180,5 %

La somme due par les Canadiens par rapport à ce qu’ils gagnent a diminué au deuxième trimestre, la croissance du revenu disponible ayant largement dépassé celle de la dette, pendant que la demande de prêts hypothécaires chutait, selon Statistique Canada. La dette des ménages sur le marché du crédit exprimée en proportion du revenu disponible des ménages, sur une base désaisonnalisée, a reculé à 180,5 % au deuxième trimestre, après avoir été de 184,2 % au premier trimestre de l’année, a précisé l’agence fédérale.

— La Presse Canadienne

Construction

L’Ordre des ingénieurs du Québec demande une surveillance obligatoire

Les cas de copropriétés récentes mal construites se multiplient, si bien que l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) demande aux instances gouvernementales de renforcer le plus rapidement possible le contrôle de la qualité de la construction au Québec pour protéger le public. « Alors que les besoins en matière d’habitation se font pressants, le Québec se doit en effet de miser sur des projets durables et réalisés avec efficacité », soutient l’OIQ, précisant qu’un meilleur contrôle de la qualité diminuerait le risque de défaut de construction. Les 162 copropriétaires des condos du Faubourg Boisbriand ont vécu cauchemars, anxiété et trou financier à cause de vices de construction. L’OIQ est d’avis qu’il faudrait introduire une surveillance obligatoire des travaux par un professionnel comme dans d’autres provinces canadiennes. Reprendre des travaux mal réalisés peut coûter jusqu’à 15 fois plus cher que si ceux-ci avaient été réalisés correctement du premier coup, rappelle l’organisme.

— Isabelle Dubé, La Presse

États-Unis

L’inflation de nouveau à la hausse en août

L’inflation s’est accélérée en août aux États-Unis, pour le deuxième mois d’affilée, tirée notamment par la hausse des prix de l’essence à la pompe, une mauvaise nouvelle pour Joe Biden, qui brigue un second mandat à la Maison-Blanche. L’indice des prix à la consommation s’est élevé à 3,7 % sur un an, contre 3,2 % en juillet, selon l’indice CPI publié mercredi par le département du Travail. Et à 0,6 % sur un mois, contre 0,2 % en juillet. Les prix n’avaient cessé de ralentir depuis un an, après avoir culminé à 9,1 %. Mais ils sont repartis à la hausse, pour le deuxième mois de suite, tirés par les prix de l’essence, qui représentent « plus de la moitié de l’augmentation » de l’indice mensuel, détaille le département du Travail. Joe Biden, qui espère se faire réélire en 2024, tente de convaincre les électeurs que c’est sa politique économique qui a permis de faire ralentir la hausse des prix depuis un an, et que ce rebond ne peut lui être incombé. Mais derrière cette nouvelle hausse de l’inflation se cache un chiffre plus encourageant : celui de l’inflation dite sous-jacente, qui exclut les prix de l’énergie et de l’alimentation.

— Agence France-Presse

Monde

L’endettement toujours supérieur au niveau prépandémie

L’endettement mondial a reculé en 2022 pour la deuxième année consécutive, mais reste plus élevé qu’avant la pandémie, selon une note de blogue publiée mercredi par le Fonds monétaire international (FMI), appelant de nouveau les gouvernements à réduire cette dette. Le montant total de la dette au niveau mondial s’élevait en 2022 à 238 % du produit intérieur brut, soit 9 points de pourcentage de plus qu’en 2019, détaille le FMI, selon la dernière mise à jour de sa base de données sur la dette mondiale. Cela représentait 235 000 milliards de dollars américains en 2022. « Le fardeau de la dette mondiale a reculé pour la deuxième année consécutive », mais « reste supérieur à son niveau déjà élevé d’avant la pandémie », est-il précisé. Les économistes du FMI appellent de nouveau les responsables politiques à « prendre des mesures urgentes pour contribuer à réduire les vulnérabilités liées à l’endettement et inverser la courbe de l’endettement à long terme ». Les États-Unis restent le pays le plus endetté (près de 70 000 milliards US), suivis par la Chine (47 500 milliards US). Les dettes des deux pays sont à un niveau similaire en pourcentage de leur PIB.

— Agence France-Presse

Rebond des prix du blé

Les prix du blé ont grimpé mercredi, après l’abaissement de l’estimation américaine de production mondiale de la céréale, dans un marché toujours dominé par les exportations russes. Cette remontée du blé, qui avait atteint aux États-Unis son plus bas niveau depuis décembre 2020, est largement due aux prévisions du ministère américain de l’Agriculture (USDA) dans son dernier rapport mensuel. L’USDA a réduit de 6 millions de tonnes ses prévisions de récolte, estimant la production mondiale de blé à 787 millions de tonnes pour la campagne 2023-2024, en repli par rapport à la campagne précédente. L’USDA voit les volumes moissonnés se contracter de 3 millions de tonnes en Australie, où les grandes régions de production sont touchées par une sécheresse attribuée à El Niño, qui commence à produire ses premiers effets. La sécheresse a également frappé le Canada, premier producteur mondial de blé dur, qui voit ses prévisions de récolte amputées de 2 millions de tonnes.

— Agence France-Presse

Un conflit perturbe la filière hydrogène

Hy2Gen, un spécialiste de l’hydrogène dont la Caisse de dépôt est actionnaire, poursuit le producteur d’éthanol Greenfield Global, son associé dans la construction d’une usine d’hydrogène vert de 250 millions à Varennes.

Hy2Gen Canada accuse Greenfield d’avoir mis fin unilatéralement et illégalement à leur partenariat conclu en 2019 et réclame 3,5 millions pour l’investissement qu’elle a consacré à Henergia, la filiale en parts égales créée et incorporée en 2019 pour mener à bien le projet.

Les installations devaient être construites sur un site adjacent à l’usine d’éthanol de Greenfield à Varennes. Hydro-Québec devait participer au projet en finançant la construction de l’électrolyseur nécessaire à la production d’hydrogène vert, selon les documents déposés en cour. La mise en service des installations était prévue en 2023.

Hy2Gen affirme que deux ans après la création d’Henergia, Greenfield Global lui a demandé de réduire sa participation de 50 % à 40 % dans la coentreprise et d’augmenter la sienne de 50 % à 60 %.

Selon la requête en Cour supérieure déposée par Hy2Gen, Greenfield a fait fi de son refus et elle est allée encore plus loin en réduisant sa participation à 25 %, avant de lui faire savoir qu’elle poursuivrait dorénavant le projet seule.

Hy2Gen a ainsi appris « que son statut serait dorénavant réduit à un titre de consultante, malgré sa contribution continue depuis plusieurs années à l’avancement du projet », dénonce l’entreprise dans la requête. Elle soutient notamment avoir fourni l’expertise sur la production et le marché de l’hydrogène à la coentreprise, alors que son partenaire a admis lui-même n’avoir aucune connaissance du secteur.

Sans Hydro-Québec

L’usine d’hydrogène vert sur le site de Greenfield à Varennes n’a jamais vu le jour. Hydro-Québec a appuyé un autre projet, Recyclage Carbone Enerkem, également situé à Varennes, avant de se retirer complètement du secteur.

« Comme la production de biocarburant ne s’inscrit pas dans les priorités stratégiques de l’entreprise, la poursuite du projet se réalisera dorénavant sans la participation d’Hydro-Québec en tant que promoteur », s’était contentée d’expliquer la société d’État en août 2022.

Hy2Gen Canada, de son côté, poursuit un autre projet de production d’hydrogène à Baie-Comeau. Ce projet estimé à près de 1 milliard de dollars devait être achevé en 2026. Il a été retardé de deux ans parce que l’entreprise attend l’octroi d’un bloc d’électricité de 300 mégawatts d’Hydro-Québec et espère qu’il y aura plus d’énergie disponible dans cinq ans.

Hy2Gen est aussi associée à l’entreprise québécoise SAF+Consortium dans le développement de carburant renouvelable pour le secteur du transport aérien.

Hy2Gen Canada est la filiale de l’entreprise privée allemande Hy2Gen, établie à Wiesbaden, en Allemagne. Avec trois autres partenaires, la Caisse de dépôt a investi près de 300 millions dans l’entreprise en 2022, ce qui constituait sa toute première incursion dans le secteur de l’hydrogène vert.

— Hélène Baril, La Presse

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