Le Club

Du dernier rang à la Coupe, les statisticiens et courir sur un retrait au bâton

Voici notre plus récente cuvée de réponses à vos questions, pour accompagner votre café du lundi matin. Envoyez-nous vos prochaines questions !

Les derniers seront les premiers

« L’Avalanche du Colorado a mis six ans pour gagner la Coupe Stanley après avoir terminé au dernier rang. Est-ce que d’autres équipes ont réalisé l’exploit en moins de temps ? »

— Dany Thériault

Réponse d’Alexandre Pratt :

Oui. Depuis l’expansion de 1967, quatre équipes l’ont fait en cinq ans ou moins : les Penguins de Pittsburgh (2004/2009), les Hurricanes de la Caroline (2003/2006), le Lightning de Tampa Bay (1999/2004) et, bien sûr, les Nordiques de Québec (1991), qui ont remporté la Coupe cinq ans plus tard, au Colorado.

Qui fait quoi ?

« Combien de statisticiens de la LNH y a-t-il à chaque partie et quels sont leurs rôles ? »

— Jean Racine

Réponse de Katherine Harvey-Pinard :

Selon le superviseur des officiels mineurs du Centre Bell, Keith Wilisky, on compte un total de 17 officiels mineurs à chaque match. Il y a un marqueur officiel, qui inscrit notamment les points sur la feuille de match, le chronométreur du match, qui inscrit le temps du début à la fin du match, et le chronométreur des pénalités. Il y a également un coordonnateur des pauses publicitaires, quatre statisticiens et deux analystes des actions du match (event analysts). On inclut aussi un juge vidéo des buts et cinq coordonnateurs techniques de l’aréna, qui sont les contacts principaux des équipes et des diffuseurs pour toutes les opérations entourant le match. Ajoutons à cela un observateur indépendant pour les commotions cérébrales, responsable de détecter les éventuels signes et symptômes associés aux commotions.

La course sur un retrait au bâton

« Lors de la troisième prise, lorsque le receveur échappe la balle, pourquoi le frappeur peut-il courir vers le premier but seulement si c’est le troisième retrait ? Pourquoi pas lors du premier ou du deuxième retrait ? »

— Ruth Roy

Réponse de Nicholas Richard :

Cette règle est effectivement l’une des règles les plus controversées et ses origines sont difficiles à établir. Ce qu’on sait, c’est qu’elle est presque aussi vieille que le jeu, et que selon plusieurs, ce règlement est quand même là pour de bon. Selon le règlement 5.05(a)(2), le frappeur devient un coureur lorsque la troisième prise n’est pas captée ou maîtrisée par le lanceur, que le premier but est inoccupé ou que le premier but est occupé avec deux retraits. La Ligue Atlantique avait tenté de transposer ce règlement sur les premières et deuxièmes prises, en 2019, mais ça n’a pas été un grand succès. Selon certains joueurs, cette façon de se rendre au premier but est un peu désolante. Selon John Thorn, historien officiel de la MLB, cette règle est en vigueur depuis les années 1790, car les dirigeants pensaient que les retraits sur trois prises étaient « ennuyants ». Ainsi, avec ce règlement, le jeu était toujours vivant.

Balle de service

« Au tennis, sur quels critères se base le joueur pour décider quelle balle il conserve quand il est au service ? »

— Raina Lévesque

Réponse de Nicholas Richard :

Lorsque les joueurs se font remettre des balles par les chasseurs de balles avant un service, ils observent deux choses avant de choisir laquelle ils utiliseront. D’abord, quelle balle est la plus dure et la plus ferme, donc la moins usée. Plus une balle est dure, plus le service sera rapide. Puis, ils détermineront aussi laquelle est la plus lisse, car plus le poil des balles est levé, plus l’air et le vent réduiront la vitesse de la balle au service.

Joueurs repêchés dans la LNH

« Combien de joueurs repêchés parmi les 5 premiers dans les 15 dernières années jouent actuellement dans la LNH ? »

— Jean-Guy Desrochers, Dorval

Réponse d’Alexandre Pratt :

La moyenne au bâton est excellente. Depuis 15 ans, seulement 2 joueurs repêchés parmi les 5 premiers n’ont pas encore atteint la Ligue nationale. Il s’agit de Jake Sanderson (5e en 2020) et de Luke Hughes (4e en 2021). Deux autres n’évoluaient pas dans la LNH la saison dernière (Nail Yakupov et Griffin Reinhart), tandis que Michael Dal Colle n’a disputé qu’une seule rencontre.

Le Rocket, une puissance ?

« Croyez-vous que le Rocket de Laval va devenir la prochaine puissance de la Ligue américaine l’an prochain ? »

— NoRo

Réponse de Richard Labbé :

Cher monsieur NoRo, il faut comprendre que le concept de « puissance » ne s’applique pas vraiment à la structure de la Ligue américaine. Bien sûr, des clubs peuvent être bons pendant quelques saisons, mais la LAH est par définition une ligue de développement : des joueurs arrivent et repartent chaque saison, et c’est assez difficile de continuer à gagner quand on perd tant d’éléments. Le Rocket va devoir remplacer plusieurs joueurs la saison prochaine, entre autres le capitaine Xavier Ouellet.

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