situation exceptionnelle liée à un évènement majeur », explique la porte-parole de Laval, Anne-Marie Braconnier.

« Ce programme n’est pas rétroactif et n’est pas lié à la pandémie. »

Comme récompense, certains membres du personnel de direction recevront une prime sous forme de somme forfaitaire. « Le programme est discrétionnaire et sans obligation pour la Ville, et les scénarios de distribution sont à finaliser », précise Mme Braconnier.

Ce programme s’ajoute aux augmentations salariales de 2 % par année pour les membres de la direction de la Ville.

Laval a pris cette décision après une étude de « positionnement de marché » menée par une firme externe spécialisée dans ce domaine en utilisant comme référence de grandes municipalités, des sociétés de transports publics et de services publics, indique la porte-parole de la Ville.

« Cette étude a démontré que plus de 75 % des organisations reconnaissent la contribution de leurs cadres de direction soit dans les augmentations salariales, soit dans de la bonification, ou les deux. C’est dans cet esprit, afin de demeurer compétitive, de favoriser la mobilisation et de retenir les talents, que la Ville a mis en place ce projet pilote », dit-elle.

La Ville de Montréal, par exemple, offre généralement des bonis de performance à ses 1800 cadres. En 2018 et 2019, ces récompenses ont coûté entre 6,3 et 6,4 millions. Pour 2020, on s’attendait à payer 6,7 millions, mais l’administration municipale a décidé l’automne dernier de ne pas verser les bonis, en raison de la situation budgétaire difficile. Ils ont été remplacés par trois jours de congé.

De 5 à 10 jours de congé supplémentaires

En plus du programme de prime, la Ville a ajouté cinq jours de congé supplémentaires aux employés de direction.

De plus, le personnel de direction sera admissible à une cinquième semaine de vacances après un an de service, alors qu’il fallait auparavant patienter huit ans pour y avoir droit.

Cela signifie que certains employés obtiennent du même coup 10 jours de congé de plus.

« Nous sommes absolument en désaccord avec cette bonification rapide des conditions de travail », a réagi Michel Trottier, chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville et candidat à la mairie, lors de la réunion du conseil municipal.

« Un cadre de la Ville de Laval, c’est justement un employé performant qui est embauché pour faire face à des situations extraordinaires. Le travail à faire, c’est ce qu’on attend d’eux. »

M. Trottier a qualifié cette proposition de « gênante » dans le contexte de la pandémie, alors que des gens ont perdu leur emploi.

Michel Poissant, aussi candidat à la mairie et conseiller de l’opposition, a déploré que ces ajustements aux conditions de travail des membres de la direction aient été présentés dans un « bill omnibus » lors de la dernière séance du conseil municipal, ce qui démontre selon lui une « culture de la cachette » de la part de l’administration du maire Marc Demers.

Le maire a rétorqué que ces bonifications étaient totalement justifiées, puisque les employés de direction font de nombreuses heures supplémentaires qui ne sont pas payées.

« Le citoyen est gagnant au bout de la ligne, parce que si on veut aider les gens dans le cadre de la pandémie, de la crise actuelle, nous devons avoir des employés disponibles, et non des employés qui vont nous lâcher », a affirmé M. Demers.

Coderre veut transformer le Marché Bonsecours en marché public

Le Marché Bonsecours, dans le Vieux-Montréal, doit devenir un marché public, sur le modèle des marchés Jean-Talon et Atwater, pour se transformer en « lieu de destination », affirme Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal.

« L’arrondissement de Ville-Marie a besoin d’un marché et le Marché Bonsecours pourrait devenir un marché public », a souligné M. Coderre, au cours d’une conférence de presse, jeudi, au marché Jean-Talon.

Il dit avoir rencontré des marchands du Vieux-Montréal à ce sujet avec ses candidats dans cet arrondissement.

Le Marché Bonsecours, un édifice historique, abrite actuellement des boutiques de souvenirs, d’artisanat et des salles d’exposition.

« Il faut s’occuper de notre patrimoine qui en a bien besoin, a poursuivi M. Coderre. Si vous allez faire le tour du Marché Bonsecours, c’est pitoyable. Il faut travailler en termes de sécurité alimentaire et d’autosuffisance alimentaire. »

Un candidat souverainiste

Denis Coderre a également présenté jeudi son candidat à la mairie de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie, le militant souverainiste Gilles Grondin.

M. Grondin a été pendant près de 20 ans directeur général du Mouvement national des Québécois (MNQ), avant de devenir conseiller syndical à la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ). Il a aussi été conseiller municipal dans Rosemont de 2005 à 2009.

« À l’évidence, Denis et moi ne sommes pas tout à fait de la même famille politique », a fait remarquer M. Grondin, en point de presse. « J’ai donc été un peu surpris d’être approché pour être candidat à la mairie de Rosemont–La Petite-Patrie. Mais la force de Denis Coderre est là, dans sa capacité de rassembler. Il ne craint pas de regrouper des gens de divers horizons, à l’image de ce qu’est Montréal. »

Rappelons que Denis Coderre a été 16 ans député et ministre du Parti libéral du Canada, avant son mandat comme maire de Montréal de 2013 à 2017.

M. Coderre a aussi présenté Dan Kraft, candidat dans l’arrondissement d’Outremont, dans le district Claude-Ryan. M. Kraft est avocat et chargé de cours à la faculté de droit de l’Université de Montréal. Il a participé au cours de la dernière année à la fondation du parti Citoyens Outremont, qui s’est rallié à Ensemble Montréal, le parti de Denis Coderre.

Coup d’État en Birmanie

Un lobbyiste montréalais suspend son association avec la junte

Le controversé lobbyiste Ari Ben-Menashe a mis fin à son contrat avec l’armée birmane, qui l’avait embauché au coût de 2 millions de dollars pour défendre ses intérêts auprès des États-Unis et d’autres acteurs sur la scène internationale. L’homme qui est établi à Montréal a résilié l’entente après avoir réalisé qu’il ne pourrait être payé en raison des sanctions imposées à la junte militaire après son coup d’État mené le 1er février dernier.

Joint par La Presse, Ari Ben-Menashe a indiqué que l’entente était « sur pause » en attendant un dénouement qui lui permettrait de relancer son mandat, dont l’objectif est de faire tomber les sanctions économiques contre la Birmanie et des chefs de la junte militaire. « Si nous obtenons notre permis, nous allons reprendre le travail », a affirmé le lobbyiste avant de mettre fin à la conversation téléphonique.

Ce permis, c’est une autorisation du Trésor américain qui n’a pu être obtenue par la firme de M. Ben-Menashe, Dickens & Madson, dont les bureaux sont situés à Montréal. Selon le média américain Foreign Lobby Report, les avocats de Dickens & Madson ont vite compris au cours de leurs discussions avec les gouvernements canadien et américain qu’ils n’obtiendraient pas cette autorisation. Le Canada et les États-Unis ont imposé des sanctions à la Birmanie.

« Ça semblait évident qu’il n’y a pas de grande volonté d’aider le gouvernement de la Birmanie actuellement », a déclaré l’avocat de M. Ben-Menash, Andrew Kramer, à Foreign Lobby. Depuis le coup d’État du 1er février, plusieurs personnalités politiques birmanes sont détenues, dont la leader du gouvernement Aung San Suu Kii, lauréate du prix Nobel de la paix en 1991.

« Nous ne sommes pas une organisation charitable »

En entrevue avec Foreign Lobby, Ari Ben-Menashe a déclaré pour sa part « qu’il n’avait pas de problème avec les Birmans ». « Mais nous ne pouvons être payés en raison des sanctions, c’est un problème. Nous ne sommes pas une organisation charitable et seulement voler jusqu’ici coûte de l’argent. » Selon les documents officiels, l’entente a pris fin le 11 mai dernier. Or, ce contrat avait été accordé à Dickens & Madson au début du mois de mars par le ministère de la Défense birman.

M. Ben-Menashe a défendu d’autres régimes autoritaires par le passé. En 2019, il avait signé un contrat de 6 millions de dollars pour représenter le Conseil militaire de transition du Soudan qui avait pris le pouvoir après un coup d’État. Il affirmait alors vouloir « aider ce régime à mettre en œuvre la transition démocratique ».

Soulignons que l’ancien directeur général du Centre universitaire de santé McGill, Arthur Porter, avait perdu son poste après que ses liens d’affaires avec Ben-Menashe avaient été dévoilés.

L’homme qui est né en Iran et a grandi en Israël possède plusieurs propriétés luxueuses à Montréal.

Fièvre chez un nourrisson

Plus que jamais, il faut consulter, insiste l'Hôpital de Montréal pour enfants

« Il est crucial que les médecins se montrent prudents et procèdent à des investigations appropriées et que les parents consultent pour les nourrissons présentant de la fièvre, pendant la pandémie encore plus qu’avant », dit le Dr Brett Burstein, qui pratique à l’Hôpital de Montréal pour enfants. Selon une nouvelle étude menée à l’Hôpital de Montréal pour enfants du Centre universitaire de santé McGill, en même temps qu’il y a eu baisse de visites à l’urgence, il y a eu un pic de la proportion d’infections bactériennes graves détectées chez les nouveau-nés et les jeunes nourrissons. Réalisée de mars 2020 à mars 2021, l’étude montre que si le nombre de visites aux urgences de l’HME pour des nourrissons fiévreux âgés de moins de trois mois a diminué de deux tiers, la proportion d’infections bactériennes graves dans ce groupe vulnérable a doublé, représentant 20 % des cas. En outre, la proportion d’infections bactériennes invasives potentiellement mortelles a triplé au cours de la même période.

— Louise Leduc, La Presse

Opérations à l’étranger

La Cour fédérale délivre des mandats au SCRS

Pour la première fois, un juge fédéral a expressément délivré au service canadien d’espionnage des mandats pour mener des opérations à l’étranger, même si cela signifie enfreindre les lois d’un autre pays. Le juge Simon Noël, de la Cour fédérale, a délivré ces mandats au Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) il y a cinq mois, mais les motifs de cette décision très discrète n’ont été publiés que cette semaine. Les pouvoirs de ces mandats extraterritoriaux permettent au SCRS de mener dans d’autres pays des enquêtes ciblées, soit directement, soit avec l’aide de partenaires étrangers, sur des menaces à la sécurité du Canada. Les motifs du tribunal ne mentionnent aucun détail sur la nature des menaces particulières faisant l’objet d’une enquête, les techniques autorisées ou la région du monde où les enquêtes auraient lieu. La demande était appuyée par une déclaration sous serment d’un cadre supérieur du SCRS, a indiqué M. Noël. Étant donné qu’il s’agissait de la première demande du SCRS visant à obtenir ces pleins pouvoirs de mandat extraterritorial, le juge Noël a nommé Gordon Cameron, avocat expérimenté et doté d’une habilitation de sécurité, en tant qu’ami de la cour pour assister le tribunal.

— La Presse Canadienne

Colombie-Britannique

Les incendies de forêt forcent d’autres évacuations

Un manque de ressources oblige les responsables en Colombie-Britannique à faire des choix difficiles dans la lutte contre les incendies de forêt pour s’attarder aux brasiers qui menacent des vies et la sécurité. La chaleur incessante a desséché la province, alimentant plus de 300 incendies, qui ont forcé les résidants de plus de 2800 propriétés à évacuer les lieux tandis que 10 000 autres sont en alerte et ont reçu l’ordre de se préparer à partir. Kurtis Isfeld, directeur adjoint du service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique, a souligné jeudi lors d’un point de presse que d’autres provinces sont aux prises avec les mêmes problèmes qui affectent la Colombie-Britannique, comme le temps sec, ce qui fait que l’aide est plus difficile à obtenir. « Avec les défis actuels en matière de ressources, nous ne pouvons pas nous engager sur tous les nouveaux feux », a-t-il déclaré. Des élus du district régional de Thompson-Nicola ont adopté jeudi soir une motion demandant à la Colombie-Britannique de déclarer l’état d’urgence provincial en raison des incendies de forêt. Les avertissements de ciel enfumé d’Environnement Canada affectant la moitié est de la province restent en place.

— La Presse Canadienne

Émeute matée à la prison de Rivière-des-Prairies

Les agents correctionnels sont parvenus à mater des désordres qui ont commencé en fin de soirée, mercredi, à l’Établissement de détention Rivière-des-Prairies, dans le nord-est de Montréal, a appris La Presse. Selon nos informations, des dizaines de prévenus des secteurs à sécurité moyenne à élevée S-1, S-2 et S-3 ont brisé des fenêtres des cellules, des salles et des corridors, en plus d’allumer des feux. Les équipes d’intervention des agents correctionnels ont utilisé du gaz poivre « à plusieurs reprises » pour ramener l’ordre, nous a dit le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, Mathieu Lavoie. Les évènements auraient duré environ trois heures. Aucun agent n’a été blessé, mais les dommages seraient importants. « Des cellules et des secteurs seront inutilisables durant un certain temps », a ajouté M. Lavoie, selon qui les prévenus des secteurs touchés ont tout de même passé la nuit dans leur cellule respective. Les troubles auraient débuté lorsque les agents ont annoncé le confinement de tous les détenus de ces secteurs, parce qu’ils ont eu besoin de personnel pour effectuer le transport médical d’un détenu. Selon M. Lavoie, cette situation est causée par un manque de personnel criant dans les 17 prisons du Québec.

— Daniel Renaud, La Presse

Une tornade fait plusieurs blessés en Ontario

Une tornade a frappé jeudi après-midi à Barrie, ville du sud de l’Ontario, blessant plusieurs personnes et causant des dégâts « catastrophiques », a annoncé la police. Les policiers ont fait du porte-à-porte pour vérifier la situation des habitants d’un quartier de Barrie touché par la tornade, tandis que les ambulanciers paramédicaux prodiguaient les premiers soins aux blessés. En début de soirée jeudi, le chef des services paramédicaux, Andrew Robert, a indiqué qu’il y avait eu huit personnes transportées à l’hôpital, dont quatre avec des « blessures sérieuses » et quatre autres avec des blessures plus légères. Le maire de Barrie, Jeff Lehman, a déclaré que bien que la tornade ait causé d’importants dégâts matériels, aucun décès n’avait été signalé jeudi soir et personne ne semblait manquer à l’appel. « Je ne peux vous dire à quel point il est incroyable que personne n’ait été tué, et j’espère qu’à la suite de toutes les recherches secondaires et du traitement des patients à l’hôpital, cela continuera d’être le cas », a-t-il déclaré. Les pompiers ont affirmé que jusqu’à 25 bâtiments avaient subi des dommages importants, dont deux ou trois sont « complètement détruits ». Certaines maisons ont subi des dommages structurels, certaines ont perdu l’électricité, a indiqué plus tôt jeudi M. Leon.

— La Presse Canadienne

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