Première édition

L’état du centre-ville de Montréal

Le pouls de l’activité socioéconomique

Voici L’état du centre-ville, un rapport trimestriel gratuit et accessible à tous qui donne le pouls de l’activité socioéconomique du centre-ville de Montréal. Ce projet est piloté par Montréal centre-ville et l’Institut de développement urbain du Québec (IDU). Il est rendu possible par le soutien financier de la Ville de Montréal et la collaboration de partenaires publics et privés qui contribuent au financement de l’initiative ou au partage des données colligées par le Groupe Altus.

L’état du centre-ville vise à suivre l’évolution de la crise liée à la COVID-19 et à éclairer les efforts de relance. Montréal est en zone rouge. Nous sommes dans la deuxième vague. Dans l’attente d’un vaccin ou d’un remède, il faut apprendre à vivre avec le virus et relancer ce qui peut l’être de façon sécuritaire. La présence des travailleurs, des étudiants, des touristes est en chute.

Le choc est général. Le centre-ville de Montréal est le premier pôle de création de richesse au Québec. Sa vitalité influence le niveau de vie de tous les Québécois. La faible occupation des tours de bureaux, plafonnée à 25 % des effectifs des organisations, a de multiples impacts. Parce que tout y est lié : commerce, culture, qualité de vie des résidents, revenus fiscaux… La remontée sera inégale. Qu’est-ce qui va mieux ? Qu’est-ce qui stagne ? Est-ce que les mesures d’aide atteignent les cibles ? C’est pour répondre à de telles questions que ce rapport voit le jour.

L’état du centre-ville recueille principalement ses données au cœur du quartier des affaires, dans une zone délimitée par la rue Saint-Urbain, à l’est, l’avenue Atwater, à l’ouest, et s’étendant de la rue Sherbrooke, au nord, au square Victoria, au sud. Le reste des données est colligé dans l’ensemble du territoire de l’arrondissement de Ville-Marie.

Aide à la décision

En compilant des données dans six catégories d’indicateurs – occupation des bureaux, commerce de détail, habitation, tourisme, enseignement supérieur, achalandage-mobilité – et en sondant la perception des Montréalais à l’égard de leur centre-ville, cette publication se veut un outil d’aide à la décision pour orienter les stratégies d’intervention, pour moduler les mesures d’aide et pour aider à la concertation des leaders de la métropole. Les indices retenus s’inspirent de publications semblables dans le monde et correspondent notamment aux critères de comparaison utilisés par la firme EY dans son classement annuel des meilleurs quartiers d’affaires au monde (The Attractiveness of Global Business Districts Report).

Commerces

Les indicateurs retenus sont : le nombre de commerces ouverts, le nombre

De commerces fermés et le nombre de locaux vacants.

Dans cette catégorie, l’attention est portée sur l’évolution des activités selon les types de commerces pour avoir une idée des activités en reprise ou en repli. L’effet dévastateur de la crise sur le secteur de la restauration est mis en lumière dans le graphique suivant. Dans l’ensemble, 36 % des répondants ont dit avoir cessé de fréquenter des commerces ou des restaurants du centre-ville, ou ont dit s’y rendre moins souvent. Au mois d’août, 26 % de l’ensemble des commerces du centre-ville étaient vacants.

Bureaux

L’indicateur retenu est le taux d’inoccupation des immeubles de bureaux, incluant la sous-location.

Pour l’heure, l’effet durable de la crise est difficile à anticiper. Toutefois, les comparaisons du troisième trimestre de 2019 et de 2020 révèlent l’ampleur du choc. Les graphiques suivants présentent trois phénomènes mesurables : la variation sensible du taux d’inoccupation des immeubles ; le fort désir des répondants à notre sondage (92 %) de continuer à travailler à la maison après la pandémie ; et la relation presque directe entre la baisse de fréquentation du transport en commun et l’augmentation de l’utilisation de la voiture personnelle pour aller travailler au centre-ville. L’avenir dira si cela se maintiendra après la pandémie.

Gratuit, accessible à tous, non partisan

L’état du centre-ville se présente sous la forme d’un rapport trimestriel sommaire disponible sur le site Web etatducentreville.com, et d’une infolettre synthèse envoyée aux membres et aux partenaires de l’IDU et de Montréal centre-ville. L’information sera également diffusée sur les réseaux sociaux et insérée sous forme de rubrique spéciale dans le magazine Montréal centre-ville. Les données présentées dans ce rapport seront aussi disponibles sur le site Web des données ouvertes de Montréal (donnees.montreal.ca).

Dans toutes ses déclinaisons, L’état du centre-ville est gratuit. Il a été pensé pour les décideurs publics, les gens d’affaires, les chercheurs universitaires et les citoyens. L’état du centre-ville n’a aucune coloration politique. Il rend publiques des données de qualité, mises à jour chaque trimestre, qui peuvent être utilisées par tout groupe, citoyen ou association ayant à cœur le succès de Montréal et du Québec.

Une initiative de Montréal centre-ville et de l’Institut du développement urbain du Québec

Sources de données :

Association des hôtels du Grand Montréal

BIXI

Compteurs d’achalandage de la rue Sainte-Catherine

Indigo, propriétaires immobiliers, APCIQ et SCHL

Inventaire des locaux vacants (Montréal centre-ville)

Ministère du Tourisme

Palais des congrès de Montréal

Société de transport de Montréal

Tourisme Montréal

Ville de Montréal

Sondage Web auprès de 1000 Montréalais

Groupe Altus

Montréal centre-ville

Comité de suivi des données :

Jean-François Grenier (Groupe Altus)

Carl Cloutier (IDU)

Emile Roux (Montréal Centre-Ville)

Patrice Servant (Tact)

Maha Berechid (Ville de Montréal)

Patrick Lozeau (Ville de Montréal)

Conception graphique et diffusion web :

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