Saputo profite de l’inflation

La valeur boursière du géant laitier et fromager Saputo a bondi de 9 % jeudi à son plus haut niveau en près d’un an, après l’annonce de résultats trimestriels en forte amélioration après quelques trimestres difficiles.

Alors que ses revenus totaux ont augmenté de 24 % sur un an pour atteindre 4,32 milliards, le bénéfice net de Saputo durant le trimestre terminé le 30 juin a plus que doublé à 139 millions, par rapport aux 53 millions d’il y a un an.

Aussi, après les ajustements comptables, le bénéfice d’exploitation (BAIIA ajusté) de Saputo au premier trimestre de son exercice 2023 est en hausse de 20 % à 347 millions, par rapport à 290 millions il y a un an.

De l’avis de la direction de Saputo, « les résultats améliorés reflètent une solide performance du secteur Canada et du secteur international, ainsi que des signes de reprise dans le secteur États-Unis ».

On attribue cette amélioration des résultats à « la hausse des prix sur les marchés internationaux du fromage et des ingrédients laitiers ». Selon Saputo, cette hausse des prix a été favorable à la « mise en œuvre des initiatives en matière de prix dans tous [les] secteurs qui ont atténué les pressions inflationnistes qui perdurent ».

Commentant ces résultats, Lino A. Saputo, président du conseil d’administration et président et chef de la direction du géant laitier, constate que la société a « démarré l’exercice en force ».

« La combinaison de nos mesures en matière de prix, [de] l’amélioration de notre productivité et [de] nos initiatives de compression des coûts a atténué l’incidence des pressions inflationnistes au premier trimestre. »

— Lino A. Saputo

Et pour la suite ?

« Le coût des intrants se stabilise et la réalisation [raffermissement] des prix et l’efficience demeurent, ce qui devrait se traduire par la poursuite de la reprise pour le reste de l’exercice, avec des améliorations de nos marges et de notre bénéfice d’exploitation (BAIIA) ajusté. »

Le président du conseil de Saputo a répété ce message lors de l’assemblée annuelle des actionnaires qui s’est tenue rapidement en matinée, de façon virtuelle pour la troisième année consécutive.

Entre-temps, l’analyste Chris Li, de Valeurs mobilières Desjardins, a qualifié les résultats trimestriels de Saputo de « légèrement positifs », notant que le bénéfice avant impôts, intérêts et amortissement et le bénéfice par action s’étaient révélés largement supérieurs aux attentes.

« Dans l’ensemble, Saputo a connu un solide départ pour son exercice 2023. Même si un trimestre ne se traduit pas nécessairement par une tendance, nous croyons qu’il devrait permettre aux investisseurs d’être plus confiants vis-à-vis d’une solide reprise de la rentabilité pour le reste de l’exercice », a-t-il écrit dans une note aux clients.

— Avec La Presse Canadienne

autres résultats et nouvelles

Freedom serait plus concurrentielle chez Québecor

Freedom Mobile serait beaucoup plus concurrentielle entre les mains de Québecor que si elle devait opérer comme une entité indépendante, a plaidé le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, lors du dévoilement des résultats du deuxième trimestre. En mai, le Bureau de la concurrence a rejeté la proposition de 26 milliards de la part de Rogers en vue d’acquérir Shaw. L’offre d’achat de Québecor de 2,85 milliards pour acquérir la division Freedom Mobile, conclue en juin, n’a pas apaisé les craintes du Bureau lors d’une médiation au début du mois de juillet. La cause pourrait être tranchée par le Tribunal de la concurrence. « Pour nous, il est incompréhensible que le Bureau de la concurrence croie que la concurrence sera plus forte si l’acquisition de Shaw est rejetée et que Freedom Mobile opère seul », a dénoncé M. Péladeau lors d’une conférence téléphonique. Québecor a dévoilé des résultats financiers conformes aux attentes des analystes avec un bénéfice net de 156,3 millions contre 124,7 millions à la période correspondante de l’exercice précédent.

— La Presse Canadienne

BCE assure que son réseau résisterait à des perturbations

Le grand patron de BCE a cherché à assurer aux investisseurs, jeudi, que le réseau de son entreprise était conçu pour éviter le type de panne massive qui a frappé son concurrent Rogers Communications le mois dernier. « Les réseaux sans fil et filaire de Bell utilisent des infrastructures de réseau différentes et sont configurés de telle sorte qu’une perturbation majeure du réseau filaire n’interrompe pas le réseau sans fil national », a affirmé Mirko Bibic, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. Tout en reconnaissant qu’aucun réseau n’est complètement à l’abri des pannes, il a fait valoir que « l’architecture [faisait] manifestement une différence ». « En cas de panne localisée, nous avons mis en place un système automatisé de notification des clients en commençant d’abord au Québec, puis en Ontario », a-t-il ajouté. BCE a annoncé par ailleurs que son bénéfice avait chuté de 13 % au deuxième trimestre, malgré une hausse de près de 3 % de ses revenus.

— La Presse Canadienne

Hausse des bénéfices pour Les Vêtements de sport Gildan

Les Vêtements de sport Gildan ont dégagé au deuxième trimestre de l’exercice en cours un bénéfice net de 174 millions US et un bénéfice net ajusté de 176 millions US, comparativement à 160 millions US et 149 millions US un an plus tôt. L’entreprise attribue cette hausse à l’augmentation des ventes, contrebalancée en partie par la baisse des marges opérationnelles. Les ventes du deuxième trimestre ont totalisé 896 millions US, en hausse de 20 % par rapport au trimestre correspondant de l’exercice précédent, compte tenu des ventes de vêtements de sport de 758 millions US, en hausse de 27 %, et des ventes de 138 millions US dans la catégorie des articles chaussants et des sous-vêtements, en baisse de 8 %. Glenn J. Chamandy, président et chef de la direction de Gildan, se dit heureux des ventes et des résultats records pour le trimestre. Même si, à l’aube du deuxième semestre, l’entreprise a observé un certain ralentissement, M. Chamandy croit que la reprise des grands évènements, des voyages et du tourisme seront favorables à la demande.

— La Presse Canadienne

Lightspeed épargnée par les difficultés du secteur techno

Contrairement à d’autres entreprises du secteur technologique qui ont été contraintes de modérer leur plan de croissance, Lightspeed Commerce n’a pas l’intention de retirer son pied de l’accélérateur, affirme son chef de la direction, Jean Paul Chauvet. « On a 300 postes d’ouverts, souligne le dirigeant. On est dans une dynamique de “faut grossir, faut grossir” et où il y a un besoin pour une technologie comme la nôtre. » Le spécialiste du commerce infonuagique, dont une importante part de la clientèle provient de la restauration et de l’hôtellerie, ne se trouve pas dans le même bateau que les entreprises technologiques qui ont annoncé des mises à pied récemment, assure M. Chauvet. « Nous, on n’est vraiment pas dans ce contexte chez Lightspeed. Nous, notre cœur de métier, c’est les commerces physiques. Les gens retournent vers le commerce en magasin. Les gens apprécient de pouvoir magasiner sur place. »

— La Presse Canadienne

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