Inondations au Kentucky

Le bilan s’alourdit à 37 morts

Louisville — D’autres orages se sont abattus sur des zones déjà inondées de la région montagneuse de l’Appalachia, aux États-Unis, et le bilan s’est alourdi à 37 morts alors que les secouristes ont trouvé de nouveaux corps lundi.

Des centaines de personnes sont toujours portées disparues cinq jours après le début des inondations, a dit le gouverneur Andy Beshear, qui a prévenu que les forts vents pourraient apporter une nouvelle menace : la chute d’arbres et de poteaux.

Plus de 12 000 clients demeurent privés d’électricité, souvent parce que leurs maisons ou commerces ont été détruits ou sont maintenant inhabitables. Les refuges accueillent au moins 300 sinistrés.

Des inondations ont déferlé la semaine dernière quand environ 25 centimètres de pluie sont tombés en seulement 48 heures sur des portions de l’est du Kentucky, du sud de la Virginie-Occidentale et de l’ouest de la Virginie.

Les radars météorologiques indiquent qu’une dizaine de centimètres de pluie sont tombés dimanche, et le National Weather Service des États-Unis a prévenu que les averses et les orages qui glissent lentement au-dessus de la région pourraient provoquer de nouvelles crues éclair d’ici à mardi matin.

« Nous terminons la journée avec des nouvelles déchirantes en provenance de l’est du Kentucky. Nous pouvons confirmer que le nombre de morts s’élève maintenant à 37 et qu’il reste encore beaucoup de disparus », a annoncé sur Twitter Andy Beshear, gouverneur du Kentucky.

« Les vents violents sont tout aussi inquiétants, ça pourrait arracher des poteaux, ça pourrait déraciner des arbres, donc les gens doivent être prudents. Et ça va être encore pire quand la pluie va arrêter. Il va faire très chaud, et on doit s’assurer que les gens seront remis sur pied à ce moment. »

— Andy Beshear, gouverneur du Kentucky

M. Beshear a visité la région sinistrée dimanche. Il s’est réjoui d’avoir vu des voisins s’entraider.

« Ce sont des gens extraordinaires. Ils souffrent, mais ils sont forts. C’est incroyable de les voir s’entraider, même quand ils ont tout perdu », a-t-il dit.

Un dirigeant de la Garde nationale, le général Daniel Hokanson, a révélé à l’Associated Press dimanche qu’environ 400 personnes ont été secourues par hélicoptère. Il a estimé que la réponse des secouristes « allait vraiment bien, compte tenu des circonstances ».

Catastrophe fédérale

Des couvre-feux nocturnes ont été imposés en réponse à de possibles actes de pillage dans deux communautés dévastées : le comté de Breathitt et la ville voisine de Hindman, dans le comté de Knott.

Un couvre-feu a été imposé entre 22 h et 6 h dans le comté de Breathitt. Seuls les véhicules d’urgence, les secouristes et les gens qui se déplacent pour aller au travail en sont exemptés.

À Hindman, le couvre-feu est en vigueur entre le coucher et le lever du soleil, selon la presse locale, en raison « de pillages excessifs ».

Le président Joe Biden a déclaré une catastrophe fédérale, la semaine dernière, afin de débloquer des fonds d’urgence pour les comtés inondés. Des dirigeants de la Federal Emergency Management Agency des États-Unis ont aussi été dépêchés sur place.

Ailleurs, des routes qui donnent accès au parc national de Death Valley ont été fermées après avoir été inondées par des crues éclair qui ont aussi frappé l’ouest du Nevada et le nord de l’Arizona.

Le service national météorologique des États-Unis rapporte que 2,5 centimètres de pluie sont tombés en 15 minutes dimanche près de Kingman, dans l’Arizona, près de la frontière avec la Californie.

Des routes ont aussi été endommagées dans le sud de la Californie, près de la Réserve nationale Mojave, et on a recommandé aux automobilistes d’éviter le secteur.

Dans la région montagneuse à l’est de Los Angeles, aux limites de la forêt nationale de San Bernardino, des routes ont été bloquées par des coulées de boue qui ont emporté des arbres et des rochers près de la ville de Yucaipa.

Mme  Nancy Pelosi a « le droit de visiter Taïwan », estime la Maison-Blanche

La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis, Nancy Pelosi, qui a entamé lundi à Singapour une tournée asiatique, « a le droit de visiter Taïwan », a estimé la Maison-Blanche, selon laquelle la Chine « semble se positionner » pour une démonstration de force militaire autour de cette île qu’elle revendique. Mme Pelosi entretient le flou autour d’une escale à Taïwan qui pourrait envenimer davantage encore les relations déjà tendues entre Pékin et Washington, mais plusieurs médias taïwanais et étrangers ont confirmé lundi ce déplacement, citant des sources anonymes. Le Financial Times a même écrit qu’elle rencontrerait la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen à Taipei mercredi. Mme Pelosi « a le droit de visiter Taïwan », a martelé lundi John Kirby, porte-parole de la Maison-Blanche pour les questions stratégiques, et ce, le jour où cette haute responsable, deuxième dans l’ordre de succession au président américain, était à Singapour. À Taïwan, les avis sont partagés sur la perspective d’une visite de Mme Pelosi, mais des personnalités du parti au pouvoir et de l’opposition ont déclaré que l’île ne devait pas céder à la pression chinoise.

— Agence France-Presse

Joe Biden demeure positif à la COVID-19

Le président américain Joe Biden reste positif à la COVID-19, mais se porte bien et continue de gérer les affaires du pays depuis la Maison-Blanche, a annoncé lundi son médecin personnel. Le démocrate de 79 ans, qui reste confiné, est « très attentif à la protection » de son entourage, a précisé le Dr Kevin O’Connor dans un courrier rendu public par la présidence. Joe Biden avait été déclaré positif le 21 juillet avec des « symptômes très légers » et était sorti de son confinement mercredi après des tests négatifs. Mais il avait de nouveau été déclaré positif samedi, un « rebond » de positivité possible chez les patients traités, comme lui, au Paxlovid. Ce traitement antiviral du laboratoire Pfizer agit en diminuant la capacité du virus à se répliquer, freinant ainsi la progression de la maladie.  Il est recommandé aux États-Unis pour les personnes à risque de développer un cas grave de la maladie, une catégorie dans laquelle entre le président américain en raison de son âge.

— Agence France-Presse

Sept ans de prison pour un assaillant du Capitole, la plus lourde peine à ce jour

Un militant d’extrême droite a été condamné lundi à Washington à plus de sept ans de prison pour avoir participé à l’assaut sur le Capitole le 6 janvier 2021, la peine la plus lourde jamais prononcée à ce jour. Guy Reffitt, 49 ans, membre du groupe « Three Percenters », avait été reconnu coupable en mars, notamment d’entrave au travail du Congrès et de la police, à l’issue du premier procès consacré à cette attaque. À la tête du premier groupe parti à l’attaque du siège du Congrès, il avait aidé à forcer les lignes policières, équipé selon les procureurs d’une arme de poing, d’un gilet pare-balles, d’un casque et de menottes en plastique. Après avoir reçu du gaz irritant, il avait battu en retraite, tandis que des centaines de partisans de Donald Trump semaient la violence et le chaos à l’intérieur du Capitole, retardant la certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle. « Je ne suis pas entré, mais j’ai aidé à allumer l’incendie », s’était ensuite vanté sur une vidéo cet employé de l’industrie pétrolière, originaire du Texas.

— Agence France-Presse

New York

Un homme armé arrêté devant le domicile d’une journaliste irano-américaine

Un homme armé d’un AK-47 a été arrêté la semaine dernière à New York devant le domicile d’une journaliste et militante irano-américaine féministe, hostile à Téhéran et cible d’un projet d’enlèvement en 2018. Mercredi et jeudi derniers, Khalid Mehdiyev avait été surpris autour du domicile de Masih Alinejad à Brooklyn, l’un des cinq arrondissements de New York. L’homme a finalement été interpellé le weekend dernier par le FBI qui a découvert dans sa voiture un fusil AK-47 et une soixantaine de munitions, selon une note de la police fédérale déposée auprès du tribunal fédéral de Manhattan. Dans ces documents judiciaires rendus publics au cours du week-end, Masih Alinejad n’est pas citée, mais l’intéressée a confirmé dimanche et lundi sur Twitter, images de vidéosurveillance à l’appui, que l’homme arrêté par la police new-yorkaise « avait tenté de rentrer chez [elle] à New York avec une arme à feu chargée pour [la] tuer ».

— Agence France-Presse

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