OMS

2,54 milliards

Somme que l’Organisation mondiale de la santé veut recueillir en 2023 pour répondre à un nombre sans précédent d’urgences sanitaires qui se produisent simultanément dans le monde. (AFP)

Royaume-Uni

Nouvelle grève des ambulanciers

Le personnel des ambulances britanniques a observé lundi une nouvelle grève pour demander des augmentations de salaire face à l’inflation, dans un Royaume-Uni où la multiplication des conflits sociaux ne semble pas près de se tarir face à l’inflexibilité du gouvernement. Il s’agit de la troisième grève en cinq semaines pour les ambulanciers du service public de santé dont les infirmières étaient déjà en grève deux jours la semaine dernière après une première mobilisation inédite en décembre. La grogne sociale s’étend à de nombreux secteurs au Royaume-Uni, où l’inflation atteint 10,5 %, selon les derniers chiffres. Mais celui de la santé, frappé par un sous-financement chronique et un manque d’effectifs, est particulièrement touché. Une nouvelle journée d’action massive est annoncée pour le 6 février, alors que le gouvernement est en train de faire adopter une loi sur le service minimum dans plusieurs secteurs, dont la santé et les transports.

— Agence France-Presse

France

La réforme des retraites adoptée malgré la contestation

Le gouvernement français a adopté lundi en Conseil des ministres sa réforme des retraites controversée, affichant sa détermination à aller jusqu’au bout sans rien céder sur les principales revendications des syndicats, qui entendent amplifier la mobilisation contre ce projet phare du président Emmanuel Macron. La réforme est aussi rejetée par le gros des oppositions et, selon les sondages, une grande majorité des Français. Jeudi, entre un et deux millions de personnes ont manifesté, la prochaine mobilisation étant prévue pour le 31 janvier. À l’issue du Conseil, le ministre du Travail, Olivier Dussopt, a fermé la porte à tout recul sur le report de l’âge légal de la retraite de 62 à 64 ans, au cœur de la contestation. Le chef de l’État a estimé dimanche avoir déjà fait preuve d’« ouverture » par rapport au programme qui prévoyait initialement les 65 ans. Cette hausse se veut une réponse à la dégradation financière des caisses de retraite et au vieillissement de la population.

— Agence France-Presse

Antarctique

Un immense iceberg se détache de la banquise

Un immense iceberg d’une taille équivalant à plus de 15 fois la superficie de Paris s’est détaché dimanche de l’Antarctique, ont indiqué lundi des scientifiques britanniques. Ce phénomène n’est pas dû aux changements climatiques, même si la région est menacée par le réchauffement, selon le British Antarctic Survey (BAS). Le bloc de glace, qui fait 1550 kilomètres carrés, s’est détaché de la zone de banquise nommée « barrière de Brunt », dimanche soir, lors d’une marée de forte amplitude qui a agrandi une fissure existante sur la glace, elle-même baptisée Chasm-1. Les glaciologues y observent depuis une dizaine d’années la progression de vastes fissures dans la glace. « Ce détachement était attendu et constitue un comportement naturel de la barrière de Brunt. Il n’est pas lié aux changements climatiques », a expliqué le glaciologue Dominic Hodgson. Le continent subit toutefois les affres du réchauffement du climat, avec des températures record enregistrées l’an dernier, où la banquise a atteint le minimum jamais enregistré en 44 ans d’observation.

— Agence France-Presse

Liban

Reprise de l’enquête sur l’explosion au port de Beyrouth

Après une suspension de plus d’un an, l’enquête libanaise sur l’explosion dévastatrice au port de Beyrouth a repris lundi, malgré la persistance d’énormes pressions politiques, et deux responsables de la sécurité ont été inculpés. Le 4 août 2020, des centaines de tonnes de nitrate d’ammonium stockées dans un entrepôt au port ont explosé. Bilan : plus de 200 morts et 6500 blessés, outre les destructions et le traumatisme national. Les causes exactes de cette énorme explosion sont toujours inconnues ; elle a été imputée par une grande partie de la population à la corruption et la négligence de la classe dirigeante, accusée aussi par les familles des victimes et des ONG de torpiller l’enquête pour éviter des inculpations. À la surprise générale, le juge Tarek Bitar « a décidé de reprendre l’enquête » et d’inculper deux hauts responsables de la sécurité, soit le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, proche du Hezbollah, et le chef de la Sûreté d’État, Tony Saliba, proche de l’ex-président Michel Aoun.

— Agence France-Presse

Allemagne

Vers un procès pour un groupuscule d’extrême droite

Cinq extrémistes de droite allemands, soupçonnés d’avoir projeté l’enlèvement du ministre de la Santé et le renversement de l’État, ont été mis en accusation et devraient comparaître en procès, a annoncé lundi le parquet fédéral. Le groupuscule, composé de quatre hommes et d’une femme, est notamment accusé de « préparation d’une action de haute trahison » contre l’État. Il revient désormais au tribunal régional de Coblence de décider du renvoi en procès des suspects, arrêtés au cours de l’année dernière. Le groupuscule se serait formé en janvier 2022 et leur idéologie aurait été « largement influencée » par la femme du groupe, Elisabeth R., déterminée à combattre la Loi fondamentale allemande et à permettre la renaissance de l’Empire sur la base de la Constitution de 1871. Le groupe aurait concocté un plan en trois phases, avec en premier lieu un sabotage des installations électriques pour déclencher un « blackout ». Il projetait ensuite l’enlèvement du ministre de la Santé, Karl Lauterbach, après avoir tué ses gardes du corps. Ces actions devaient créer les conditions d’une « guerre civile », selon le parquet fédéral, et la désignation d’un nouveau dirigeant, autour duquel les membres du groupe auraient « occupé des fonctions centrales au sein de l’exécutif ».

— Agence France-Presse

Négociations de paix

Le Canada rabroué par le Cameroun

Ottawa — Le Cameroun inflige un camouflet diplomatique au Canada, en niant que celui-ci jouera le rôle de médiateur dans le litige opposant le gouvernement camerounais aux séparatistes anglophones, et ce, trois jours après qu’Ottawa en a fait l’annonce officielle.

Dans un communiqué publié lundi sur les réseaux sociaux, le ministre de la Communication du Cameroun, René Emmanuel Sadi, a affirmé qu’en dépit « d’informations disséminées dans certains médias », aucun pays étranger n’avait reçu le mandat d’arbitrer le conflit.

« Le gouvernement du Cameroun informe les communautés nationale et internationale qu’il n’a confié à aucun pays étranger ou entité extérieure un rôle de médiateur et de facilitateur pour régler le conflit dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest », lit-on dans le document estampillé d’un sceau gouvernemental.

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly, a pourtant annoncé vendredi qu’Ottawa avait « accepté de jouer un rôle de facilitateur dans ce processus, dans le cadre de son engagement à promouvoir la paix et la sécurité et à faire progresser le soutien à la démocratie et aux droits de la personne ».

Malgré cette rebuffade, « notre déclaration tient », a indiqué son attaché de presse, Adrien Blanchard. « Nous sommes en communication avec les parties », a-t-il ajouté, en notant que dans cette affaire, « le seul intérêt du Canada est de contribuer à une résolution pacifique et à un avenir plus sécuritaire pour les civils affectés par ce conflit ».

Des rencontres secrètes au Canada

Le pays d’Afrique centrale avait fait appel au gouvernement canadien l’été dernier pour l’inviter à jouer le rôle de médiateur dans le litige opposant le gouvernement camerounais aux séparatistes anglophones, selon nos informations.

Des rencontres secrètes ont eu lieu à Montebello, à Mont-Tremblant et à Toronto afin de permettre aux parties de négocier, a aussi confirmé à La Presse une source gouvernementale canadienne qui a requis l’anonymat, n’étant pas autorisée à discuter publiquement du dossier.

— Mélanie Marquis, La Presse

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