États-Unis

100 millions de personnes pleinement vaccinées au pays

Cent millions de personnes sont désormais entièrement vaccinées contre la COVID-19 aux États-Unis, ont annoncé les autorités sanitaires américaines vendredi, se félicitant du franchissement d’une « étape majeure ».

« Cela veut dire 100 millions d’Américains avec un sentiment de soulagement et de tranquillité d’esprit », a déclaré Jeff Zients, coordonnateur de la lutte contre la COVID-19 pour la Maison-Blanche, lors d’un point de presse.

Cela représente environ 40 % de la population adulte aux États-Unis, et le double du nombre de personnes qui étaient entièrement vaccinées à la fin du mois de mars, a-t-il souligné.

Une personne est considérée comme totalement vaccinée deux semaines après l’injection du vaccin (ou de la deuxième dose pour ceux qui s’administrent en deux piqûres).

Cette étape est une réussite pour le gouvernement de Joe Biden, qui a donné un fort coup d’accélérateur à la campagne de vaccination aux États-Unis dès son arrivée au pouvoir.

Le président avait rempli la semaine dernière son objectif d’injection de 200 millions de doses avant le centième jour de son mandat.

Toutefois, un certain ralentissement du rythme de la vaccination est désormais observé, après un pic début avril. Peu à peu, toutes les personnes voulant absolument se faire vacciner le sont désormais, et il s’agit maintenant d’atteindre les personnes étant plus hésitantes ou difficiles d’accès, comme dans les zones rurales.

Trois vaccins sont autorisés dans le pays, ceux de Pfizer-BioNTech, de Moderna et de Johnson & Johnson.

Restrictions imposées aux voyageurs venant d’Inde

Le président Joe Biden a décidé vendredi d’imposer dès la semaine prochaine des restrictions aux voyageurs en provenance d’Inde, pays confronté à une recrudescence exponentielle des cas de COVID-19.

« Suivant les conseils des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), l’administration va imposer des restrictions sur les voyages depuis l’Inde », a indiqué la Maison-Blanche.

Cette décision entrera en vigueur le 4 mai, a-t-elle ajouté, sans autres précisions.

Les restrictions ne s’appliqueront toutefois pas aux étudiants qui viendront suivre des cours aux États-Unis l’automne prochain. L’Inde est la deuxième nation la mieux représentée parmi les étudiants étrangers présents sur le sol américain.

D’autres pays ont imposé des restrictions aux voyageurs venant d’Inde. En France, ils sont soumis à un isolement obligatoire de 10 jours à leur arrivée. La Belgique a décidé mardi de leur interdire l’entrée.

Le variant B.1.617, plus communément appelé variant indien, qui a été repéré dans au moins 17 pays, dont la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, est suspecté d’être plus contagieux, voire d’entraîner une baisse d’efficacité des vaccins, mais les inconnues restent nombreuses.

L’Inde, submergée par une flambée des cas de COVID-19, manque de lits, de médicaments et d’oxygène pour soigner ses malades.

Vendredi, 385 000 nouvelles contaminations y ont été déclarées en 24 heures, un record mondial, et près de 3500 décès ont été recensés.

Le même jour, un avion militaire américain transportant plus de 400 bouteilles d’oxygène, de l’équipement pour les hôpitaux ainsi qu’un million de tests de dépistage du coronavirus a atterri à New Delhi.

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