Place aux lecteurs

Ce qui nous rassemble, nous distingue, nous anime

Voici un aperçu des courriels reçus à notre appel à tous sur le Québec qu’on aime, ce qui nous rassemble, nous distingue, nous anime.

La liste est longue

Qu’est-ce qui nous rassemble ? Seigneur, ce n’est pas compliqué : c’est notre langue ! Ici, on parle français, « encore » et partout. Qu’est-ce qui m’anime et me rend fière Québécoise ? La culture ! Je suis fière de nos artistes, de Gilles Vigneault à Fouki, fière de Céline Dion et de Boucar Diouf… la liste est longue. Je suis fière de nos chansons, de nos talents multiples, de notre rayonnement. Fière de nos richesses naturelles, des grands espaces et du majestueux Saint-Laurent. Est-ce que notre monde est parfait ? J’ai 75 ans, et comme j’ai un peu voyagé au cours de mon existence, je peux dire que je ne vivrais nulle part ailleurs. Confidence d’une Roumaine vivant au Québec, mais rencontrée en voyage : ici vous êtes libres, vous êtes au paradis et vous ne le savez pas… Bonne fête nationale !

— Paulette Poirier-Lavoie

La langue française

La langue française nous rassemble, c’est la langue du Québec, celle de nos aïeux et celle que nous façonnons avec de nouveaux mots et de nouveaux visages. Cette langue enrichie nous distingue en Amérique et dans le monde. Elle nous anime, c’est notre culture commune, le socle de notre civilisation, dans nos poèmes et nos chansons. Elle est partout dans nos têtes, dans nos rêves, dans nos cœurs et dans nos projets d’avenir. Elle est la langue de tous les Québécois. Soyons-en fiers et partageons-la.

— Claude Champagne, auteur

Simplicité, confiance, sensibilité

À défaut d’une thèse en sociologie, il me semble que deux ou trois éléments caractérisent les Québécois : d’abord une simplicité dans les rapports humains. Pas de chichis, pas de hiérarchies. Ensuite, une certaine confiance dans les institutions gouvernantes et un optimisme quant à leurs performances. Relativement peu de contestations massives ou de remises en question politiques ou sociales. Cela peut parfois frôler la naïveté. Enfin, une grande sensibilité face à des valeurs fondamentales telles que la justice et l’équité. Ces caractéristiques seront encore plus évidentes si on se compare à d’autres pays comme les États-Unis, l’Angleterre et la France. Ces pays, et bien d’autres, sont déchirés par des luttes intestines et de profonds clivages entre factions opposées. On n’y retrouve ni confiance ni espoir.

— Guy Djandji

La proximité des familles et des amis

Pour avoir voyagé et travaillé un peu partout au Canada et aux États-Unis, ce qui impressionnait mes collègues d’ailleurs sur le continent était notre proximité avec nos familles et amis d’enfance. Ailleurs, les gens déménagent plus souvent après leurs études. Une sœur à Calgary, un frère à Chicago, les parents à Toronto. Ce qui nous distingue au Québec et qui a un impact sur notre culture, notre qualité de vie et même sur la façon de faire les affaires, c’est notre proximité avec nos familles et amis d’enfance. C’est unique en Amérique du Nord. Même si nous déménageons pour une carrière, souvent nous revenons au bercail.

— Daniel Mercier

Notre belle langue

Ce qui nous rassemble, c’est notre belle et commune langue française. Ce qui nous distingue, c’est notre belle et riche langue française. Ce qui nous anime, c’est notre belle et chantante langue française. Comme le dit avec éloquence Yves Duteil dans sa merveilleuse chanson La langue de chez nous : « C’est une langue belle à qui sait la défendre ». Bonne fête, mes chers compatriotes. Prenons l’engagement de ne jamais baisser les bras pour défendre cette belle langue française que nos ancêtres ont défendue avec courage et fierté, et ce, depuis les premiers arrivants de langue… française !

— Pierre Giard, Boucherville

La quête d’un meilleur vivre-ensemble

À mon avis, la grande majorité des Québécois cherchent honnêtement et sereinement et parfois avec humour un meilleur vivre-ensemble pour éviter des conflits et des dérives potentielles entre francophones, anglophones et allophones, entre riches et pauvres, entre jeunes et aînés. La tolérance envers les différences raciales, religieuses, sexuelles et culturelles s’améliore d’année en année. Les personnes en situation de handicap et de troubles mentaux sont de moins en moins ostracisées. Tous ces efforts qui doivent évidemment continuer font de la société québécoise une des meilleures si on se compare à d’autres.

— Jean Crevier

Le petit village gaulois

La fête nationale de la Saint-Jean-Baptiste, c’est un peu le festin des Gaulois à la fin de chacun des épisodes qui clôt les albums d’Astérix et d’Obélix, une joyeuse célébration des succès et de l’exceptionnelle résilience d’un petit peuple face à l’adversité. Le petit village gaulois qui résiste à l’envahisseur romain constitue une bonne analogie avec le Québec qui, telle une île paradisiaque, défend historiquement sa culture et ses valeurs distinctes de l’interculturalisme, de la francophilie et de la laïcité face aux assauts néo-colonialistes érosifs tous azimuts d’un océan anglo-saxon multiculturaliste. La fête nationale se veut un exercice rassembleur d’appartenance multicolore et de fierté renouvelée pour tous ceux qui participent à l’édification de cette créative, ambitieuse, merveilleuse et unique contrée en Amérique du Nord.

— Alain Dupuis

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