Univers PME

Le poids lourd de la peluche entre chez Costco

C’est une percée décisive effectuée en douceur.

Les peluches lourdes Manimo se font une place sur les rayons de Costco et des pharmacies Accès pharma de Walmart.

Conçues par l’entreprise longueuilloise fdmt pour les enfants de 3 à 12 ans, ces peluches réconfortantes d’un à deux kilogrammes allègent l’esprit en pesant sur le corps. Elles procurent une sensation d’apaisement dans les situations anxiogènes et peuvent favoriser l’attention et la concentration.

Elles étaient principalement distribuées dans les milieux scolaires et les cliniques spécialisées, mais la pandémie a à la fois accru la pression sur les enfants et sensibilisé le grand public aux enjeux du stress juvénile.

« Récemment, on a vraiment vu une ouverture », indique Michelle Vallée, directrice des ventes et du marketing chez fdmt. « Avec la pandémie et le niveau de stress, on parle davantage des difficultés à se concentrer.

« De sorte que lorsqu’on est allés cogner à la porte de grands détaillants, il y avait tout de suite la conscience d’un besoin pour aider les enfants à gérer leur stress. »

Les premiers contacts avec Costco avaient été établis à la fin de l’année 2021. Les peluches Manimo apparaîtront dans 10 magasins en octobre prochain. Grâce à l’entente conclue plus tôt cette année avec Accès pharma, les peluches pèsent de tout leur poids dans une trentaine de nouveaux points de vente. L’offensive menée depuis un an par fdmt a fait apparaître la ménagerie Manimo dans la plupart des chaînes de pharmacies du Québec.

« On a eu une écoute vraiment rapide, se réjouit Michelle Vallée. Il faut le faire, pour une petite entreprise comme nous, qui arrive avec une peluche d’un prix quand même assez important. Mais c’est toute la valeur ajoutée pour son côté thérapeutique qui est vraiment intéressante. »

L’idée en était venue à la présidente et fondatrice de fdmt, Karine Gagner, au début des années 2000.

« Ce qui a été une grande motivation, c’est sa propre enfant qui a eu un diagnostic d’autisme », relate Mme Vallée. « C’était un produit qui n’existait pas sur le marché. Elle a travaillé avec des ergothérapeutes pour développer une peluche qui serait thérapeutique. Parce que la pression profonde qui peut être exercée sur une bonne surface du corps va vraiment aider les enfants qui ont des besoins particuliers. »

Les peluches Manimo sont lestées avec de petites billes de plastique recyclable dont la masse se conforme au corps au travers de l’enveloppe peluchée des petits animaux.

Comptant une trentaine d’employés, fdmt se spécialise dans la distribution de « produits sensoriels ». Les peluches Manimo, offertes au détail en quatre versions animales, sont les seuls produits conçus par l’entreprise.

Pendant une quinzaine d’années, elles ont été fabriquées au Québec, mais l’accroissement de la demande avait incité la petite entreprise à externaliser la production en Asie.

Les contrats signés cette année ouvrent cependant une nouvelle ère pour l’entreprise.

« Ça change complètement la donne, lance Michelle Vallée. Avec les Costco, on parle de palettes. C’est très différent, et ça nous amène aussi un changement de modèle d’affaires. »

À tel point que l’entreprise se demande s’il ne serait pas temps de rapatrier la fabrication des Manimo.

« C’est un projet qu’on est en train d’étudier, parce que le transport est rendu dispendieux, et il faut aussi s’assurer de la matière première », informe la directrice.

« On pense qu’on pourrait avoir un meilleur contrôle ici avec une ligne complètement automatisée, ce qui veut dire aussi des investissements très importants. »

Un projet qui pèse lourd financièrement, mais qui pourrait être réconfortant.

Qualinet débordée par le déluge

Le système téléphonique de Qualinet a été débordé à la suite des pluies torrentielles qui ont frappé Montréal le 13 septembre dernier. La pluie diluvienne qui a douché certains secteurs de la région métropolitaine de 40 mm d’eau en une heure a causé des refoulements d’égouts et des dégâts dans des milliers de résidences, commerces, industries et institutions, entraînant à leur tour un déluge d’appels sur le service téléphonique de l’entreprise spécialisée en nettoyage après sinistre. Près d’un millier de clients ont contacté Qualinet en moins de trois heures dans les régions de Montréal et de Lanaudière. Le volume d’appels reçus en 90 minutes par certains centres d’appels était tel qu’il a provoqué une surcharge du système. « Nous remarquons que les orages violents sont de plus en plus fréquents au Québec et que notre service téléphonique 24/7 est parfois confronté à des défis de capacité d’accueil en nombre d’appels simultanés », a fait savoir le président de l’entreprise, Éric Pichette, dans un communiqué. « Dans ce contexte, je confirme que nous déploierons rapidement un système similaire à celui des services 911 pour toujours répondre à notre clientèle. Il s’agira d’un investissement de près de 200 000 $. »

Une première boutique pour KaseMe

Le fabricant québécois de coques protectrices pour téléphones cellulaires KaseMe se risque hors de sa coquille et va ouvrir à Québec sa première boutique. KaseMe avait entrouvert la porte depuis deux ans avec une boutique éphémère au même endroit durant les Fêtes. Le commerce sera inauguré le 21 septembre dans le centre commercial Laurier Québec. Fondée en 2015, KaseMe crée et imprime en Beauce des coques en plastique pour téléphones cellulaires au graphisme éclaté. Elle a depuis élargi sa gamme aux étuis pour écouteurs, aux coques d’ordinateurs portables et aux chargeurs. Outre son site web, l’entreprise distribuait déjà ses produits dans 250 points de vente de diverses chaînes au pays. Elle a vu son chiffre d’affaires grimper à 7,5 millions en sept ans. Avec l’ajout de cette première boutique, KaseMe porte à 30 le nombre de ses employés. Elle prévoit étendre le concept un peu partout au Québec. Si les consommateurs répondent à l’appel, bien sûr.

Le secteur québécois des polymères se donne du liant

Alliance Polymères Québec, un regroupement d’entreprises du secteur du plastique et des matériaux composites, a lancé le 13 septembre dernier un portail collaboratif pour son industrie – une sorte de liant pour les 500 entreprises du secteur, en majorité des PME. « Ça fait plus d’un an et demi qu’on travaille là-dessus », informe Simon Chrétien, directeur général de l’Alliance. « Ce n’est pas juste un portail, un extranet ou un intranet. C’est un réseau social d’industrie. » Il offre aux manufacturiers de pièces de plastique, à leurs clients, leurs fournisseurs et leurs distributeurs « un lieu central, un chez-soi commun, qui leur permet de trouver tout ce dont ils ont besoin en termes d’informations ». Le portail présente un répertoire des entreprises du secteur, des gabarits de documents, un forum de discussion, des cercles d’échange. Il propose également un dictionnaire terminologique de 500 termes français de l’industrie du plastique et leurs équivalents anglais, élaboré avec le soutien financier de l’Office québécois de la langue française, « pour que tout le monde parle le même langage », exprime Simon Chrétien. Le portail, d’accès gratuit, s’adresse également à toutes les entreprises intéressées par le secteur, dit-il. « Elles peuvent y trouver de l’information, des fournisseurs, des partenaires. » Définition de liant, selon le dictionnaire du portail : « Matière adhésive servant à lier un lot de composants (particules sèches, matières plastiques, fibres, etc.) ensemble. »

78

Fourchette bleue s’assoit avec La Table Ronde. Le programme de gestion durable des ressources marines du Saint-Laurent du musée scientifique Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts a établi un partenariat avec le collectif La Table Ronde pour certifier 78 de ses restaurants. Cette certification établit des liens entre les pêcheurs et les restaurateurs gastronomiques et soutient la commercialisation des produits marins du Québec.

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