Entreprises

West Fraser Timber rachète Norbord pour 4 milliards

West Fraser Timber a signé un accord qui prévoit son acquisition de Norbord, dans le cadre d’une transaction toute en actions évaluée à 4 milliards.

L’entente annoncée jeudi fera de West Fraser une des « principales sociétés mondiales de produits de bois diversifiées », a estimé le chef de la direction de l’entreprise, Raymond Ferris.

Norbord, le plus grand producteur de panneaux de bois à copeaux orientés au monde, élargira la gamme de produits de West Fraser et lui donnera accès à de nouveaux marchés en Europe et dans l’est du Canada, en plus d’entraîner des économies de coûts d’environ 80 millions par année par l’entremise de synergies d’ici deux ans, a-t-il précisé.

« La capacité de panneaux à copeaux orientés de Norbord, de près de 9 milliards de pieds carrés, combinée à plus de six milliards de pieds-planches de bois d’œuvre de West Fraser et à notre gamme de panneaux, de bois modifié, de pâte et d’énergie renouvelable, constituera vraiment une solide plateforme de capacité de grande qualité, capable de fournir une large variété de matériaux de construction résidentielle, de construction et de besoins industriels », a précisé M. Ferris pendant une conférence téléphonique.

Le chef de la direction de Norbord, Peter Wijnbergen, qui deviendra président des activités de bois modifié de la nouvelle entité, a fait valoir que la transaction créerait un « magasin centralisé » pour les clients du secteur de la construction, avec un meilleur accès aux capitaux pour soutenir la croissance de l’entreprise.

En vertu de l’accord, les actionnaires de Norbord recevront 0,675 action de West Fraser par titre de Norbord qu’ils détiennent. Selon le prix de clôture de l’action de West Fraser mercredi, l’entente évalue la compagnie cible à 49,35 $ par action.

L’offre représente une prime de 13,6 % par rapport au cours de clôture de l’action de Norbord mercredi, et l’action a rapidement surpassé ce niveau jeudi, bondissant à 49,46 $ à la Bourse de Toronto, pour finalement clôturer à 48,30 $, en hausse de 4,84 $, soit 11,1 %.

L’action de West Fraser a pour sa part retraité de 1,50 $ pour clôturer à 71,61 $ sur le parquet torontois.

Les prix du bois d’œuvre et des panneaux ont grimpé à des sommets record en Amérique du Nord cet été, grâce à la robuste demande pour les matériaux de construction, tant pour les nouvelles habitations que pour les rénovations de maisons existantes. Ils ont reculé récemment en raison du ralentissement saisonnier de l’activité.

Une pénurie de fibre de bois en Colombie-Britannique, attribuable aux incendies de forêt et à une infestation d’insectes nuisibles, a empêché les sociétés forestières d’augmenter leur production de façon importante.

Pour qu’elle aille de l’avant, la transaction devra recevoir l’appui des deux tiers des actionnaires de Norbord et de la majorité simple des détenteurs d’actions ordinaires et de catégorie B de West Fraser. Les actionnaires actuels de Norbord détiendraient 44 % de la nouvelle entité.

Brookfield Asset Management, le principal actionnaire de Norbord avec une participation de 43 %, a déjà approuvé la transaction.

Hank Ketcham, membre de la famille fondatrice de West Fraser et propriétaire d’environ 11 % de ses actions, continuera d’occuper le poste de président du conseil.

L’entente devrait être soumise au vote des actionnaires en janvier et être conclue au premier trimestre de 2021.

La nouvelle West Fraser comptera 10 000 employés, 33 scieries, cinq usines de pâte et papier, 14 installations de panneaux à copeaux orientés, 10 usines produisant d’autres produits de panneaux, six installations d’énergie renouvelable et une usine de meubles.

Son siège social restera à Vancouver, mais elle aura un bureau régional à Toronto.

La transaction sera évaluée à la lumière de la Loi sur la concurrence, mais M. Ferris ne voit pas de risque significatif associé à ce processus.

Revue boursière

Positif, de justesse

Les marchés nord-américains sont restés stables jeudi, les investisseurs ayant levé le pied de l’accélérateur en raison des inquiétudes entourant la hausse du nombre d’infections à la COVID-19 et engrangé une partie de leurs profits accumulés ces dernières semaines. À une heure environ de la clôture, le Dow Jones, qui avait évolué en territoire négatif toute la séance, a repris de la vigueur lorsqu’on a appris que le Congrès américain avait repris des négociations pour tenter de trouver un compromis sur un nouveau plan d’aide économique. — Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Détection de fraudes

NASDAQ achète la canadienne Verafin

L’opérateur de la Bourse américaine NASDAQ a annoncé jeudi avoir racheté la société canadienne spécialisée dans la détection de fraude financière Verafin pour 2,75 milliards US, une transaction destinée à renforcer son offre de technologies. Verafin, créée en 2003 et établie à Terre-Neuve-et-Labrador, fournit à plus de 2000 institutions financières en Amérique du Nord une plateforme les aidant à détecter, enquêter et signaler le blanchiment d’argent et les délits financiers. La criminalité financière représente « un problème au niveau mondial qui requiert des réponses innovantes », a fait valoir NASDAQ dans un communiqué. — Agence France-Presse

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