Série petits fruits

La framboise

Durant tout le mois de juillet, nous vous présentons un petit fruit du Québec et les conseils d’un producteur pour en profiter durant la (trop) courte saison. Cette semaine : la framboise.

À quiconque oserait dire que les framboises sont un petit fruit au goût acidulé, Jean Fournel répond vivement : « Pas les miennes ! »

Le propriétaire de la ferme Anse au Sable cultive des framboises, parmi tant d’autres fruits et légumes, depuis plus de 30 ans à Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, où il a racheté un terrain abandonné au début des années 1980. Il nous explique que le secret pour une framboise bien sucrée est avant tout… sa fraîcheur, tout simplement !

Pour lui, rien ne vaut des framboises fraîchement cueillies. « En général, les framboises, on ne les conserve pas, on les mange ! Les gens les cueillent et les mangent tout de suite », explique-t-il en insistant sur la fragilité de ce fruit duveteux qui, contrairement à la fraise ou au bleuet, ne supporte pas de rester au réfrigérateur bien longtemps. Bien entendu, on peut toujours congeler les framboises. Mais dans les desserts, le producteur recommande d’éviter la transformation de ce petit fruit et suggère de le mettre dans des tartes sitôt cueilli.

Attention, il ne faudrait cependant pas commettre l’impair de comparer les framboises québécoises aux californiennes, nous met en garde M. Fournel.

« On voit beaucoup de framboises importées de Californie à très bon prix à l’épicerie. Nous, on est beaucoup plus chers, mais on a de la meilleure qualité. Ce n’est pas du tout la même chose, nos framboises n’ont pas le même goût. »

— Jean Fournel, producteur

Parmi les cinq variétés qu’il cultive, certaines sont plus goûteuses, d’autres, plus sucrées. L’idéal, selon lui, est de se promener dans les rangs de framboisiers et d’en cueillir plusieurs sortes. Très brève, la saison des framboises dure à peine trois semaines et se termine généralement aux alentours de la fin juillet.

Pour les amateurs d’autocueillette, M. Fournel a quelques conseils pour s’assurer qu’ils repartent avec un fruit qui a atteint sa parfaite maturité : « C’est facile à voir. On tire doucement et, si la framboise se laisse aller, c’est parce qu’elle est mûre. Mais si elle est retenue à la tige, elle n’est pas prête. Quand elle est mûre, elle va aussi être toute rouge. Et souvent, quand elle est trop mûre, elle tombe, de toute façon. »

Le producteur vend également ses framboises – cueillies le matin même – dans quelques marchés fermiers, notamment à L’Île-Perrot et à celui qui jouxte le métro Laurier, à Montréal.

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