Star Académie remonte vers les étoiles

Une petite semaine et pouf, le gala de variétés de Star Académie a remis le cap vers les étoiles, après un départ, comment dire, plus que cahoteux.

Plus courte et punchée, l’émission présentée dimanche soir à TVA faisait beaucoup moins pic-pic que la semaine passée. Le décor a notamment gagné en profondeur avec l’ajout de deux petites scènes surélevées, surmontées d’un cube lumineux. Les musiciens ont été ramenés à l’avant-plan (sage décision) et ils se déplaçaient un peu partout dans le studio, ce qui reproduisait vraiment mieux l’ambiance d’un vrai spectacle en salle.

Au premier épisode, la scène ressemblait à une énorme piste de danse sans relief, où les académiciens chantaient et dansaient en rangs d’oignons sous une lumière peu flatteuse.

Autre bonification à la formule : l’ajout des applaudissements et des familles des trois candidats en danger. L’ambiance a ainsi complètement changé en studio. C’était plus festif et convivial.

« Vous êtes dix dans la salle, ça me rappelle ma première tournée », a même blagué Patrice Michaud, qui ne ressemblait plus, Dieu merci, à Nosferatu sous des éclairages de maison hantée.

Les professeurs ont été remontés sur l’estrade et placés derrière de jolis pupitres lumineux. Ils se repéraient plus facilement dans l’image. Bref, bravo pour les améliorations cosmétiques.

Le contenu, maintenant. Le numéro consacré à Roch Voisine, un des meilleurs de la soirée, se rapprochait, sans toutefois les accoter, des mises en scène inventives de Jean Lamoureux, le meilleur réalisateur pour ce type de production à grand déploiement.

Du côté des trois concurrents en danger, pas de catastrophe vocale à signaler. Maëva Grelet, 19 ans, a été impériale sur Rise Up d’Andra Day. Le corps professoral l’a sauvée. Shayan Heidari, 21 ans, est super attachant et son très juste Make It Rain d’Ed Sheeran lui a valu le vote du public. C’est donc Olivier Faubert, 29 ans, de Montréal, qui a bouclé ses valises dimanche soir. Le seul des trois à avoir opté pour une pièce en français, soit Tenir debout de Fred Pellerin. Il était le moins solide des trois, hélas ! Aucun scandale ici.

Après les performances de Maëva, d’Olivier et de Shayan, ce sont les commentaires des profs que l’on voulait entendre, pas ceux de leurs amis de l’Académie (Annabel, Charles et Jacob), qui les ont tous trouvés exceptionnels, évidemment.

Vous avez un Xavier Dolan dans les gradins, faites-le intervenir plus souvent, seigneur. Et Gregory Charles, aussi.

On a également senti que Star Académie désirait ratisser plus large et ne pas uniquement courtiser la clientèle dite « champ gauche ». D’où la présence de Patsy Gallant, Judi Richards et Kim Richardson dans le pot-pourri disco, qui ont côtoyé la talentueuse Charlotte Cardin, que j’aurais écoutée pendant des heures.

Des trois membres de l’escouade de Star Académie, c’est Pierre-Yves Roy-Desmarais qui a été le meilleur – et de loin – en faisant enregistrer une chanson de « sauvetage » à la famille de Shayan. Très bon flash. Les deux autres (Mathieu Dufour et Mélissa Bédard) ont été plus que moyens.

Bien aimé les petits moments de l’Académie, qui nous ont montré les jeunes dans leur quotidien. C’est de la téléréalité, après tout. Pas du documentaire.

Il y a eu des problèmes techniques en début d’épisode, alors que la caméra ne suivait pas les bons académiciens durant la chanson-thème. Pendant les mots d’encouragement, les mortaises ne fonctionnaient pas, nous privant des réactions de ceux qui recevaient ces messages spéciaux.

Mais ça s’est rapidement replacé. Manifestement, le nouveau réalisateur Daniel Laurin ne portait pas une boule disco sur la tête qui l’empêchait de bien voir ses moniteurs.

Louis Bourgoin, repose en paix

Quel épisode coup de poing de District 31 jeudi soir, rythmé par la magnifique chanson Nous sommes de Beyries.

La quotidienne de Radio-Canada a perdu un personnage influent, présent depuis la première saison, avec le suicide de Louis Bourgoin (excellent Stéphane Demers), ancien patron du SPGM et ministre de la Justice éclaboussé par sa relation avec la veuve noire, l’escorte de luxe Pascale Lanier (Caroline Néron).

L’actuel patron du corps policier, Carl St-Denis (Hugo Dubé), et le commandant Daniel Chiasson (Gildor Roy) ont orchestré la chute brutale de leur ennemi commun. Même l’acharnée Mélissa Corbeil (Brigitte Paquette) n’a pas réussi à sauver son bon ami Bourgoin.

Si Pascale Lanier parle et que son témoignage envoie le motard François Labelle (Peter Miller) en prison, on sent que le feuilleton de Luc Dionne se recentrera sur l’assassinat du juge Pelland (Jean-Bernard Hébert) et ses ramifications aussi nombreuses que complexes. La sergente-détective Madeleine Depault (Myriam LeBlanc), spécialiste des crimes économiques, n’a fait que quelques brèves apparitions la semaine dernière et je l’aime déjà.

Maintenant, l’influente famille Trottier, le rôle du chargé de cours Vincent Lemaire (Patrick Drolet) dans ce complot, le tueur du salon de massage Yan Gadbois (Jean-Denis Beaudoin) qui a succombé à un cancer du cerveau, le fugitif à la main coupée Alain Naud (Pierre Luc Houde) de la compagnie Ké-Pac, le maniaque Daniel Dujardin (Benoît St-Hilaire) qui a tenté d’assassiner Gabrielle Simard (Geneviève Brouillette) avant de mourir lui aussi, ainsi que les terrains dézonés valant des centaines de millions de dollars, Madeleine Depault n’aura pas le temps de prendre un petit café avec Jean Brière (Jeff Boudreault), mettons. Au boulot, Mado, les fans attendent des réponses depuis des mois !

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