France et Angleterre

700

Nombre de migrants ayant traversé lundi la Manche, à bord de petites embarcations, pour rejoindre les côtes anglaises. C’est le chiffre le plus élevé depuis le début de l’année, selon le ministère britannique de la Défense. (AFP)

Télescope spatial James Webb

Une rare image de la galaxie de la Roue de chariot dévoilée

La NASA a publié mardi une rare et superbe image d’une galaxie éloignée de 500 millions d’années-lumière, la galaxie de la Roue de chariot, dont les anneaux apparaissent avec une clarté jusqu’ici inégalée grâce au flambant neuf télescope spatial James Webb. Tout comme notre Voie lactée, les astronomes pensent que la galaxie de la Roue de chariot était par le passé une galaxie spirale. Mais un évènement spectaculaire lui a donné sa forme : la collision avec une autre galaxie plus petite (non visible sur l’image). Deux anneaux se sont alors formés depuis le centre de la collision, similaires aux ondulations en cercles concentriques provoquées par un caillou jeté dans l’eau. C’est ce qui lui a valu son nom évocateur. Le premier anneau, plus au centre, est très brillant, et le second, à l’extérieur, est en expansion depuis 440 millions d’années. — Agence France-Presse

La Chine s’attend à une baisse de sa population d’ici 2025

La population de la Chine va commencer à chuter d’ici 2025, malgré la fin de la politique de l’enfant unique censée encourager les naissances dans le pays le plus peuplé du monde, a indiqué le ministère de la Santé. Le pays asiatique est confronté à une crise démographique avec un vieillissement rapide de la population active, un ralentissement économique et la plus faible croissance démographique du pays depuis des décennies. L’an dernier, le taux de natalité a atteint un bas historique et cette tendance est amenée à se poursuivre. « Le taux de croissance de la population a considérablement ralenti. Il entrera dans une phase de croissance négative au cours du 14e Plan quinquennal » (2021-2025), a averti lundi dans un rapport le ministère de la Santé. La Chine a assoupli sa politique de limitation des naissances ces dernières années. Elle a autorisé les couples à avoir deux enfants dès 2016, puis trois depuis l’an dernier. Mais ces décisions n’ont pas entraîné de boom des naissances. Les couples sont refroidis par la hausse du coût de la vie, du logement et surtout de l’éducation des enfants.

— Agence France-Presse

Climat

Nouvelle vague de chaleur en France, touchée par la sécheresse

Frappée par une troisième vague de chaleur estivale qui remonte et s’intensifie dans le sud du pays, la France est désormais entièrement frappée par la sécheresse, conséquence du mois de juillet le plus sec jamais enregistré. La France devrait connaître ce mercredi des températures maximales « souvent supérieures ou égales à 35 °C, avec des pointes à 39 ou 40 °C dans le sud-ouest », a prévenu mardi l’organisme public Météo-France. Toutefois, la répétition des pics de chaleur complique inhabituellement la situation, mettant les personnes les plus fragiles et la nature à rude épreuve. Pour le mois de juillet, le cumul des précipitations a été de seulement 9,7 millimètres, un déficit de 84 % par rapport aux normales du pays. Ces restrictions d’eau inquiètent les agriculteurs, en particulier pour la culture du maïs. Selon les scientifiques, la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes est une conséquence directe du réchauffement climatique, les émissions de gaz à effet de serre augmentant à la fois leur intensité, leur durée et leur fréquence.

— Agence France-Presse

Yémen

La trêve prolongée de deux mois, annonce l’ONU

L’ONU a annoncé mardi la prolongation in extremis pour « deux mois supplémentaires » de la trêve en vigueur au Yémen, avec l’espoir d’« intensifier » les négociations pour parvenir à une paix plus « durable » dans ce pays ravagé par près de huit ans de guerre. Confronté à l’une des pires crises humanitaires au monde, le pays le plus pauvre de la péninsule arabique est dévasté par le conflit qui oppose les forces du gouvernement, appuyées par une coalition militaire menée par l’Arabie saoudite depuis 2015, aux rebelles houthis soutenus par l’Iran, le rival de Riyad dans la région. Le cessez-le-feu « inclut un engagement des parties à intensifier les négociations pour parvenir à un accord de trêve élargi dès que possible », a précisé l’émissaire de l’ONU pour le Yémen, Hans Grundberg. Selon lui, des tractations sont en cours via l’ONU « afin de consolider l’opportunité offerte par la trêve de s’orienter vers une paix durable ». — Agence France-Presse

Arrêté avec une arbalète à Windsor

Un homme inculpé pour menace à la reine Élisabeth II

L’intrus armé d’une arbalète arrêté le jour de Noël dans le territoire du château de Windsor, à l’ouest de Londres, où se trouvait Élisabeth II, a été inculpé pour menace à la souveraine britannique, des poursuites rarissimes. Jaswant Singh Chail, 20 ans, est poursuivi en vertu de l’article 2 du « Treason Act » de 1842 qui punit les tentatives de « blesser ou nuire à Sa Majesté » et prévoit soit la prison soit un bannissement de sept ans, a indiqué la Metropolitan Police mardi dans un communiqué. Il est également inculpé de menace de mort et de possession illégale d’arme. Actuellement détenu, il comparaîtra le 17 août à la Westminster Magistrates’ Court de Londres. Le jeune homme, vivant à Southampton, avait été interpellé le 25 décembre, vers 8 h 30 locales, quelques instants après avoir pénétré sur les terres du château, devenu ces dernières années la résidence principale d’Élisabeth II. En pull à capuche noir et en masque blanc, l’homme avait dit : « Je suis désolé pour ce que j’ai fait et ce que je vais faire. Je vais tenter d’assassiner la reine Élisabeth. »

— Agence France-Presse

Climat

Le monde ne se prépare pas suffisamment au pire, alertent des scientifiques

L’éventualité d’un enchaînement de catastrophes à cause du réchauffement de la planète est « dangereusement sous-exploré » par la communauté internationale, alertent des scientifiques dans une étude publiée mardi, appelant le monde à envisager le pire pour mieux s’y préparer.

Dans un article publié dans la revue PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), les chercheurs affirment que trop peu de travaux ont été consacrés aux mécanismes susceptibles d’entraîner des risques « catastrophiques » et « irréversibles » pour l’humanité : par exemple, si les hausses de température sont pires que prévu ou si elles provoquent des cascades d’évènements non encore envisagés, voire les deux.

« C’est sur les scénarios qui comptent le plus que nous en savons le moins », écrit Luke Kemp, du Centre d’étude du risque existentiel de Cambridge.

Plus les recherches sur les points de basculement du climat de la Terre – comme la fonte irréversible des calottes glaciaires ou la perte de la forêt amazonienne – se multiplient, plus il devient nécessaire de prendre en compte les scénarios à haut risque dans la modélisation du climat, explique Johan Rockström, directeur de l’Institut de Potsdam sur les impacts climatiques et coauteur.

« Les voies de la catastrophe ne se limitent pas aux impacts directs des températures élevées, tels que les évènements météorologiques extrêmes. Les effets d’entraînement tels que les crises financières, les conflits et les nouvelles épidémies pourraient déclencher d’autres calamités et entraver le rétablissement après des catastrophes potentielles telles que la guerre nucléaire », ajoute Luke Kemp.

Programme d’aide

L’équipe propose en réponse un programme de recherche pour aider les gouvernements à combattre les « quatre cavaliers » de « l’apocalypse climatique » : la famine et la malnutrition, les phénomènes météorologiques extrêmes, les conflits et les maladies à transmission vectorielle.

Les auteurs soulignent que les rapports scientifiques successifs des experts climat de l’ONU (GIEC) se sont principalement concentrés sur les effets prévus d’un réchauffement de 1,5 à 2 °C.

Mais les actions actuelles des gouvernements placent plutôt la Terre sur la trajectoire d’un réchauffement de 2,7 °C d’ici la fin du siècle, loin des 1,5 °C visés par l’accord de Paris en 2015.  

L’étude suggère qu’une certaine tendance scientifique à « privilégier le moins pire scénario » a conduit à ne pas prêter suffisamment attention aux impacts potentiels d’un réchauffement de 3 °C ou plus.  

Ces chercheurs ont calculé que les zones de chaleur extrême – avec une température moyenne annuelle supérieure à 29 °C – pourraient concerner deux milliards de personnes d’ici à 2070.

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.