Un météore survole le sud de l’Ontario

Un météore de moins d’un mètre a survolé le sud de l’Ontario, tôt samedi matin. C’est la sixième fois dans l’histoire qu’un astéroïde a été détecté avant l’impact.

Des vidéos spectaculaires ont capté un météore illuminant le ciel au-dessus de Niagara Falls et de la tour CN, à Toronto. L’objet « de moins d’un mètre », nommé #C8FF042, s’est transformé « en boule de feu », a confirmé l’Agence spatiale européenne.

De Hamilton à Oakville, des citoyens ont rapporté sur les réseaux sociaux avoir été réveillés par une forte explosion.

« Nous avons entendu une forte détonation un peu avant 3 h 30, comme si de la dynamite avait explosé à proximité, et la maison a tremblé pendant environ 5 secondes », a écrit une internaute.

Un avertissement d’impact imminent avait été lancé quelques heures avant l’entrée du météore dans l’atmosphère, alertant les experts et les amateurs d’astronomie.

C’est la sixième fois que les systèmes d’alerte mondiaux ont détecté un astéroïde avant l’impact, selon l’Agence spatiale européenne. La dernière fois remonte à mars, lorsqu’un météore a été détecté en Hongrie avant de frapper le sol près du Groenland.

Il est estimé qu’entre 40 et 100 tonnes de matière spatiale frappent la Terre chaque jour, le plus souvent sous forme de très petites particules. Des objets de plus grande taille la frappent en moyenne dix fois par an.

Toutefois, la plupart des astéroïdes qui ont heurté la Terre ont été découverts des années, voire des millions d’années après leur impact, lit-on sur le site de l’Agence. Mais notre capacité à les détecter « s’améliore rapidement ».

Finances précaires au SPVM

Sans un chèque supplémentaire pour boucler l’année, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sera bientôt incapable de payer ses factures et même d’acheter du matériel de bureau à ses enquêteurs.

C’est ce qu’affirme un document municipal visant à approuver un versement supplémentaire de 2,6 millions au service de police en provenance de la Ville de Montréal. Le transfert, appuyé par l’administration Plante, devrait être voté par le conseil municipal en début de semaine.

Si les élus refusent, « les diverses unités opérationnelles s’exposent à un risque de voir leurs activités quotidiennes et leurs opérations affectées par un approvisionnement insuffisant et des ruptures de services », indique la Ville dans ce document.

Parmi les besoins qui seraient comblés par cet afflux d’argent, la Ville cite l’achat de « fournitures de bureau » pour les enquêtes criminelles, le paiement de frais de déplacement, ainsi que l’achat d’uniformes pour les recrues. L’unité des enquêtes spéciales, l’identité judiciaire et l’unité de surveillance ont aussi besoin de plus d’argent pour continuer à fonctionner normalement.

« Arrêt des procédures »

Dans un courriel, le SPVM a précisé qu’un refus de transférer l’argent pourrait avoir des impacts catastrophiques, puisque les achats qui seront effectués touchent le cœur de la mission policière. « Les dossiers présentés à la Cour risqueraient d’être incomplets puisque nous ne disposerions pas des formulaires légaux et officiels nécessaires », indique le service des communications de la police dans un courriel. « Aussi, nous ferions potentiellement face à des situations d’exclusion de la preuve, d’arrêt des procédures, de contestation et de recours légaux pouvant aller jusqu’à des poursuites. »

Le transfert de 2,6 millions serait partagé à parts presque égales entre la direction des services corporatifs et la direction des enquêtes criminelles.

Un budget en hausse marquée

La police montréalaise dispose d’un budget de 724 millions pour 2022, en hausse de 6 % par rapport à 2021. Il s’agissait de l’augmentation la plus généreuse parmi tous les services municipaux.

En 2021, son budget s’établissait à 679 millions, mais l’organisation aura finalement eu besoin de 733 millions pour boucler l’année, essentiellement en raison des heures supplémentaires liées à la pandémie, à la flambée de violence par arme à feu et aux séries éliminatoires de hockey. L’ampleur d’un éventuel dépassement budgétaire pour 2022 (incluant les heures supplémentaires) ne sera connue qu’à la fin du mois de novembre, lors du dépôt du budget.

Dans son courriel, le service des communications du SPVM indique que l’organisation est happée de plein fouet par l’inflation.

« Soulignons, par exemple, qu’il y a eu des hausses des tarifs allant de 13,5 à 38 % par rapport à 2021 du côté des biens et services à la direction des enquêtes criminelles », a indiqué le SPVM.

Pour les armes à feu et les autres équipements liés, « les coûts d’approvisionnement ont, dans certains cas, triplé de prix. Ces augmentations significatives sont principalement dues à la hausse de l’indice des prix à la consommation, au taux de change plus élevé (produits en provenance des États-Unis) et à la pénurie de certaines matières premières et composantes », indique aussi la Ville dans son document de présentation.

« Mauvaise planification »

L’administration Plante n’a pas souhaité commenter le dossier.

« Il est anormal que la Ville de Montréal se ramasse à octroyer 2,6 millions en fin d’année au SPVM pour des choses aussi prévisibles que des uniformes et des outils bureaucratiques, a déploré Abdelhaq Sari, de l’opposition officielle à l’hôtel de ville. Ces dépenses, qui auraient normalement dû être prévues dans le budget initial, sont la conséquence d’une mauvaise planification financière de la part de Projet Montréal. »

Allégations d’abus dans le basketball scolaire

Des fédérations se disent préoccupées et condamnent « toutes formes d’agression »

Des fédérations sportives ont réagi samedi, à la suite du déclenchement par Québec d’une enquête interministérielle afin de faire la lumière sur des allégations de violences physiques, de harcèlement psychologique et d’agressions sexuelles qui auraient été comises par l’entraîneur de basketball féminin Danny Vincent.

Vendredi, Isabelle Charest, ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air, Bernard Drainville, ministre de l’Éducation, et Pascale Déry, ministre de l’Enseignement supérieur, ont annoncé qu’ils s’unissaient « pour trouver des solutions concrètes afin que de tels gestes ne se reproduisent plus ».

Une enquête du Journal de Montréal révélait plus tôt que plusieurs anciennes joueuses de basketball auraient subi des abus de la part de Danny Vincent. On y apprenait aussi que l’ancien entraîneur de basketball féminin à l’école secondaire du Rocher à Shawinigan, au cégep Édouard-Montpetit et au collège Montmorency avait notamment été congédié pour avoir consulté de la pornographie juvénile sur les lieux de son travail. Élise Caron, ancienne joueuse élite, a dénoncé son entraîneur dans le cadre de l’émission J.E de TVA avoir été victime d’attouchements de sa part, à l’école du Rocher et, plus tard, au cégep Édouard-Montpetit.

Le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) s’est dit « très préoccupé par la situation » et s’oppose à « toutes formes d’agression physique, psychologique, verbale et sexuelle ».

De son côté, Basketball Québec « condamne sans réserve les comportements rapportés dans les médias au sujet de Danny Vincent lors de son passage à titre d’entraîneur dans des institutions scolaires au secondaire et au collégial », peut-on lire dans un communiqué. L’organisme encourage toutes les victimes d’abus ou de harcèlement à porter plainte sur la plateforme « Je porte plainte », lancé en février dernier. Il est également possible de communiquer auprès de Sport’Aide pour obtenir du soutien.

L’enquête interministérielle portera notamment sur « l’administration, l’organisation et le fonctionnement des établissements scolaires et des organismes sportifs concernés », pour mettre en lumière « la gestion des situations impliquant tout comportement pouvant compromettre la sécurité physique ou psychologique des élèves et des athlètes », a écrit le gouvernement.

Déjà cette année, trois entraîneurs de basketball féminin de l’école secondaire Saint-Laurent à Montréal ont été appréhendés et ont fait face à des chefs d’accusation d’exploitation sexuelle, d’agression sexuelle et de contact sexuel et d’incitation à des contacts sexuels.

— Avec La Presse Canadienne

Parti vert du Canada

Elizabeth May redevient cheffe en tandem avec Jonathan Pedneault

Ottawa — Elizabeth May a été choisie pour redevenir cheffe du Parti vert du Canada après s’être présentée en promettant de partager le rôle avec Jonathan Pedneault.

Mme May, députée de longue date de la Colombie-Britannique qui a dirigé le parti de 2006 à 2019, a remporté la course à la direction au sixième tour de scrutin, après l’élimination des autres candidats.

« C’est un peu un déjà-vu, mais ce n’est pas la même chose parce que […] maintenant, c’est une proposition totalement différente parce que je ne suis pas ici toute seule », a déclaré en français Elizabeth May.

Elle a rejoint la course à la direction en s’engageant à nommer M. Pedneault comme cochef, et les deux chercheront à modifier la constitution du parti pour permettre un modèle valide de direction en tandem.

« Officiellement, nous avons mené une campagne séparément comme le demandent Élections Canada et les règles du Parti vert. Mais les gens qui ont voté pour moi savaient que notre plateforme indiquait clairement que nous étions une équipe. Nous ne pouvons pas dire officiellement que nous sommes coleaders du Parti vert du Canada, parce que cela demande un changement de la constitution », a expliqué Elizabeth May.

M. Pedneault, originaire de Montréal, est un expert des situations de crise qui a enquêté sur des abus dans des zones de guerre, notamment en Afghanistan.

« On est le parti pour les Québécois qui cherchent une voix différente à Ottawa, une voix qui va les représenter de manière objective, mais qui va aussi faire avancer les intérêts de tous les Québécois et de l’environnement et de la planète », a déclaré M. Pedneault au côté de Mme May après l’annonce de sa victoire.

Des duos à la direction

Les membres de la formation politique ont envoyé au cours de la dernière semaine leur bulletin de vote en vue d’élire un nouveau chef pour succéder à Annamie Paul.

Six noms figuraient sur le bulletin de vote, mais quatre d’entre eux avaient l’intention de former un duo à la direction.

L’autre tandem dans la course était formé d’Anna Keenan et de Chad Walcott. Tous deux ont affirmé que le parti avait besoin de nouveaux visages à la suite du désastre électoral de 2021 et de la longue série de querelles intestines qui a suivi.

Dans son discours, Mme May a dit qu’elle avait entendu « les voix qui réclament du changement ».

« Il est vraiment possible d’avoir un changement avec un pouvoir sur le terrain avec les racines très engagées dans les enjeux primordiaux, particulièrement contre la crise des changements climatiques », a prononcé en français Mme May.

Sarah Gabrielle Baron et Simon Gnocchini-Messier se présentaient en solo. Tous deux n’en étaient pas à leur première expérience dans une course à la direction du Parti vert.

Les candidats à la direction ont prononcé de courts discours avant l’annonce des résultats à 20 h, chacun soulignant l’importance de l’unité.

« Nous avons traversé une période un peu difficile, mais nous en sommes sortis, a déclaré Mme May dans son discours. Et nous pouvons dire en toute confiance qu’à l’issue de cette soirée, nous sommes unis, quel que soit le résultat. Nous travaillons ensemble. »

Une cérémonie civile pour prêter serment au peuple québécois

En solidarité avec les élus péquistes et solidaires qui ont refusé de prêter serment au roi Charles III en octobre, le Collectif Mon serment et la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB) ont tenu samedi leur propre cérémonie de prestation de serment à l’église Saint-Jean-Baptiste de Montréal. La cérémonie « libre, citoyenne et républicaine » permettait au public d’abjurer leur sujétion à la monarchie britannique, ainsi que de jurer allégeance au peuple québécois. « En prononçant ces paroles-là, les gens réalisent la gravité et la solennité du moment et des propos, et je crois que ça un impact pour eux avant tout », a souligné Sébastien Ricard, comédien et porte-parole du Collectif Mon serment. Une manifestation se déroulera à Québec le 29 novembre – début des travaux parlementaires à l’Assemblée nationale –, organisée notamment par la SSJB, le Mouvement Québec français et la Coalition pour l’abolition de la monarchie au Québec.

— La Presse Canadienne

McGill a voté « oui » pour Le Délit

Le seul journal francophone de l’Université McGill, Le Délit, menacé de disparaître, poursuivra sa publication après avoir remporté 67,7 % des voix dans un référendum auprès de la communauté étudiante au baccalauréat tenu plus tôt cette semaine. « Nous sommes honorés de pouvoir continuer à servir les intérêts de la population étudiante », a annoncé vendredi la Société des publications du Daily, l’organisme étudiant publiant le journal. Depuis les derniers jours, l’association étudiante devait prendre la décision de continuer de financer le journal, qui est publié en format papier et en ligne depuis 45 ans. Le résultat du référendum permet ainsi au Délit de conserver son financement. Chaque semestre, les étudiants versent 6 $ à la Société des publications du Daily, qui regroupe les journaux étudiants McGill Daily et Le Délit.

— Delphine Belzile, La Presse

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