Covax

50 %

L’Organisation mondiale de la santé a demandé lundi aux fabricants de vaccins contre la COVID-19 de mettre à disposition du dispositif international COVAX la moitié de leur production de doses cette année. Alors que les pays riches ont pris d’assaut les vaccins, COVAX, qui fournit gratuitement en doses les pays défavorisés et veut assurer une distribution équitable parmi ceux qui sont en mesure de les payer, ne parvient pas à fonctionner à plein régime. (AFP)

Inde

Vaccination gratuite pour tous et levée des restrictions

L’Inde a décidé lundi de rendre la vaccination contre la COVID-19 gratuite pour tous à partir de 18 ans, alors que la récente vague meurtrière se calmant dans les grandes métropoles du pays.

« Toute personne âgée de 18 ans pourra se faire vacciner gratuitement », a annoncé le premier ministre indien Narendra Modi en soulignant que ce programme financé par « le gouvernement central » entrerait en vigueur le 21 juin.

Jusqu’à maintenant, seule la vaccination des personnes âgées d’au moins 45 ans était prise en charge par l’État fédéral, source de multiples querelles entre le gouvernement fédéral et ceux des États régionaux.

Seulement environ 180 millions d’Indiens, soit 14 % de la population, ont reçu une dose de vaccin et 45 millions, soit 3,4 %, deux doses.

Dans le cadre de cette nouvelle politique, 75 % de tous les vaccins produits en Inde vont être achetés par le gouvernement fédéral, les cliniques privées pouvant acheter les 25 % restants.

Parallèlement, New Delhi et Bombay ont commencé à lever les mesures de restriction. « Nous devons continuer à nous protéger des infections et remettre l’économie sur les rails », a tweeté lundi le premier ministre de Delhi, Arvind Kejriwal.

Le ministère indien de la Santé a estimé que le nombre total de décès depuis le début de la pandémie est légèrement inférieur à 347 000. Les experts affirment que les bilans sont globalement sous-évalués.

Haïti

Le controversé référendum constitutionnel reporté

Un référendum constitutionnel prévu le 27 juin en Haïti et largement contesté par l’opposition a été reporté sine die en raison de la pandémie de coronavirus, a annoncé lundi soir l’administration électorale haïtienne. « Cette décision est motivée par les difficultés pour le conseil de rassembler et de former l’ensemble du personnel vacataire pour la réalisation du scrutin », a affirmé le conseil électoral provisoire haïtien dans un communiqué. Aucune date pour sa tenue n’a pour l’instant été fixée. Un nouveau calendrier électoral sera établi « après les recommandations des autorités sanitaires et les avis techniques des cadres de l’institution électorale », selon le conseil. L’annonce du report sine die du scrutin satisfait les opposants à la présidence qui exigent l’annulation pure et simple de la procédure. « C’est un prétexte que d’évoquer le coronavirus : le gouvernement se retrouve empêtré dans un projet de référendum inconstitutionnel illégal, illégitime et impopulaire », a réagi l’ancien député Jerry Tardieu. Un tel scrutin soulève des critiques jusque dans le camp présidentiel, car la procédure est accusée de ne pas respecter les dispositions de l’actuelle Constitution.  

— Agence France-Presse

Chine

Une nouvelle loi prévue pour contrer les sanctions étrangères

La Chine envisage d’introduire une nouvelle loi pour protéger ses entreprises des sanctions étrangères, ont rapporté lundi les médias d’État, alors que Pékin cherche à tenir tête à la pression croissante des États-Unis. Le Parlement du pays a débattu d’un projet de loi, a rapporté la télévision d’État sans donner plus de détails. La nouvelle loi devrait être adoptée l’année prochaine, a indiqué l’agence de presse nationale Xinhua. La semaine dernière, Pékin a accusé Washington d’étouffer les entreprises chinoises et a émis des menaces voilées de représailles après que l’administration Biden a élargi la liste noire d’entreprises dans lesquelles les Américains n’ont pas le droit d’investir. Le président américain Joe Biden et son prédécesseur Donald Trump ont tous deux ciblé des entreprises chinoises considérées comme une menace pour la sécurité nationale américaine, car accusées de soutenir les activités militaires de Pékin. En janvier, la Chine a riposté aux sanctions internationales en autorisant les tribunaux chinois à sanctionner les entreprises qui se conforment à des lois étrangères portant atteinte aux intérêts nationaux. — Agence France-Presse

Sri Lanka

Des courriels clés en lien avec le naufrage d’un navire effacés

La justice du Sri Lanka chargée d’enquêter sur l’incendie et le naufrage d’un cargo porte-conteneurs qui menace de provoquer une catastrophe écologique a indiqué lundi avoir appris que des échanges de courriels essentiels entre le représentant local de l’armateur et le capitaine du navire avaient été effacés. Le MV X-Press Pearl, immatriculé à Singapour, avait signalé une fuite d’acide à bord au représentant de l’entreprise au Sri Lanka, Sea Consortium Lanka, mais celui-ci n’avait pas alerté les autorités locales, a affirmé le procureur Chalani Perera. Il a ajouté que les enquêteurs avaient découvert que Sea Consortium Lanka avait effacé ses échanges de courriels avec le capitaine russe du navire, Vitali Tioutkalo. Le MV X-Press Pearl, qui transportait notamment 25 tonnes d’acide nitrique et des quantités énormes de matières plastiques, a commencé à sombrer mercredi, après avoir été victime d’un incendie qui a duré 13 jours, au large du port de Colombo. Ordre a été donné de protéger l’épave du navire. L’enregistreur de données du voyage, équivalent pour un bateau d’une « boîte noire », a été retrouvé le week-end dernier. — Agence France-Presse

France

Un procès prévu pour l’écrasement d’un vol d’Air Algérie en 2014

Sept ans après l’écrasement du vol AH5017 d’Air Algérie au Mali, la compagnie espagnole Swiftair, propriétaire de l’avion, est renvoyée en correctionnelle pour « homicides involontaires », accusée de « négligences » dans la formation de ses pilotes. La compagnie était propriétaire de l’appareil McDonnell Douglas MD-83 qu’elle avait loué avec l’équipage à Air Algérie. Le 24 juillet 2014, l’appareil qui effectuait un vol Ouagadougou-Alger s’était écrasé en plein Sahel, dans le nord du Mali, avec à son bord 110 passagers, dont 54 Français, 23 Burkinabés, des Libanais, des Algériens et 6 membres d’équipage, tous espagnols. En pleine nuit, alors que l’aéronef traversait une zone intertropicale orageuse, la non-activation du système d’antigivrage avait conduit à la formation de cristaux de glace dans des capteurs de pression, entraînant la décélération automatique des moteurs, sans réaction appropriée de l’équipage et jusqu’au décrochage fatal. — Agence France-Presse

Israël 

La coalition anti-Nétanyahou fixée sur son sort avant le 14 juin

Le Parlement israélien a ouvert la voie à de possibles rebondissements en se donnant lundi jusqu’à sept jours pour organiser un décisif vote de confiance au nouveau gouvernement, qui pourrait évincer du pouvoir le président Benyamin Nétanyahou après 12 ans à la tête du pays. Ce vote est la dernière étape avant l’installation au pouvoir de la coalition hétéroclite formée in extremis le 2 juin par le chef de l’opposition Yaïr Lapid avec deux partis de gauche, deux du centre, trois de droite dont Yamina (radicale nationaliste) et la formation arabe israélienne Raam (islamiste). Dans l’intervalle de sept jours, long en politique israélienne, tout est encore possible, M. Nétanyahou, chef du parti de droite Likoud, étant déterminé à se battre jusqu’au bout.

— Agence France-Presse

Mexique

Le président optimiste malgré un revers électoral

Le président mexicain Andrés Manuel López Obrador s’est réjoui que sa coalition gouvernementale soit sur la bonne voie pour garder le contrôle de la Chambre des députés, malgré un revers aux élections législatives qui devrait l’affaiblir.

Selon de premières estimations officielles de l’Institut national électoral (INE), Morena, le parti du président, a perdu sa majorité absolue à la Chambre des députés, compliquant son projet de « transformation » du pays. « Les résultats définitifs émergeront des dépouillements qui débuteront mercredi », a déclaré le président de l’INE, Lorenzo Córdova.

Mais M. López Obrador a pris un ton optimiste lundi, notant que Morena et ses alliés politiques devraient toujours occuper plus de la moitié des sièges.

« Je suis très reconnaissant, car le résultat de cette élection est que les partis qui soutiennent le projet de transformation qui est en cours auront une majorité à la Chambre des députés », a-t-il déclaré à la presse.

Les législatives de dimanche étaient considérées comme un référendum sur les plus de deux années de fonction de M. López Obrador, assombries par la pandémie de COVID-19, qui a tué 229 000 personnes et ravagé l’économie, et les violences des cartels.

Au moins 90 politiciens ont été assassinés dans les mois précédant les élections désignant les membres de la Chambre basse du Congrès, 15 des 32 gouverneurs d’États mexicains et des milliers d’élus locaux.

La veille du scrutin, cinq responsables d’un bureau de vote ont été tués par des hommes armés qui ont tendu une embuscade à un groupe de personnes qui transportaient du matériel électoral dans une camionnette dans le sud du pays.

La découverte de deux têtes humaines dans deux bureaux de vote à Tijuana, une ville frontalière avec les États-Unis, a alourdi ce climat déjà pesant.

Selon les premières estimations, le parti présidentiel devrait obtenir 190 à 203 des 500 sièges de la Chambre des députés.

« Défaite pour López Obrador »

M. López Obrador a été élu en 2018 pour un mandat de six ans sur la promesse de réviser le modèle économique « néolibéral » du Mexique, d’extirper la corruption et de mettre fin aux gaspillages d’une élite de privilégiés.

La coalition au pouvoir disposait jusqu’ici d’une supermajorité des deux tiers qui permettait à M. López Obrador de modifier la Constitution sans négocier avec ses opposants et sans quoi il aura plus de mal à faire passer les réformes prévues.

« C’est une défaite pour López Obrador. Pas écrasante, mais elle l’affaiblit, lui et son projet, car il nécessite des révisions constitutionnelles », estime l’analyste politique José Antonio Crespo.

— Agence France-Presse

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