Mot du DG

Toujours plus vert chez le voisin ?

Plus tôt cette semaine, on lisait dans La Presse+ sous la plume d'Isabelle Ducas comment la ville de Glasgow réussit à contrer la violence des dernières années à coups de bonnes initiatives, dont Montréal veut s’inspirer. À titre d’exemple, on décrivait les bienfaits du café de rue Street & Arrow, que l’on pourrait traduire par « se remettre sur les rails ».

J’avais l’impression de lire à propos de notre Café de la Maison ronde qui, grâce au programme de préemployabilité en deux volets, a accompagné et offert du mentorat individuel à plus de 60 jeunes Autochtones de plus de 18 ans en situation de vulnérabilité sociale et économique.

Depuis 2016, nous améliorons notre recette pour rendre le programme du Café de la Maison ronde toujours plus performant. C’est pourquoi nous avons pris une pause jusqu’au 5 décembre pour nous recentrer, planifier et préparer la création du volet 3 du programme.

Un accompagnement à long terme est grandement nécessaire, en plus de devoir faire face à une demande qui croit à un rythme fou. L’équipe prévoit accompagner plus de 120 personnes d’ici 2025. Et pour y arriver, l’entraide et le soutien sont nécessaires.

Le paradoxe

Mais quand un projet fonctionne bien et a de bons résultats, c’est là que les instances gouvernementales réduisent leur financement. Le Café de la Maison ronde, et même le magazine L’Itinéraire, vivent actuellement ce paradoxe bien connu du milieu communautaire. Une petite parenthèse ici : comme média de rue unique du Grand Montréal, on nous pousse gentiment vers le numérique, sans égard aux 150 camelots qui vendent ce magazine papier pour se maintenir sur les rails, eux aussi. Les bailleurs de fonds voient-ils cette réalité ? Je me le demande...

J’allais écrire que si nous œuvrions en milieu corporatif, nos programmes seraient soutenus et encouragés, sans même d’obligation de résultats.

Derrière les chiffres, il y a des humains et des rêves. Nous devons apprendre à connaître les personnes avant même de les aider à se rebâtir, à leur rythme, selon leurs valeurs. L’Itinéraire est construit sur un leadership horizontal, valorise la persévérance et la résilience de nos participants. Autant dire que nous le sommes aussi, résilients et persévérants. Et nous avons raison de l’être, car nos recettes fonctionnent.

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