Testé Écouteurs Firefly.2

Comme un poisson dans l’eau

Garder ses écouteurs Bluetooth sous la douche ou dans la piscine a quelque chose de délicieusement décadent, et c’est ce que les Firefly.2 offrent. Leur prix est raisonnable, le son, équilibré, mais les contrôles vous feront rager tellement ils sont mal conçus.

On aime

Les Firefly.2, du fabricant chinois Jabees, sont présentés sans détour comme « les meilleurs écouteurs réellement sans fil résistants à l’eau pour athlètes ». Ils sont classés IPX7, peuvent donc rester immergés jusqu’à une profondeur d’un mètre pendant 30 minutes.

Dans les faits, vous pouvez les porter pendant que vous prenez votre douche ou votre bain – ce qui est très très agréable, croyez-nous. Ils ne craignent pas la pluie ni le fait de tomber dans une flaque, et la sueur, évidemment, ne les abîme pas.

Techniquement, vous pouvez même les porter pour nager. Notre expérience à cet égard n’est cependant pas très convaincante. On y reviendra.

Les Firefly.2 se connectent assez facilement à tout appareil iOS ou Android, à un téléviseur ou un ordinateur. Il suffit d’appuyer sur un petit bouton dans l’étui chargeur pendant trois secondes pour les apparier. Par la suite, ils s’allument et se connectent dès qu’on les porte.

L’autonomie est très impressionnante, de près de 9 heures selon notre expérience, avec trois recharges fournies par l’étui, qui accepte la charge magnétique. Ils annulent passivement le son ambiant avec assez d’efficacité pour feutrer, par exemple, le vacarme du métro.

Ils tiennent bien à l’oreille lors de la plupart des activités physiques. La qualité sonore est assez bonne, surtout dans les basses, profondes et enrobantes. Le fait qu’ils bouchent complètement les oreilles aide à cet égard, de toute évidence.

Enfin, à 99 $ US en ligne, soit 140 $ CAN, livraison comprise, leur prix n’est pas ruineux.

On aime moins

D’abord, nous n’avons pas été convaincu par notre essai dans une piscine – c’était début mars, avant la COVID-19. Nous avons échappé un écouteur, mais surtout, le son avait tendance à couper quand on plongeait la tête quelques secondes. Pas de miracle : le Bluetooth traverse mal l’eau. Jabees nous prévient d’ailleurs sur ce point sur son site internet.

Les Firefly.2 sont plutôt gros et peu raffinés comparés à des AirPods ou des Galaxy Buds. Le son manque également de finesse dans les hautes et les moyennes fréquences.

Enfin, le plus frustrant a été d’utiliser les 16 commandes disponibles, pour lesquelles il faut tapoter ou presser longuement un des deux écouteurs. Avec un coup, nous sommes arrivé à arrêter la musique ou répondre au téléphone. Jamais nous n’avons réussi à déclencher les autres commandes, par exemple le « tapotement triple » à droite pour activer l’assistant vocal ou le double pour avancer à la chanson suivante.

Surtout, il y a un problème de conception quand vous devez appuyer fermement : le bouton est trop résistant et vous déplacez l’écouteur. Les ingénieurs de Jabees devraient refaire leurs devoirs à cet égard.

On achète ?

L’idée d’offrir des écouteurs Bluetooth résistants à l’eau est intéressante et leur essai a vraiment été sympathique. La qualité sonore est satisfaisante pour des appareils moyen de gamme et l’autonomie est incomparable.

Mais ces Firefly.2 souffrent de quelques défauts de conception qui nous font hésiter à les recommander. La prochaine version, peut-être, sera la bonne.

Firefly.2

Fabricant : Jabees

Prix : 99 $ US (140 $ CAN, livraison gratuite, en ligne sur jabees.com)

Note : 3 sur 5

Clins d’œil technologiques

Récupérer l’irréparable

Vous croyez que votre iPhone, votre Mac ou votre appareil photo est irrécupérable ? Ce n’est probablement pas l’opinion des deux fondateurs d’iPhoenix, Jonathan Beleteau et Cédrick Guilbert, qui ont ouvert en septembre dernier un atelier au 1211, Jean-Talon Est. Par souci écologique, ces réparateurs d’expérience se sont donné la mission de ressusciter des appareils condamnés aux poubelles. « Cédrick et moi, on réparait des téléphones cellulaires dans notre ancien emploi et on s’est rendu compte de tout ce qui était jeté à cause d’un problème de carte mère soi-disant irréparable, des bacs entiers, dit M. Beleteau. Il suffit pourtant d’avoir les connaissances. » À l’aide de microscopes et avec beaucoup de patience, il estime qu’il redonne vie à 90 % des appareils – surtout Apple – que les clients lui apportent. Les autres sont démontés et leurs composantes récupérées.

La PS5 dévoilée

Finie l’attente pour le téléchargement de niveaux dans un jeu, a promis Sony cette semaine à l’occasion d’une téléconférence sur les détails techniques de sa prochaine console, la PS5, dont la sortie est prévue à la fin de 2020. Grâce à une capacité de calcul de 10,28 téraflops et ses 16 Go de RAM, mais surtout parce que la nouvelle console sera équipée d’un disque dur SSD de 826 Go capable de prouesses qui feront rêver tous les joueurs vidéo. Là où la PS4 prend 20 secondes pour transférer 1 Go de données de son disque HDD, la PS5 grappillera 2 Go… en 0,27 seconde, soit 148 fois plus vite. Il s’agit d’une révolution pour les concepteurs de jeux vidéo, qui devaient entrecouper leurs œuvres de transitions.

Nuages en panne

Joueurs en ligne, ce n’est pas seulement votre console qui est touchée : tous les réseaux, de Nintendo à PlayStation Network en passant par Xbox Live, ont eu des difficultés à gérer la hausse de demandes depuis une semaine. Nous avons notamment constaté lundi qu’il était impossible de s’enregistrer sur Xbox et que l’eShop de Nintendo ne voulait plus rien savoir mercredi. Les pannes touchent évidemment l’ensemble du réseau internet, et le service Downdetector est une source inépuisable d’information sur les plus récentes interruptions de service, avec cartes géographiques et graphiques à l’appui. Jeudi matin, par exemple, on répertoriait une cinquantaine de pannes, de Call of Duty à Amazon en passant par Reddit et Teams.

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