Cryptomonnaies

Le bitcoin se fait malmener

Le prix du bitcoin a reculé fortement mardi et s’est approché du seuil symbolique de 30 000 $ US, pas franchi depuis le mois de janvier, entraînant les autres cryptomonnaies dans son sillage.

Vers 15 h 30, le bitcoin perdait 7,46 %, à 32 729 $ US, un niveau inobservé depuis la mi-mai, quand la volatile cryptomonnaie avait temporairement perdu 30 % en une séance.

La deuxième cryptomonnaie en importance, l’ethereum, perdait dans la foulée 11,2 %, à 2361 $ US.

La baisse du jour « devrait être étourdissante pour une seule séance, mais ce n’est plus une surprise pour les investisseurs de l’univers des cryptomonnaies », indique Hugh Shields, analyste chez SpreadEx.com, qui qualifie ce marché d’« anomalie ».

Aucune explication concrète ne semblait expliquer la baisse des cours mardi, mais certains analystes soulignaient que la saisie de bitcoins appartenant aux pirates de Darkside représentant 2,3 millions de dollars américains par les autorités américaines avait pu jouer un rôle.

L’ancien président américain Donald Trump a par ailleurs qualifié le bitcoin d’« escroquerie » qui faisait « concurrence au dollar » lors d’une intervention sur la chaîne de télévision Fox Business.

« Les efforts des gouvernements de partout dans le monde pour réguler les cryptomonnaies créent des vagues d’inquiétudes », soulignent les analystes de Hargreaves Lansdown.

Une volatilité énorme

Depuis fin 2020, le prix du bitcoin avait notamment été dopé par l’intérêt d’investisseurs professionnels, de fonds d’investissement aux grandes banques de Wall Street en passant par le constructeur de véhicules électriques Tesla, qui y a investi une partie de sa trésorerie.

Entre le début de l’année dernière et son pic, atteint mi-avril à 64 870 $ US, le cours du bitcoin avait gagné près de 800 %. Depuis, la cryptomonnaie a perdu plus de 50 %.

La volatilité inquiète certains de ces investisseurs : le fonds britannique Ruffer, d’habitude connu pour sa prudence, avait surpris en investissant dans le bitcoin en novembre, mais a affirmé lundi s’être défait de ses cryptomonnaies, empochant au passage 1,1 milliard US de profit.

« Quelque chose comme dogecoin est évalué à 40 milliards US », a souligné Duncan MacInnes, un des gestionnaires de Ruffer, pour expliquer au Financial Times sa décision de vendre.

La cryptomonnaie dogecoin, créée comme une parodie, mais souvent mise en avant par le milliardaire et patron de Tesla Elon Musk, a connu une année encore plus mouvementée que celle du bitcoin : son cours est passé de moins d’un dixième de cent en janvier à près de 70 cents US en mai. Il évolue actuellement autour de 31 cents US.

Revue boursière

Toronto poursuit sur sa lancée

La Bourse de Toronto a connu une deuxième séance record de suite, propulsée par le secteur de l’énergie et en particulier par le prix du pétrole. De son côté, la Bourse de New York a terminé mardi sans conviction, s’orientant modestement à la hausse grâce au secteur technologique, les investisseurs attendant des données américaines sur l’inflation jeudi.

— La Presse Canadienne

Le pétrole à un sommet depuis 2018

Le contrat de référence sur le pétrole américain a terminé mardi à un sommet depuis octobre 2018 à la veille d’un rapport qui devrait révéler un nouveau recul des stocks de brut aux États-Unis. Le baril de WTI pour le mois de juillet, qui se négocie au New York Mercantile Exchange, a fini en hausse 1,18 %, ou 72 cents US, à 70,05 $ US. L’Agence américaine d’information sur l’énergie doit publier ce mercredi en fin de matinée ses chiffres hebdomadaires sur les réserves pétrolières dans le pays. Les analystes interrogés par Bloomberg s’attendent à ce que les stocks de brut reculent pour la troisième semaine consécutive. Ces prédictions sous-entendent une reprise de la consommation au moment où les États-Unis entrevoient un retour à la normale de leur économie avec le net ralentissement de la propagation de la pandémie.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.