Analyse des 31 clubs de la LNH

Les Blackhawks de Chicago

Depuis quelques jours, notre journaliste analyse en détail la situation des 31 clubs de la LNH : le travail du directeur général, le repêchage, les échanges, les joueurs autonomes, les perspectives d’avenir. Aujourd’hui, les Blackhawks de Chicago.

Arts martiaux mixtes

Un retour aux cuisines en attendant la fin de l’épidémie

Ayant de la difficulté à s’entraîner durant la période de confinement, le combattant d’arts martiaux mixtes Marc-André Barriault a renoué jeudi avec son emploi de cuisinier à l’hôpital Chauveau de Québec.

Barriault avait obtenu en septembre un congé sans solde d’un an afin de se concentrer sur sa carrière dans le Ultimate Fighting Championship (UFC).

Après des défaites face au Coréen Jun Yong Park, au Polonais Krzysztof Jotko et à l’Américain Andrew Sanchez, Barriault (11-4-0) se préparait à affronter le Polonais Oskar Piechota (11-3-1) à Saskatoon le 20 juin.

L’épidémie de COVID-19 a cependant fait dérailler ses plans. « Deux jours avant le confinement, j’avais loué un appartement en banlieue de Montréal et j’avais commencé un entraînement au gymnase Tristar qui devait durer cinq semaines. J’ai juste eu le temps de faire deux jours !

« Heureusement, j’ai pu annuler ma location et revenir à Québec pour commencer mon confinement chez moi », a déclaré l’athlète de 30 ans au Soleil jeudi.

Aider

C’est là qu’il a eu l’idée de retourner au boulot à l’hôpital un peu plus tôt que prévu. « Je cuisinais chez moi et je me suis dit que j’aimerais reprendre le travail. En début de semaine, j’ai dit à ma blonde que j’avais le goût d’essayer et un collègue m’a dit qu’ils avaient justement besoin d’aide et que mon retour serait bienvenu », explique-t-il.

« Je n’ai pas pris le poste que j’avais avant, je ne voulais supplanter personne. Pour l’instant, je suis en soutien sur une liste de rappel et je m’attends à travailler trois ou quatre jours par semaine », raconte celui qui occupait cet emploi depuis trois ans et demi lorsqu’il s’est prévalu d’un congé sans solde.

« Aujourd’hui [jeudi], c’était ma première journée. Je sens le sentiment de solidarité envers tout le monde. Malgré la COVID-19, on n’est pas tant dans la panique, mais je suis content de voir les bonnes mesures qui sont appliquées. »

— Marc-André Barriault

En effet, pour éviter la propagation du coronavirus SARS-CoV-2, il n’y a plus de va-et-vient dans le service alimentaire de l’hôpital. « Quand on nous appelle, c’est nous qui allons au débarcadère, on laisse le moins de gens possible entrer », explique-t-il.

« Je suis un sportif, mais actuellement, les gyms sont fermés et je ne peux pas m’entraîner. Je ne peux pas mettre mes aptitudes d’athlète à profit. Je suis content de pouvoir donner un coup de main et soutenir mes collègues de travail durant cette période difficile pour tous. » 

Avenir

Quant à son avenir dans le UFC, rien n’est clair, mais Barriault n’a pas l’intention de prendre sa retraite quand les compétitions reprendront dans le domaine des arts martiaux mixtes.

« C’est plutôt nébuleux. Je pense que le UFC ne sera plus comme avant. En tout cas, je ne pense pas qu’il y aura autant de combattants de l’extérieur de l’Amérique. J’ai ôté la photo de Piechota sur mon frigo, je ne pense pas que c’est lui que j’affronterai à mon prochain combat, peu importe si c’est à Saskatoon ou ailleurs », a-t-il ajouté.

« J’étais content, car j’étais assuré d’un autre combat, mais je ne sais même pas si après tout ça, je ne serai pas relâché par UFC. J’essaie de me faire des scénarios pour rester en forme tant physiquement que mentalement. En attendant, je suis content de pouvoir me rendre utile », termine Barriault.

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