COVID-19

2000

L’amende imposée à New Delhi aux citoyens refusant de porter le masque a quadruplé, jeudi, pour atteindre 2000 roupies (57 $ CAN environ) afin de contrer la recrudescence du virus dans la mégapole, alors que plus d’un demi-million de nouveaux cas y ont été recensés au cours des sept derniers jours. Le salaire mensuel moyen y est de 200 $ CAN. (AFP)

Royaume-Uni

Boris Johnson muscle la Défense britannique pour l’après-Brexit

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé jeudi un investissement dans la défense d’un montant sans égal depuis 30 ans, avec l’ambition de devenir « la première puissance navale en Europe » alors que le pays quitte l’UE. Le Royaume-Uni investira ainsi 190 milliards de livres (329 milliards de dollars canadiens) dans la défense dans les quatre années qui viennent, soit 2,2 % de son PIB. M. Johnson a également confirmé la création d’un nouveau commandement spatial pour envoyer dans l’espace des « satellites britanniques » et leur « première fusée, d’Écosse, en 2022 », dans un contexte où les plus grandes puissances spatiales mondiales sont engagées depuis plusieurs années dans une course pour la domination de l’espace. L’annonce de ce plan a immédiatement été saluée par le secrétaire américain à la Défense du président sortant Donald Trump et intervient au moment où Boris Johnson veut nouer d’étroites relations avec la nouvelle administration de Joe Biden. Le chef de l’opposition travailliste, Keir Starmer, a quant à lui approuvé cette augmentation des dépenses, mais a dénoncé l’absence de « stratégie » et de « clarté », notamment sur leur financement.

— Agence France-Presse

Éthiopie

L’armée accuse le directeur de l’OMS de soutenir le Tigré

L’armée éthiopienne a accusé jeudi le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, originaire du Tigré, de chercher soutiens et armement pour cette région dissidente, ce qu’il a démenti dans un tweet. « Ce type est lui-même membre de cette équipe » du TPLF, a accusé le général Berhanu, en parlant de M. Tedros qui fut ministre de la Santé de 2005 à 2012 au sein du gouvernement de Meles Zenawi, chef historique du TPLF. Le porte-parole de la cellule de crise gouvernementale pour le Tigré, Redwan Hussein, a aussi fait part du « mécontentement » des autorités d’Addis Abeba envers M. Tedros. « Le gouvernement est au courant qu’il s’est beaucoup agité, a appelé des dirigeants et […] institutions pour leur demander […] d’imposer au gouvernement de négocier », a-t-il déclaré. À New York, le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, s'est porté à la défense du directeur de l'OMS. « Le secrétaire général [António Guterres] a le plus grand respect pour le docteur Tedros, qui est un serviteur civil international exemplaire », a-t-il dit. Scientifique spécialiste en immunologie et maladies infectieuses, M. Tedros, 55 ans, est le premier Africain à diriger l’OMS, poste qu’il occupe depuis 2017.

— Agence France-Presse

Émissions de gaz à effet de serre

L’État français mis en demeure de se justifier

La justice française a donné jeudi trois mois à l’État pour justifier ses actions en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, une décision « historique » pour les défenseurs de l’environnement. La plus haute juridiction administrative française avait été saisie en janvier 2019 par le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême (élu depuis député européen et qui a donc quitté son mandat), qui estimait que sa commune du littoral du Nord était menacée de submersion par « l’inaction climatique » du gouvernement. Il s’agit du premier dossier contentieux lié au climat à arriver devant le Conseil d’État. Les juges ont notamment relevé que l’État s’était engagé, pour mettre en œuvre l’accord de Paris de 2015, à atteindre une baisse de 40 % des émissions en 2030 par rapport à leur niveau de 1990. Or, les « budgets carbone » d’émissions adoptés dans les différents plans de l’État ont toujours été dépassés, comme l’ont notamment montré les rapports annuels du Haut Conseil pour le climat. Et l’État a revu ses objectifs à la baisse. Constatant ce « report […] d’une partie de l’effort de réduction des émissions devant être réalisé », le Conseil d’État a demandé au gouvernement de justifier de la « compatibilité avec la trajectoire de réduction des gaz à effet de serre » pour remplir son objectif de 2030.

— Agence France-Presse

Ouragan Iota

Le bilan passe à 44 morts en Amérique centrale

L’ouragan Iota a fait au moins 44 morts en Amérique centrale, dans des glissements de terrain et des inondations, selon un nouveau bilan diffusé jeudi. Bilan qui pourrait s’alourdir au fur et à mesure que les secours atteignent les régions sinistrées. Le Nicaragua et le Honduras, avec respectivement 21 et 14 morts, payent le plus lourd tribut. Cinq personnes ont également péri au Guatemala, deux en Colombie, une au Panamá et une au Salvador. Selon l’UNICEF, environ 4,6 millions de personnes, dont 1,8 million d’enfants, sont affectées en Amérique centrale par les conséquences du passage de Iota, qui a touché terre lundi dans le nord du Nicaragua en catégorie 5, la plus élevée. Dans ce pays, les habitants de Bilwi (nord-est), une des villes les plus touchées, étaient toujours jeudi sans eau ni électricité, avec des pénuries d’aliments, selon une équipe de l’AFP présente dans la zone. Selon le gouvernement du Nicaragua, l’ouragan a fait des « dégâts catastrophiques » sur les infrastructures de ce pays parmi les plus pauvres de la région. Iota a balayé l’Amérique centrale deux semaines après le passage d’un autre ouragan dévastateur, Êta, qui a fait 200 morts et touché 2,5 millions de personnes.

— Agence France-Presse

Thaïlande

Le premier ministre anticipe plus de violences

Le premier ministre de Thaïlande, Prayut Chan-o-cha, a demandé jeudi aux forces de sécurité d’agir sans concession pour réprimer le mouvement prodémocratie, alors que des ONG ont dénoncé l’usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes contre les manifestants.

M. Prayut, qui s’est emparé du pouvoir lors d’un coup d’État en 2014, et dont les protestataires demandent la démission, a averti ces derniers que la loi serait appliquée dans toute sa rigueur.

« La situation n’est toujours pas résolue dans la bonne direction, et risque vraisemblablement de devenir encore plus conflictuelle, conduisant à plus de violence », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Si on laisse faire, « cela peut causer des dommages à la nation et à l’institution la plus aimée », a-t-il ajouté, évoquant la monarchie.

Des affrontements mardi devant le parlement entre manifestants, forces de l’ordre et ultraroyalistes ont marqué un essor de la violence, avec six manifestants blessés par balles.

Mercredi, 20 000 manifestants, selon une estimation de l’AFP, ont de nouveau défié les autorités dans le centre de Bangkok.

Crime de lèse-majesté

M. Prayut a ajouté que les instances gouvernementales et celles chargées de la sécurité devaient faire appliquer tous les aspects de la loi.

Cela pourrait signifier un plus grand nombre d’inculpations conformément à la législation très stricte en vigueur, qui prévoit que toute critique envers le monarque et sa famille, y compris sur les réseaux sociaux, peut être considérée comme un crime de lèse-majesté punissable de prison.

Le roi Maha Vajiralongkorn avait demandé en juin au gouvernement de suspendre l’application des lois anti-lèse-majesté, mais selon les organisations de défense des droits de la personne, d’autres articles de loi peuvent être utilisés contre les militants prodémocratie.

À la question de savoir si le gouvernement donnait le feu vert à la police pour faire appliquer la loi de lèse-majesté, la porte-parole Anucha Burapachaisri, interrogée par l’AFP, n’a pas exclu cette possibilité, soulignant que « les protestataires devraient respecter toutes les lois en général ».

L’ONG Human Rights Watch a jugé les méthodes de la police « excessives » et demandé aux autorités de suivre un appel à la retenue lancé par l’ONU.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.