10 h 30

En Australie, les restaurants McDonald’s vont réduire les heures de service du petit-déjeuner, en raison de l’épidémie de grippe aviaire qui touche le pays et affecte l’approvisionnement en œufs. En conséquence, les commandes de petits-déjeuners s’arrêteront à 10 h 30 du matin au lieu de midi. Les autorités australiennes ont indiqué avoir recensé des cas de grippe aviaire H7 dans une dizaine d’élevages dans le sud-est du pays, dans les États de Victoria et de Nouvelle-Galles du Sud, et dans le Territoire de la capitale australienne, Canberra. (AFP)

Menace de grève au Zoo de Granby

Des syndiqués du Zoo de Granby viennent de se doter d’un mandat de dix jours de grève à exercer au moment opportun. Le mandat pourrait se décliner en demi-journées, en journées isolées ou en journées consécutives. Aucune date n’a encore été arrêtée. Ils sont environ 130 travailleurs, membres d’un syndicat de la Fédération du commerce, affiliée à la CSN. Il s’agit de personnel de bureau, techniciens aux soins animaliers, mécaniciens, naturalistes interprètes, menuisiers et autres. Le syndicat affirme que les négociations « avancent à pas de tortue », après 14 séances, dont 4 en conciliation. Il soutient qu’à peine 10 % des clauses normatives ont été réglées et que les parties n’ont pas encore abordé la question salariale. À cela, l’employeur répond qu’à son « grand désarroi, la disponibilité n’est pas nécessairement là du côté syndical » pour accélérer la cadence des négociations. Parmi les points en litige, on compte le statut d’emploi saisonnier et l’accès aux postes en lien avec l’ancienneté, rapporte le syndicat.

— La Presse Canadienne

Écoblanchiment

Coup d’accélérateur au Bureau de la concurrence

Le Bureau de la concurrence affirme qu’il accélérera l’élaboration des lignes directrices sur l’interprétation des nouvelles dispositions de la Loi sur la concurrence visant l’écoblanchiment. L’organisme de surveillance fédéral affirme avoir reçu un grand nombre de demandes et qu’il élaborera des orientations « de manière accélérée ». Les modifications apportées à la loi, entrées en vigueur le mois dernier, exigent que les entreprises soient en mesure de justifier les allégations environnementales faites pour promouvoir un produit ou un intérêt commercial. Dans le cadre de ses travaux, le régulateur annonce qu’il lancera une consultation publique dans les semaines à venir. Le groupe d’entreprises de sables bitumineux Alliance Nouvelles voies a supprimé tout le contenu de son site web et de ses flux de médias sociaux le mois dernier, invoquant l’incertitude entourant les nouvelles règles antiécoblanchiment.

— La Presse Canadienne

Immobilier

Les acheteurs restent frileux à Toronto

Les ventes de logements à Toronto ont diminué de 16,4 % en juin par rapport à l’année dernière, de nombreux acheteurs potentiels restant sur la touche malgré la baisse très attendue des taux d’intérêt de la Banque du Canada, selon le Toronto Regional Real Estate Board. L’organisme affirme que 6213 maisons ont changé de mains au cours du mois, contre 7429 en juin de l’année dernière. Le prix de vente moyen dans la région du Grand Toronto a baissé de 1,6 % d’une année sur l’autre pour s’établir à 1 162 167 $. La présidente de l’organisme, Jennifer Pearce, estime que la réduction de 25 points de base de la banque centrale le mois dernier a apporté un premier soulagement au marché du logement, mais les données sur les ventes de juin suggèrent que la plupart des acheteurs de maisons auront besoin de plusieurs réductions de taux avant de se retirer du marché. Un sondage Ipsos indique que des réductions cumulées des taux d’au moins 100 points de base, soit un point de pourcentage, seraient nécessaires pour stimuler les ventes de logements de manière significative.

— La Presse Canadienne

Usine Northvolt

Le ministre Champagne ne regrette rien

Malgré les signaux inquiétants envoyés par Northvolt, le ministre François-Philippe Champagne ne croit pas avoir déroulé le tapis rouge trop rapidement pour la multinationale suédoise en offrant des milliards de dollars de fonds publics.

« Certainement non, a-t-il assuré en point de presse, jeudi à Montréal. L’industrie des batteries est venue en Amérique du Nord, et le grand gain pour les Québécois, c’est qu’on a eu une station chez nous. Le train passait, puis on a réussi à avoir une station qui s’arrête chez nous. »

Invité par un journaliste à évaluer sur une échelle de 10 son degré d’optimisme par rapport à la construction de l’usine de Northvolt au Québec, il s’est montré confiant. « Je vous dirais 10, sur le fait que l’usine va se réaliser. Maintenant, sur l’échéancier, écoutez, ça va dépendre de la demande… Est-ce que ça peut jouer de quelques mois ? Peut-être. C’est ça que j’entends. »

Mercredi, Northvolt a annoncé une « revue stratégique » de ses activités, reconnaissant avoir planifié une expansion « un peu trop agressive » en menant de front deux projets d’usine en Allemagne et au Québec. L’usine du Québec, un projet de 7 milliards dans lequel Ottawa et Québec ont investi 1,37 milliard chacun, est visée par ce processus.

« Pour 100 ans »

Pour défendre cette subvention à Northvolt, M. Champagne a cité les propos du PDG de Volkswagen, Oliver Blume, en 2023. Ottawa a promis une aide de 8 à 13 milliards au constructeur automobile allemand pour une usine de batteries en Ontario.

« [M. Blume] a dit : “Moi, je suis ici pour 100 ans. Au maximum, j’aurai peut-être quatre ans de subventions. Il faut que je fasse de l’argent pendant 96 ans.” Quand je regarde le niveau d’investissement de Northvolt par rapport à celui de Volkswagen, vous êtes à peu près dans les mêmes niveaux compte tenu de la production. Alors, moi, j’ai confiance parce que la destination est claire. »

Le ministre a en outre affirmé que le Québec n’était aucunement dans le viseur de Northvolt à l’origine et que c’est l’intervention de son gouvernement qui a fait pencher la balance. « J’ai même gardé les messages textes, vous allez pouvoir juger vous-mêmes de ce que je vous dis. À l’époque, le Québec n’était même pas considéré dans la liste des sites. Je pense qu’on doit être fiers de ce qu’on a réussi comme Québécois et Québécoises, en faisant entrer le Québec dans l’industrie automobile. »

— Karim Benessaieh, La Presse

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