Transport aérien

L’A220 prend du galon chez Delta

Le principal client et exploitant de l’A220 d’Airbus, Delta Air Lines, exerce 12 options d’achat supplémentaires, ce qui fait passer sa commande totale à 119 appareils. C’est la quatrième fois que la compagnie aérienne américaine décide de convertir des options en commandes fermes. Les deux versions de l’avion – l’A220-100 et l’A220-300 – sont exploitées par Delta. « Ces 12 avions A220 supplémentaires nous aideront à propulser notre flotte de plus en plus rationalisée, tout en offrant à nos clients l’expérience de vol de haut niveau qu’ils attendent en voyageant avec Delta », affirme Kristen Bojko, vice-présidente de la flotte au sein du transporteur américain.

— Julien Arsenault, La Presse

Avenir énergétique du Québec 

Legault trouve les critiques de sa stratégie « injustes »

François Legault veut remettre les pendules à l’heure. Après des jours à lire et à encaisser des critiques concernant sa stratégie énergétique, il trouve « injustes » les commentaires qui laissent entendre que son gouvernement travaille à donner de l’électricité au rabais à des entreprises énergivores.

Dans un point de presse en marge de la réunion du Conseil des ministres à Québec, M. Legault a détaillé les conditions que rempliront les entreprises qui obtiendront un « rabais » sur l’électricité qui leur est fourni par Hydro-Québec.

« Jamais on ne va donner un rabais sur le prix de l’électricité sans s’assurer que les revenus additionnels pour le gouvernement du Québec soient supérieurs à ce rabais-là », a promis le premier ministre.

Pour illustrer son propos, M. Legault a cité la filière batterie dans la municipalité de Bécancour, dans le Centre-du-Québec. Cette industrie représente des emplois « qui vont être [payés] à 100 000 $ par année », a-t-il dit.

« C’est certain que si on a des emplois à 100 000 $ par année qui remplacent d’autres emplois à 50 000 $ par année, ça amène des revenus additionnels au gouvernement du Québec », a dit M. Legault.

« Nous, notre job, c’est de s’assurer, dans chaque contrat qui est signé, que les revenus additionnels pour les Québécois excèdent le rabais qui serait donné sur le coût marginal », a-t-il ajouté.

Objectif 2050

Plus d’une semaine après l’annonce du départ, plus tard au printemps, de la PDG d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, François Legault a réitéré que le gouvernement devait travailler avec les entreprises afin d’atteindre son objectif de décarboner l’économie de la province d’ici 2050.

« Quand on regarde les entreprises industrielles, ça représente 30 % des GES [gaz à effet de serre] au Québec. C’est le deuxième groupe qui pollue le plus après les transports, qui sont à 43 %. […] Qu’est-ce qu’il faut faire ? Pour le bien des Québécois, pour le bien de la planète, il faut remplacer les énergies polluantes qui sont utilisées par ces entreprises-là, les remplacer par des énergies propres, essentiellement par de l’électricité », a-t-il dit.

M. Legault a une fois de plus cité l’écart de richesse entre le Québec et ses voisins, notamment l’Ontario, mais aussi les États-Unis. « Enrichir la société, ce n’est pas une fin en soi, mais c’est un moyen pour se donner une meilleure qualité de vie », a martelé le premier ministre.

Selon lui, de nouvelles filières économiques – particulièrement les secteurs des batteries, ou bien l’aluminium vert et l’acier vert, produits avec l’hydroélectricité – permettront à des entreprises établies au Québec de produire des produits qui seront intégrés ensuite « dans d’autres produits un peu partout dans le monde ».

Des barrages pour négocier 

François Legault a également ajouté mercredi un nouvel argument pour justifier la construction de nouveaux barrages hydroélectriques. En conférence de presse, le premier ministre a rappelé que le Québec négociera avec le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador le contrat d’électricité de Churchill Falls, avantageux pour le Québec, mais qui prend fin en 2041.

« Je ne veux pas me retrouver sans plan B dans ma poche et être obligé d’accepter n’importe quel tarif que [le premier ministre] Andrew Furey me proposera », a dit M. Legault.

« Si on veut être dans une bonne posture de négociation avec Terre-Neuve, nous devons avoir un plan pour Churchill Falls, et ça veut dire de nouveaux barrages. C’est important de comprendre que nous ne pourrons pas bien répondre à tous nos besoins [énergétiques] uniquement avec l’éolien, le solaire ou toute autre énergie intermittente », a-t-il ajouté.

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