BOUCLAIR OUVRE UNE NOUVELLE BOUTIQUE À GRIFFINTOWN

Bouclair annonce l’ouverture d’une toute nouvelle boutique à Griffintown, quartier branché au cœur de l’action montréalaise. Situé au 1040 rue Wellington, angle Peel, le commerce a ouvert ses portes le 13 novembre dernier et offre plus de 10 000 pieds carrés d’inspiration, de modernité, de créativité et d’influence. Avec l’objectif de promouvoir ses racines québécoises, Bouclair a mis en place la Galerie B, qui se veut le canevas des artistes émergents d’ici et qui prend vie dans cette nouvelle boutique. C’est la première fois que Bouclair prend le pari de donner une voix aux artistes québécois afin de leur permettre de s’exprimer librement.

« Bouclair est une entreprise fièrement québécoise qui valorise la créativité sous toutes ses formes. Il est important pour nous de continuellement se réinventer et surtout d’inspirer nos clients, nos employés et la communauté. Bouclair Griffintown ainsi que la Galerie B sont donc nés de l’idée d’offrir une voix et un lieu d’expression aux artistes de la relève. », explique Peter Goldberg, propriétaire, président & CEO de Bouclair.

Encourager les artistes émergents grâce à la Galerie B

La Galerie B se veut le nouvel espace d’expression artistique à Griffintown, un quartier tendance et bouillonnant d’innovations qui représente un terreau fertile à la créativité. Chaque mois, des activations avec divers artistes locaux sont prévues. Pour la première cuvée, les visiteurs pourront notamment observer les œuvres d’étudiants en arts de l’Université Concordia. L’art interactif a aussi sa place grâce au plus grand écran à Montréal inspiré par Times Square qui mettra en vedette du contenu interactif créé par Rodeo FX, un studio d’effets visuels qui connaît un succès international grâce à son travail sur des séries telles que Games of Thrones et Stranger Things. Les piétons auront l’occasion de diriger le contenu interactif et de faire partie de l’art.

Un investissement majeur sur une artère montréalaise en vogue

Le nouveau Bouclair de Griffintown est la première boutique complètement urbaine pour l’entreprise. Cette ouverture porte le nombre de magasins Bouclair au Québec à 33, et à 55 au Canada, en plus d’ajouter une trentaine d’emplois au mille déjà existants. L’entreprise a collaboré avec des partenaires créatifs de renom pour ce projet. Que ce soit avec LNDMRK, Rodeo FX, Sting Ray, l’université Concordia et tous ceux qui ont contribué au succès de cette initiative, la liberté d’expression et l’ouverture d’esprit est ce qui tisse la communauté Bouclair.

Bois d’œuvre canadien

La taxe américaine double

La décision était attendue, mais elle fait quand même mal. Les droits compensatoires perçus par les États-Unis sur le bois d’œuvre canadien vont doubler dans les prochains jours, passant d’une moyenne de 8,99 % à 17,9 %.

Le département du Commerce américain frappe tous les exportateurs de bois d’œuvre du Canada, mais particulièrement Produits forestiers Résolu, dont le siège social est à Montréal, qui écope d’une taxe combinée de 29,66 %.

Ce conflit avec les Américains dure depuis trop longtemps, a réagi Louis Bouchard, porte-parole de Résolu. « Notre position est la même depuis le début, l’accès au marché américain devrait être libre et sans entrave », a-t-il dit.

Les droits perçus sur le bois d’œuvre que Résolu expédie aux États-Unis passeront de 20,25 % actuellement à 29, 66 %. D’ici la fin de l’année, ce sont 400 millions US que l’entreprise aura payé en droits compensatoires.

« Toutes ces liquidités immobilisées auprès du gouvernement américain, ça compromet notre compétitivité. Ça nuit à notre capacité d’investir et de moderniser nos installations. »

— Louis Bouchard, porte-parole des produits forestiers Résolu

Les États-Unis ont prélevé 6 milliards de dollars en droits compensatoires et antidumping depuis le début de ce nouvel épisode de la guerre du bois d’œuvre, en 2018. De cette somme, 1,2 milliard provient des entreprises du Québec.

Les nouveaux taux imposés par le département du Commerce font suite à sa révision administrative annuelle des conditions du marché. Ils ont été établis en moyenne à 17,9 %, avec un minimum de 11,12 % pour West Fraser et un maximum de 29,66 % pour Résolu.

La façon dont les Américains traitent Résolu est complètement injuste, estime Michel Vincent, économiste du Conseil de l’industrie forestière du Québec. Il rappelle que l’Organisation mondiale du commerce a donné raison au Canada qui contestait le calcul appliqué à Résolu et l’ensemble du litige avec les États-Unis.

« C’est scandaleux que notre principal partenaire commercial agisse de cette façon », estime Michel Vincent.

Sans surprise, le regroupement des entreprises américaines du bois d’œuvre, qui est à l’origine des accusations de dumping à l’endroit du bois canadien, a applaudi la décision du gouvernement américain de doubler les droits imposés sur le bois d’œuvre canadien.

« La décision confirme encore une fois que les importations canadiennes sont injustement subventionnées », a commenté Jason Brochu, président de la U.S. Lumber Coalition et copropriétaire de l’entreprise Pleasant River Lumber Company.

Selon lui, depuis le début de l’imposition des droits sur les importations en provenance du Canada, la production de bois d’œuvre a augmenté aux États-Unis, et l’industrie américaine peut mieux répondre à la demande croissante des Américains.

Les scieries américaines ont produit 17,5 milliards de pieds mesure de planche supplémentaires depuis cinq ans, a précisé la coalition dans un communiqué.

Impact sur les prix et le marché

L’augmentation des taxes sur le bois d’œuvre canadien arrive alors que la demande est encore forte et elle risque de pousser à la hausse le prix du bois en Amérique du Nord, estime le Conseil de l’industrie forestière du Québec.

De plus, les désastres climatiques survenus récemment en Colombie-Britannique, le plus important producteur au Canada, pourraient aussi faire augmenter le prix du bois d’œuvre.

Le prix du bois d’œuvre est redescendu du niveau stratosphérique atteint cet été, mais il reste à un niveau historiquement élevé. Si la demande se maintient, les producteurs canadiens devraient pouvoir refiler la hausse des taxes à leurs clients américains.

« Dans un environnement où la demande est assez forte, on peut récupérer les tarifs avec les prix », a indiqué le président et chef de la direction de Résolu, Rémi Lalonde, lors de la publication des résultats financiers de l’entreprise au début du mois.

L’éventualité d’une hausse prochaine des taux d’intérêt des deux côtés de la frontière pourrait toutefois changer la donne et calmer la construction domiciliaire.

Déjà, la National Association of Home Builders s’inquiète de l’augmentation des coûts de construction des maisons aux États-Unis. Selon le regroupement américain, qui s’oppose à l’imposition des taxes sur le bois canadien parce qu’elles augmentent les coûts de construction, construire une maison neuve coûte 17,5 % de plus qu’il y a un an à cause de l’augmentation du prix des matériaux.

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