Chine

« La réunification de notre pays peut être réalisée, et le sera. »

— Le président de la Chine Xi Jinping, qui a promis samedi une « réunification » inéluctable avec Taiwan par des moyens « pacifiques », alors que l’île fait état ces derniers jours d’un nombre record d’incursions d’avions militaires de Pékin. Il s’exprimait à l’occasion des évènements soulignant le 110e anniversaire de la Révolution de 1911, qui renversa la dernière dynastie chinoise. (AFP)

Afghanistan

Les talibans demandent aux États-Unis de ne pas les « déstabiliser »

Les talibans ont exhorté les États-Unis de ne pas « déstabiliser » le gouvernement qu’ils ont mis en place à Kaboul, lors de la première rencontre samedi à Doha, au Qatar, entre des représentants des deux parties depuis le retrait américain d’Afghanistan. Cette réunion s’est tenue au lendemain d’un attentat suicide revendiqué par le groupe armé État islamique en Afghanistan qui a fait plus de 60 morts, le plus meurtrier depuis le départ des troupes américaines du pays, le 30 août. « Nous leur avons dit clairement que tenter de déstabiliser le gouvernement en Afghanistan n’était bon pour personne », a affirmé le ministre taliban des Affaires étrangères, Amir Khan Muttaqi, à l’agence de presse afghane Bakhtar. Les États-Unis ont maintenu leurs contacts avec les nouveaux maîtres de l’Afghanistan après leur prise de Kaboul mi-août, mais il s’agissait samedi de la première réunion en direct entre deux délégations. Après avoir accueilli pendant des années les pourparlers entre les talibans et les États-Unis, le Qatar continue de jouer un rôle de médiateur influent.

— Agence France-Presse

États-Unis

Le Texas rétablit sa loi sur l’avortement

Une Cour d’appel fédérale a permis au Texas de rétablir sa loi ultra-restrictive qui rend l’avortement illégal une fois que les battements de cœur de l’embryon sont détectés, soit environ après six semaines de grossesse, quand la plupart des femmes ignorent encore être enceintes. La loi baptisée « Texas Heartbeat Act » ne prévoit pas d’exception en cas de viol ou d’inceste. Elle était entrée en vigueur le 1er septembre avant d’être bloquée temporairement mercredi par un juge fédéral du Texas à la suite d’une plainte du gouvernement de Joe Biden. Mais le procureur général du Texas, le républicain Ken Paxton, a fait appel devant une cour fédérale, réputée comme une des plus conservatrices du pays. Elle lui a donné raison et de nouveau a interdit les interruptions volontaires de grossesse. Selon toute vraisemblance, le gouvernement fédéral contestera la décision de la Cour d’appel. Il a jusqu’à mardi après-midi pour réagir.

— Agence France-Presse

République tchèque

Défait, le premier ministre Babiš rencontre le président

Le premier ministre sortant de République tchèque, le populiste milliardaire Andrej Babiš, doit rencontrer dimanche le président Milos Zeman, son allié, avec l’espoir de se maintenir au pouvoir malgré sa courte défaite aux législatives. L’alliance d’opposition Ensemble (centre droit) disposerait d’une majorité de 108 sièges au Parlement (qui compte 200 élus) si elle forme une coalition plus large avec le Parti pirate anti-système et le mouvement centriste des Maires et indépendants (STAN). Ensemble, qui regroupe le Parti démocratique civique (droite), TOP 09 (centre droit) et l’Union chrétienne démocrate (centre), a obtenu 27,78 % des voix, un souffle devant le mouvement populiste ANO de M. Babiš (27,14 %). Constitutionnellement, c’est au président qu’il revient de désigner le nouveau premier ministre. Or, avant le scrutin, Milan Zeman il avait laissé entendre qu’il choisirait M. Babiš. Malade, ce président prorusse contraint à voter de chez lui devrait rencontrer M. Babiš pour des entretiens informels dimanche matin, avant un rendez-vous plus officiel prévue mercredi, selon son entourage.

— Agence France-Presse

Autriche

Le chancelier Sebastian Kurz démissionne, soupçonné de corruption

Le chancelier conservateur d’Autriche, Sebastian Kurz, soupçonné d’être impliqué dans une affaire de corruption, a annoncé samedi soir sa démission, nouveaux soubresauts politiques dans ce pays d’Europe centrale.

Celui qui était devenu fin 2017 le plus jeune dirigeant élu de la planète est emporté par le scandale pour la deuxième fois, après une précédente tempête politique en 2019 qu’il avait spectaculairement réussi à surmonter.

« Il serait irresponsable de glisser vers des mois de chaos ou d’impasse », a-t-il déclaré devant la presse à Vienne, expliquant se retirer pour la « stabilité » du pays tout en réfutant de « fausses accusations ».

« Je veux céder la place pour éviter le chaos », a-t-il ajouté, disant avoir proposé le nom de son ministre des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, pour lui succéder.  

« Chancelier fantôme »

Depuis l’annonce mercredi par le parquet de l’ouverture d’une enquête à son encontre pour corruption, Sebastian Kurz était sous pression pour se retirer.

Le dirigeant de 35 ans avait jusqu’alors refusé, dénonçant des allégations « fabriquées ».

Il a finalement préféré prendre les devants alors qu’il était sous la menace d’une nouvelle destitution par le Parlement.

Les Verts, partenaires minoritaires du gouvernement conservateur de l’ÖVP, avaient en outre accru leurs critiques au fil des jours.

Vendredi, le vice-chancelier et leader des écologistes, Werner Kogler, avait jugé que M. Kurz n’était « plus apte à exercer ses fonctions », à l’issue d’entretiens avec les chefs des autres partis.  

Peu après la prise de parole du chancelier, M. Kogler a salué une « décision appropriée », espérant désormais « poursuivre le travail gouvernemental » avec M. Schallenberg, qu’il rencontrera dimanche.

L’opposition s’est en revanche montrée moins enthousiaste, déplorant la poursuite du « système Kurz ». « En résumé, depuis une heure, M. Kurz n’est plus chancelier, mais chancelier fantôme », a réagi la cheffe de l’opposition sociale-démocrate, Pamela Rendi-Wagner.

Couverture médiatique favorable

M. Kurz est soupçonné d’avoir utilisé par le passé des fonds gouvernementaux pour s’assurer une couverture médiatique favorable.  

Selon le parquet, de 2016 à 2018, des articles élogieux et des études d’opinion « partiellement manipulées » auraient été publiés en échange de l’achat d’espaces publicitaires par le ministère des Finances, géré à cette époque par les conservateurs.  

M. Kurz et neuf autres suspects, ainsi que trois organisations, sont visés par une enquête pour diverses infractions liées à cette affaire. Des perquisitions ont eu lieu mercredi, notamment au siège de l’ÖVP et à la chancellerie.

Il reste à la tête du parti conservateur et siégera au Parlement.

— Agence France-Presse

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