Le chiffre du jour

27 millions

Vingt-sept millions de personnes, soit un tiers de la population de la République démocratique du Congo, souffrent d’insécurité alimentaire aiguë, ont alerté mardi l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

— Agence France-Presse

Inde

Couvre-feu nocturne imposé à New Delhi

New Delhi a imposé à ses 25 millions d’habitants un couvre-feu nocturne à compter de mardi soir, un jour après que l’Inde a enregistré un nombre record de nouveaux cas de COVID-19. Ce chiffre vient en effet pour la première fois de dépasser les 100 000 en 24 heures. Le gouvernement de la capitale indienne a estimé que la hausse soudaine du nombre des cas et « le taux élevé de positivité » rendaient nécessaire un couvre-feu nocturne de 22 h à 5 h jusqu’à la fin du mois d’avril. Seules les personnes assurant des services jugés essentiels ou celles se rendant aux centres de vaccination seront autorisées à circuler dans les rues dans l’intervalle. Delhi a enregistré 3548 nouveaux cas lundi, ce qui reste nettement inférieur au pic de près de 9000 qui avait été atteint en novembre. Mardi soir, après l’entrée en vigueur du couvre-feu dans la capitale, les magasins ont fermé et les vendeurs de rue ont suspendu leurs activités, mais la circulation automobile se poursuivait sur certains axes. Le gouvernement indien s’est pour le moment refusé à réimposer un confinement national, comme cela avait été le cas en mars 2020, pour ne pas plomber l’économie.

— Agence France-Presse

Paris

Anne Hidalgo rattrapée par le débat sur la propreté

« Cri de révolte » pour ses opposants, « campagne de dénigrement » pour sa majorité : potentielle candidate à la présidentielle, la maire de Paris, Anne Hidalgo, se voit rattrapée par le débat sur la propreté dans la capitale. Déchets à même la rue, traces d’urine, festin de rats, mobilier urbain rafistolé, plots en plastique et blocs de béton… Le débat sur la propreté de la Ville Lumière a été relancé depuis quelques jours sur les réseaux sociaux où de nombreuses photos, publiées sous le mot-clic #saccageparis, ont fait réagir. Le mouvement a ainsi donné lieu à une bataille de chiffres pour savoir combien d’utilisateurs uniques étaient derrière les milliers de tweets. « Il ne faut pas chercher le complot : il y a eu un cri de révolte parti d’habitants, de collectifs de riverains, de citoyens anonymes désespérés de voir l’état de leur quartier et de la capitale », fait valoir la porte-parole des Républicains (droite) Nelly Garnier. La promesse d’Anne Hidalgo de doubler de 500 millions à 1 milliard d’euros le budget consacré à l’entretien et à la rénovation des rues, faite lors de la campagne municipale de 2020, tient toujours.

— Agence France-Presse

Belgique

Aux soins intensifs, les parents ont remplacé les grands-parents

En Belgique, la moyenne d’âge des patients COVID-19 en soins intensifs a baissé : « nous n’avons plus les grands-parents, plutôt les parents, de 40, 50 ou 60 ans », a souligné mardi un infirmier belge, alors que la pression sur le système hospitalier s’accroît. Mardi, les autorités sanitaires belges recensaient, dans ce pays de 11,5 millions d’habitants, 3053 personnes hospitalisées en raison de la pandémie, dont 865 aux soins intensifs, un chiffre qui a doublé en un mois. « Au rythme actuel, nous aurons atteint le seuil de 1000 patients aux soins intensifs dans une semaine », a déclaré en conférence de presse un porte-parole des autorités. La Belgique, qui compte environ 2000 lits de soins intensifs, avait déjà été durement éprouvée par les deux vagues précédentes, avec des pics d’occupation à 1285 en avril et même à 1474 en novembre, d’après l’institut Sciensano. Entamée début janvier, la vaccination protège davantage les aînés ; le taux de mortalité est moins élevé que lors de la première vague, car les malades, moins âgés, sont plus résistants. Si le chiffre moyen de nouvelles infections commence à diminuer en Belgique (4300 par jour recensées mardi, soit une baisse de 10 % sur une semaine), l’effet ne devrait être perceptible dans les hôpitaux que dans plusieurs semaines.

— Agence France-Presse

Russie

Des partisans d’Alexeï Navalny arrêtés devant son pénitencier

Une dizaine de partisans d’Alexeï Navalny ont été interpellés mardi par la police russe, devant sa colonie pénitentiaire de Pokrov, située à 100 km à l’est de Moscou. Les partisans étaient allés réclamer des informations sur l’état de santé du principal détracteur du Kremlin, ayant récemment dit souffrir de fièvre, d’une forte toux et de douleurs au dos. Selon son avocate, M. Navalny a perdu cinq kilos depuis qu’il a cessé de s’alimenter le 31 mars. En milieu d’après-midi, trois fourgons de la police sont arrivés pour interpeller les participants au rassemblement, dont la médecin et la militante d’opposition Anastassia Vassilieva, et le correspondant de CNN en Russie. Selon la police locale, neuf personnes ont été arrêtées pour « troubles à l’ordre public ». Dans la soirée, Mme Vassilieva a été relâchée, selon son équipe. Le journaliste interpellé a également annoncé sur Twitter avoir été relâché quelques heures après son interpellation. D’après des informations parues lundi soir, M. Navalny a été transféré dans une unité médicale après l’aggravation de son état, en l’occurrence l’apparition de fièvre et de toux. Selon l’avocate de M. Navalny, la prison ne dispose que d’un aide-soignant et d’aucun médecin. Elle a affirmé lundi que son client pesait 80 kg, contre 93 à son arrivée dans cette prison et 85 au début de sa grève de la faim.

— Agence France-Presse

Danemark

Le passeport vaccinal fait ses débuts

Copenhague — Après avoir franchi la porte du salon de coiffure fraîchement rouvert, Rune Højsgaard brandit son « Coronapas » sur son téléphone : parmi les premiers en Europe, le Danemark a commencé mardi à utiliser son « passeport » COVID-19, sésame d’un plan de réouverture progressive du pays d’ici fin mai.

Offert sous la forme d’une application sécurisée ou en format papier, il permet pour l’heure d’entrer dans certains petits commerces – coiffeurs, salons de beauté, auto-écoles… – en prouvant soit que le porteur est entièrement vacciné, soit qu’il a déjà contracté la COVID-19 avec un test positif de deux à douze semaines, soit qu’il a effectué un test négatif depuis moins de 72 heures.

« Ça fait trois mois que j’attends de me faire couper les cheveux », confie à l’AFP M. Højsgaard, un informaticien de 42 ans, ravi de pouvoir retrouver le salon. « J’ai fait un test samedi, il est valable jusqu’à cet après-midi. J’ai l’habitude de me faire tester une ou plusieurs fois par semaine, donc ce n’est pas vraiment un problème pour moi », explique-t-il.

Le Coronapas n’est pour le moment pas utilisé pour les voyages, même si le gouvernement en a, à terme, l’intention. Il sera, en revanche, obligatoire pour accéder aux terrasses dont la réouverture est prévue le 21 avril, puis pour entrer dans les restaurants, les musées, les théâtres et les cinémas à partir du 6 mai.

La réouverture quasi générale est envisagée le 21 mai, date choisie parce qu’elle doit correspondre avec la fin de la vaccination des plus de 50 ans.

Système provisoire

Le Coronapas est provisoire, assurent les autorités danoises, mais devrait rester en vigueur jusqu’à ce que la totalité de la population danoise ait eu accès au vaccin, en théorie au cours de l’été.

Les entrepreneurs qui n’exigent pas la présentation du Coronapas seront passibles d’une amende d’un minimum de 400 euros (595 $ CAN) et pouvant aller jusqu’à 6000 euros (8920 $) en cas de récidive, a précisé le ministère de la Justice. Pour les clients, l’amende avoisinera les 330 euros (490 $).

Ce dispositif coercitif suscite aussi des mécontents. Samedi, le mouvement anti-restrictions « Men in Black » organise une nouvelle manifestation à Copenhague, contre le Coronapas.

— Agence France-Presse

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