Le président mexicain menace de boycotter un sommet aux États-Unis

Le président mexicain, Andrés Manuel López Obrador, a menacé mardi de boycotter le Sommet des Amériques des chefs d’État et de gouvernement prévu le 10 juin à Los Angeles, si Cuba, le Venezuela et le Nicaragua n’étaient pas invités. « Les invitations n’ont pas encore été émises » et « aucune décision finale n’a encore été prise », a réagi la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki, rappelant que le sommet était prévu pour le 10 juin. « Cuba, Nicaragua et le régime de Maduro [au Venezuela] ne respectent pas la Charte démocratique des Amériques, donc je ne m’attends pas à leur présence », avait dit le secrétaire d’État américain adjoint chargé des Amériques, Brian Nichols, à la chaîne NTN24, le 2 mai dernier. « Le président [Joe Biden] a été très clair : les pays dont les actions ne respectent pas la démocratie ne recevront pas d’invitation. » — Agence France-Presse

Meurtre en haute mer en Nouvelle-Angleterre

La justice fédérale américaine a annoncé mardi l’arrestation d’un jeune homme accusé d’avoir tué sa mère en 2016 au large des côtes de la Nouvelle-Angleterre afin d’hériter des biens et de la propriété de sa famille. Nathan Carman, 28 ans, originaire du Vermont, est accusé entre autres du meurtre de sa mère Linda Carman, dont le corps n’a jamais été retrouvé, et d’avoir fait couler leur bateau après une prétendue partie de pêche dans l’Atlantique, au large des côtes de l’État du Rhode Island en 2016. Le jeune homme encourt l’emprisonnement à perpétuité pour meurtre et jusqu’à 30 ans de prison en cas de condamnation pour fraude financière aux assurances.

— Agence France-Presse

Twitter

Elon Musk veut lever le bannissement de Trump

Elon Musk s’est dit prêt mardi à lever la suspension définitive du compte de Donald Trump sur Twitter, suscitant des réactions contrastées entre défenseurs de la liberté d’expression à tout crin et militants craignant un déferlement de propos haineux sur la plateforme.

« Je pense que [la mise à l’écart de l’ancien président] était une erreur, car cela a aliéné une grande partie du pays et n’a finalement pas empêché Donald Trump de se faire entendre » puisqu’il est maintenant sur son propre réseau social, a souligné l’entrepreneur lors d’une conférence organisée par le Financial Times.

La décision de Twitter était « mauvaise moralement », et les interdictions définitives devraient être « extrêmement rares » et réservées par exemple aux faux comptes, a-t-il affirmé lors de son intervention par vidéo.

Jusqu’à sa mise à l’écart le 8 janvier 2021, Donald Trump utilisait Twitter comme son principal outil de communication et comptait plus de 88 millions d’abonnés.

La plateforme a décidé de l’ostraciser quelques jours après l’attaque violente du Capitole vouée à contester l’élection de Joe Biden, estimant que ses tweets pouvaient inciter à la violence.  

Des réactions mitigées

S’il autorise Donald Trump à revenir, « Elon Musk ouvrirait les vannes aux propos haineux et à la désinformation sur Twitter », redoute Angelo Carusone, directeur de l’ONG Media Matters for America.  

Pour l’association de défense des droits civiques ACLU, autoriser l’ancien président à revenir sur Twitter serait au contraire « la bonne décision à prendre ».  

« Que ça nous plaise ou non, [Donald] Trump est l’une des personnalités politiques les plus importantes du pays » et doit à ce titre pouvoir se faire entendre, a affirmé son directeur Anthony Romero.

M. Trump a lui-même exclu de revenir sur le réseau social, affirmant vouloir rester sur la plateforme Truth Social qu’il a lancée en février. Celle-ci peine toutefois à prendre de l’ampleur.

« Plus impartial »

Lever le bannissement de l’ancien président « ne veut pas dire que n’importe qui peut dire ce qu’il veut, s’ils disent quelque chose d’illégal ou de destructeur pour le monde », a souligné M. Musk.  

« Mais je pense que les bannissements permanents sapent fondamentalement la confiance dans Twitter en tant que place publique où tout le monde peut exprimer son opinion », a-t-il relevé en évoquant sa préférence pour des suspensions temporaires ou la suppression des tweets les plus problématiques.

M. Musk a aussi estimé que Twitter était « politiquement biaisé à gauche », car établi à San Francisco, et devrait être « plus impartial ».

— Agence France-Presse

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