Un conseiller de Trump élu à la tête de la Banque interaméricaine de développement

Le conseiller du président Donald Trump pour les affaires latino-américaines, Mauricio Claver-Carone, a été élu samedi à la présidence de la Banque interaméricaine de développement (BID). L’avocat américain d’origine cubaine était le seul candidat à ce poste et prendra ses fonctions le 1er octobre pour un mandat de cinq ans. Il a obtenu le vote de 30 gouverneurs de la BID, dont 23 de pays sud-américains et, selon une source basée à Washington, un total de 66,8 % des suffrages. Son élection rompt avec la tradition d’une institution jusqu’alors toujours dirigée par un Latino-Américain et a provoqué l’agacement de plusieurs pays d’Amérique du Sud, dont l’Argentine et le Chili, qui ont exprimé des craintes que le nouveau responsable ne sape l’une des institutions capables d’amortir le coût de la pandémie de COVID-19.

— Agence France-Presse

Davies Ward Phillips & Vineberg

Une erreur s’est glissée dans l’article « Un retour en trois phases », publié samedi. Le nom du cabinet d’avocats où travaille Philippe Johnson, associé directeur du bureau de Montréal interviewé pour cet article, porte le nom de Davies Ward Phillips & Vineberg. Nos excuses.

L’investisseur avisé

Derrière la poussée du CN

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Le rebond des marchés depuis mars s’explique en partie par les « substantiels » flux de trésorerie libres* dégagés par les entreprises au pire de la pandémie.

C’est ce que soutient le gestionnaire de portefeuille Philippe Le Blanc, de la firme Cote 100, en citant l’exemple du Canadien National (CN). Pour les mois d’avril, mai et juin, il note que les revenus du CN accusaient une baisse de 19 % sur un an, alors que ses bénéfices par action étaient en baisse de 26 %.

« Grâce à une bonne gestion des éléments de son fonds de roulement, et à une diminution sensible de ses investissements en immobilisations, le CN a pratiquement doublé ses flux de trésorerie libres », souligne-t-il dans un billet publié dans les derniers jours.

La conséquence, dit-il, est que le CN a pu réduire son endettement net de près de 1 milliard au cours du plus récent trimestre.

« Les flux de trésorerie libres sont probablement le facteur le plus important pour l’évolution et l’évaluation de la valeur d’un titre. C’est un des facteurs qui expliquent que le titre du CN s’est apprécié de plus de 20 % cette année. »

Pour Philippe Le Blanc, cet exemple montre concrètement à quel point des entreprises ont été en mesure de s’ajuster rapidement à la pandémie.

* Flux de trésorerie libres = Flux de trésorerie nets provenant des activités d’exploitation – Investissements nets en immobilisations

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En franchissant le cap des 12 $ vendredi, l’action de Dorel vient essentiellement de devenir un « ten-bagger », le rêve de tous les investisseurs. Les anglophones appellent « ten-bagger » un placement dont la valeur a été multipliée par dix. C’est précisément ce qui vient d’arriver à ceux qui ont acheté le titre de l’entreprise montréalaise au creux de la vague en mars dernier.

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Un investisseur institutionnel torontois vient de se tailler une place importante dans l’actionnariat de la société pharmaceutique montréalaise Thérapeutique Knight. Resolute Funds vient de révéler avoir commencé le mois de septembre avec une participation d’un peu plus de 10 % dans Knight, ce qui en fait le deuxième actionnaire institutionnel. Les achats d’actions de Knight par Resolute Funds le mois dernier se comptent en millions de dollars.

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Cominar a déposé cette semaine auprès des autorités une version approuvée de son régime de droits des porteurs de parts adopté au printemps lors de l’assemblée annuelle du fonds de placement immobilier de Québec. Cette « pilule empoisonnée » vise à favoriser le traitement équitable de tous les porteurs de parts dans l’éventualité d’une offre d’achat hostile. La direction soutient que cette convention n’a pas été adoptée en réponse à une proposition d’achat ou à une offre imminente.

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Le plus important actionnaire institutionnel de Québecor a indiqué aux autorités cette semaine avoir vendu durant le mois d’août pour près de 100 millions de dollars d’actions du conglomérat dirigé par Pierre Karl Péladeau. Placements Mackenzie demeure le seul institutionnel à détenir une participation supérieure à 10 % en actions de catégorie B de Québecor.

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Les courtiers acceptent depuis mardi les commandes pour des actions de Nuvei, cette entreprise montréalaise spécialisée dans les technologies de paiement dont les actions seront inscrites en Bourse sous peu. Pour maximiser les chances de recevoir une allocation, les courtiers invitent les investisseurs à se manifester dès maintenant, puisque dans certains cas les nouvelles émissions se vendent vite.

Ce fut notamment le cas avec Lightspeed l’an passé. De nombreux investisseurs ayant passé des ordres d’achat plusieurs jours avant l’inscription de Lightspeed à Toronto n’ont rien eu et se sont fait répondre qu’en raison de la forte demande, leur ordre n’avait pu être rempli.

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Le PDG du Groupe MTY a récemment acheté un bloc d’actions du franchiseur montréalais. Eric Lefebvre a acheté 2000 actions le 24 août au prix unitaire de 30,54 $.

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Transat et Bellus Santé sont deux titres québécois ayant touché vendredi un nouveau plancher des 52 dernières semaines en Bourse.

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