COVID-19

Les nouvelles du jour concernant la crise du coronavirus au Québec

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Finis les partys

Des amendes pourront bientôt être imposées sur-le-champ aux organisateurs de rassemblements de plus de 10 personnes dans les résidences privées

Québec — Les policiers sont en voie d’obtenir le pouvoir d’imposer sur-le-champ des amendes salées à ceux qui organisent des partys et réunissent plus de 10 personnes à leur domicile.

Il s’agit du moyen privilégié pour le moment par le gouvernement Legault afin d’intervenir pour contrer ces rassemblements dans les résidences privées, ces réunions de famille et partys entre amis, qui sont devenus les premiers responsables de la transmission du coronavirus à l’heure actuelle.

Lors d’un point de presse mercredi, le premier ministre François Legault a expliqué qu’il est pour l’instant « difficile pour le gouvernement, les policiers ou qui que ce soit de pouvoir contrôler la situation dans les maisons ». « Vous savez qu’au Québec, pour pouvoir entrer dans les maisons, ça prend un mandat », a-t-il rappelé. « Est-ce qu’on demande aux policiers de rentrer sans mandat dans les maisons ? Ce n’est pas simple. »

Il a confirmé que des discussions sont en cours entre la Sécurité publique et le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) pour se doter de meilleurs moyens d’intervention dans les demeures.

À la suite de plaintes

Le DPCP autoriserait les corps policiers à délivrer des « constats rapides », aussi appelés « constats portatifs », pour une infraction concernant les rassemblements dans les résidences privées. En clair, les policiers imposeraient sur-le-champ une amende lorsqu’ils constatent un rassemblement de plus de 10 personnes dans un domicile. Ils interviendraient à la suite de plaintes. Il n’est donc pas question d’autoriser les parties de pêche, soit de les laisser frapper aux portes au hasard pour faire des inspections.

À l’heure actuelle, le processus est plus complexe et moins dissuasif, selon le gouvernement. Un policier doit rédiger un rapport d’infraction général. Ce rapport est ensuite transmis au DPCP et peut mener à une amende de 1000 $ à 6000 $ – ce qui est loin d’être le cas systématiquement. Le constat n’est pas remis sur-le-champ au contrevenant. À Québec, on ne pouvait confirmer que l’amende resterait à un minimum de 1000 $ avec les constats rapides.

Les policiers ont obtenu le pouvoir de donner des constats rapides à deux reprises depuis le début de la pandémie.

En avril, le DPCP avait donné le feu vert à cette mesure pour contrer « les rassemblements extérieurs et intérieurs », comme elle le signalait dans un communiqué. Or, lorsqu’il y a des changements aux décrets gouvernementaux, l’autorisation doit être renouvelée, ce qui n’a pas été fait, a expliqué une source bien au fait du dossier. À titre d’exemple de changement, la limite de 10 personnes dans une maison est apparue le 8 juin.

La semaine dernière, les constats rapides ont été autorisés contre ceux qui ne portent pas le masque dans les lieux publics fermés – comme les commerces et les transports en commun.

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Nombre de constats d’infraction remis depuis le début de la pandémie pour des infractions à la Loi sur la santé publique, en date du 1er septembre, selon une compilation transmise par le DPCP

Les amendes liées à ces constats totalisent 5,3 millions de dollars. Des personnes prises en défaut les contestent.

Il s’agit surtout de « constats portatifs », c’est-à-dire des constats remis sur-le-champ par les policiers. On en compte 2941, ce qui représente 81 % de l’ensemble des constats. Il y a eu jusqu’ici 695 « constats longs » signifiés par le DPCP, à la suite de rapports d’infraction généraux des policiers.

Les constats sont beaucoup moins nombreux que le nombre de rapports d’infraction faits par les policiers que dévoilait récemment la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault. Elle parlait de 8000.

Dans les faits, la majorité des rapports d’infraction des policiers ne mènent pas à des constats et à des amendes de la part du DPCP contre les fautifs, témoigne une source fiable qui a requis l’anonymat parce qu’elle n’était pas autorisée à faire de commentaires sur la place publique.

Moins pressé de sévir contre les manifestations

Québec est moins pressé d’intervenir contre les manifestations antimasques. Ils étaient des centaines, mardi, aux portes du parlement ; des milliers, samedi, à Montréal.

« On n’exclut rien dépendamment de l’évolution de la situation » au sujet des manifestations, « mais on ne prévoit rien à court terme », a affirmé François Legault. Il a précisé qu’il pourrait y avoir une intervention du gouvernement si les manifestations généraient des infections à la COVID-19. Ce n’est pas le cas pour le moment, selon lui.

Il est délicat à ses yeux d’intervenir auprès des complotistes. « Est-ce qu’on veut faire des martyrs, entre guillemets, de ces personnes-là ? » a-t-il lancé.

Le directeur national de santé publique, le DHoracio Arruda, a pour sa part affirmé lors d’une brève mêlée de presse qu’il « n’est pas content » quand il observe des citoyens se rassembler sans mesures de distanciation physique, alors qu’une recrudescence de cas de COVID-19 s’observe depuis plusieurs jours.

« C’est clair que je ne suis pas content, mais il faut que j’aie la preuve [que ces manifestations mènent à des éclosions] pour être capable d’agir », a-t-il affirmé.

Si tous les partis de l’opposition reconnaissent comme le gouvernement que le droit de manifester est important en démocratie, ils appellent les autorités de santé publique à donner des consignes claires aux manifestants pour préserver le Québec d’une deuxième vague de COVID-19.

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Québec se prépare à un reconfinement partiel

Québec — Les Québécois qui vivent dans des régions marquées par une recrudescence soutenue des cas positifs de COVID-19 peuvent se préparer à un reconfinement partiel. Fermeture des bars, des salles à manger des restaurants, interdiction de pratiquer certains sports ou fermeture des gyms : la Santé publique ne lésine pas sur les mesures qu’elle pourrait prendre afin d’éviter un nouveau confinement général à l’échelle de la province.

Ces informations émanent d’un document de travail qui a été produit par la Direction de santé publique pour le gouvernement Legault et qui a été transmis lors d’un webinaire plus tôt cette semaine à des membres de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Ce document a été présenté par le conseiller médical stratégique adjoint à la Direction générale de santé publique, le DÉric Litvak, qui était aussi présent à Montréal en compagnie du ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, quand celui-ci a présenté au début du mois son nouveau système d’alertes régionales par couleurs (du vert au rouge).

« De l’orange sous peu »

En point de presse mercredi, le premier ministre François Legault a laissé présager que des régions pourraient passer au code orange à court terme. Il a expliqué que les données du jour sur l’évolution de la contagion ne lui permettaient pas de déclarer « l’alerte modérée » dans certains secteurs. Mais la situation pourrait changer rapidement : « Qu’est-ce que ça sera demain ? Après-demain ? », a-t-il lancé. Mardi, le directeur national de santé publique, le DHoracio Arruda, a indiqué que « c’est sûr qu’on va avoir de l’orange sous peu ».

La Santé publique envisage de limiter les rassemblements privés à 6 personnes plutôt que 10 et les rassemblements organisés à 50 personnes plutôt que 250 lorsqu’une région passe du jaune à l’orange, c’est-à-dire du deuxième au troisième palier d’alerte.

Pour les régions qui seraient en alerte orange (aucune ne l’est à l’heure actuelle), la Santé publique recommande au gouvernement du Québec de fermer les bars, les brasseries et les casinos, de fermer les salles à manger intérieures des restaurants, pour ne permettre que la livraison et les plats à emporter, d’interdire les sports de combat, le football, le basketball et les autres sports de contacts, d’interdire les compétitions sportives et les matchs, de fermer les gyms et les spas ainsi que d’imposer le port du masque obligatoire en tout temps dans les salles de spectacles, même lorsque les spectateurs sont assis, ou dans les marchés extérieurs.

Code rouge

Dans l’éventualité où une région passerait en code rouge, c’est-à-dire l’alerte maximale, le reconfinement serait encore plus sévère. La Santé publique recommande entre autres d’interdire les rassemblements privés, de limiter les déplacements interrégionaux, de fermer les salons d’esthétique et de coiffure, de limiter les services de santé privés (comme les dentistes) aux services urgents et semi-urgents, d’interdire la pratique d’à peu près tous les sports à l’intérieur et de fermer l’hébergement touristique.

L’objectif de la Santé publique, explique-t-on dans le document, est de « limiter les impacts sanitaires, sociaux et économiques de la COVID-19 » ainsi que « d’éviter de surcharger le système de soins et de protéger les personnes les plus vulnérables ».

La classification de chaque région selon un code de couleurs sera révisée de façon périodique, « au minimum une fois par semaine », après « analyse et délibération à la Table de coordination nationale en santé publique […]. » Des recommandations quant aux mesures à prendre seront finalement faites par le directeur national de santé publique, le DHoracio Arruda, au premier ministre François Legault.

Les oppositions réclament de la transparence

À Québec, mercredi, les partis de l’opposition ont tour à tour dénoncé le manque de clarté et de transparence du gouvernement Legault, alors que le nombre de nouveaux cas de COVID-19 augmente sans cesse. Ils ont également réclamé que Québec dévoile ses projections quant au nombre de citoyens qui seraient frappés par une deuxième vague, comme il l’avait fait au printemps dernier lors de la première vague.

« J’ai l’impression que les codes de couleurs de vert jusqu’à rouge démontrent davantage l’inquiétude du gouvernement qu’une gradation des mesures. Moi, au Bas-Saint-Laurent, on est devenus jaunes, mais je ne sais pas ce que ça veut dire. Puis si on devient orange, je ne sais pas ce que ça veut dire non plus », a dénoncé le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé.

« Il faut que les gens prennent conscience de ce qui se passe. C’est la seule façon qu’on y arrive ; il faut que le gouvernement communique ces scénarios. »

— Marie Montpetit, porte-parole libérale en matière de santé

De son côté, le député Sol Zanetti, de Québec solidaire, a dit constater une baisse de confiance dans la population relativement aux messages des autorités. Il a affirmé que la seule solution était une plus grande transparence.

Legault réplique

Le premier ministre François Legault a répliqué qu’il ne détenait pas d’autres projections que celles dévoilées au mois de juin. « Moi aussi, je demande à la Santé publique de mettre ça à jour, mais pour l’instant, ils n’ont pas assez d’informations pour bien comprendre où on s’en va compte tenu du fait qu’il y a une grosse augmentation des cas, mais pas d’augmentation des hospitalisations et des décès », a-t-il soutenu lors d’un point de presse.

« Quand on regarde le nombre d’hospitalisations et le nombre de décès, c’est pas mal en ligne avec la prévision du mois de juin. Par contre, il y a vraiment beaucoup plus de nouveaux cas que ce qu’on avait prévu au mois de juin. »

— François Legault, premier ministre du Québec

« En fin de semaine passée, j’ai jasé avec différents premiers ministres des autres provinces, puis c’est la même chose qu’on voit dans les autres provinces aussi », a ajouté M. Legault.

Tout faire pour éviter une « hémorragie »

Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, estime pour sa part qu’il faut tout faire pour qu’il n’y ait pas d’« hémorragie » sur le plan économique en cas de recrudescence exponentielle des nouveaux cas de COVID-19. Québec évalue l’opportunité de déployer de nouveaux programmes destinés aux entreprises afin de compléter ceux qui ont été mis en place par le gouvernement fédéral.

M. Fitzgibbon exclut toutefois des programmes spécifiques aux bars, qui pourraient être les premiers établissements fermés dans les régions qui passeraient au code d’alerte orange. L’aide de Québec sera généralisée à l’ensemble des PME.

Si le Québec devait procéder à un nouveau confinement total, comme à l’hiver dernier, « ça serait un désastre » sur le plan économique, a prévenu le ministre. Ce dernier encourage les Québécois à respecter les mesures sanitaires afin d’éviter une telle situation.

— Avec La Presse Canadienne

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Objectif : 35 000 tests par jour

Ottawa accorde 675 millions à Québec pour augmenter la capacité de tests dans la province

Québec — Alors que les cliniques de dépistage sont débordées dans plusieurs régions du Québec, le gouvernement Legault touchera 675 millions du fédéral pour arriver à faire passer sa capacité de tests quotidiens à 35 000. Ottawa versera au total 3 milliards à Québec pour « une relance sécuritaire » de l’économie.

Le gouvernement Trudeau a fait connaître mercredi le détail des investissements qui seront faits dans le cadre de l’Accord sur la relance sécuritaire, conclu cet été avec les provinces, pour les aider à affronter la deuxième vague tout en relançant leur économie. Le financement du fédéral atteindra plus de 19 milliards.

Une somme de 4,28 milliards est destinée aux provinces uniquement pour augmenter leur capacité de dépistage, de traçage et de gestion des résultats. L’objectif est d’en arriver à 200 000 tests par jour à l’échelle canadienne.

« Le Québec augmentera graduellement sa capacité à réaliser des tests de dépistage en la faisant passer de 24 000 à 35 000 tests par jour », écrit le premier ministre François Legault dans une lettre adressée à son vis-à-vis canadien, rendue publique mercredi.

« Cela nécessitera des investissements pour les ressources humaines, les équipements et les infrastructures dédiées à cette opération », ajoute M. Legault. Pour la recherche de contacts, il précise que les « ressources affectées aux enquêtes téléphoniques seront augmentées » pour assurer un suivi plus rapide des cas.

Cliniques débordées

Depuis que huit régions du Québec ont tourné au jaune, c’est-à-dire en mode préalerte, les files d’attente se sont allongées devant les cliniques de dépistage. L’affluence était telle mercredi à la clinique de dépistage à l’auto à Longueuil qu’il n’y avait plus de place pour la journée avant même l’heure d’ouverture officielle.

Le Québec a enregistré mercredi 3 nouveaux décès liés à la COVID-19 et a franchi le cap des 300 cas confirmés en 24 heures, avec 303. Le nombre d’hospitalisations a diminué de 3 pour atteindre un cumul de 130. Parmi les personnes hospitalisées, 26 se trouvent aux soins intensifs, une augmentation de 3.

Parmi les nouveaux décès rapportés mercredi, deux sont survenus à Laval et un dans la région de la Capitale-Nationale.

L’attente était d’ailleurs aussi longue pour subir un test dans la Capitale-Nationale, où la Santé publique a ordonné un dépistage massif préventif à l’école primaire Sans Frontière, fréquentée par plus de 300 élèves. La région observe une hausse de 30 % de son volume habituel dans ses cliniques de dépistage.

Québec a effectué 22 568 tests dans les 24 dernières heures.

Mardi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, demandait à la population d’être compréhensive. « Je suis fier qu’on ait passé d’en moyenne 12 000 [tests par jour] au mois de juillet à quelque 20 000 cette semaine. »

« Je demanderais aux gens de comprendre qu’on fait notre effort. J’ai vu les files d’attente qu’il y avait en Ontario hier. [...] Tout le monde vit un peu le même processus. »

— Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, au sujet du temps d’attente pour passer un test de dépistage

75 000 tests en Ontario

Dans la lettre du premier ministre de l’Ontario Doug Ford, on révèle qu’il entend déployer – à l’aide des sommes fournies par le fédéral – des mesures pour augmenter le nombre de tests quotidiens dans sa province à 78 000. M. Ford affirme que cette hausse du nombre de tests quotidiens permettra à l’Ontario d’atteindre son ratio par habitant selon les objectifs établis par le gouvernement fédéral.

Le premier ministre dit également dans la lettre que l’Ontario s’est engagé à effectuer régulièrement 50 000 tests par jour dès l’automne. La lettre précise que la province procède actuellement à environ 25 000 tests par jour.

— Avec La Presse Canadienne

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Les masques protégeraient aussi le porteur, selon des chercheurs

Porter un masque pourrait empêcher une éventuelle infection par le coronavirus de dégénérer en maladie trop grave, avancent des chercheurs dans le New England Journal of Medicine et le Journal of General Internal Medicine. Essentiellement, le port du masque pourrait limiter la charge virale à laquelle le patient est initialement exposé, et donc la gravité subséquente de la maladie. Il s’agit d’une précision importante, alors que depuis le début de la pandémie, on explique à la population que le port du masque sert principalement à freiner la propagation du virus d’une personne à l’autre. « Si jamais on est infecté malgré le port d’un couvre-visage, les données préliminaires semblent démontrer une protection contre une maladie plus sévère, a commenté la Dre Caroline Quach-Thanh, du CHU Sainte-Justine. S’il y a moins de virus qui rentrent dans tes poumons, tu es moins malade. » Il y a toutefois plusieurs bémols à apporter à cette nouvelle, précise la Dre Quach-Thanh, notamment le fait qu’il n’est pas impossible qu’une maladie moins grave dans l’immédiat soit porteuse de moins bonnes nouvelles à plus long terme. — La Presse Canadienne

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Des dizaines de personnalités visées par des menaces en ligne

Québec — Les personnalités publiques et les politiciens qui commentent l’évolution de la pandémie de COVID-19 sont plus que jamais la cible de propos violents et menaçants sur les réseaux sociaux. Selon ce qu’a appris La Presse, la Sûreté du Québec (SQ) a reçu ces dernières semaines plus d’une dizaine de signalements concernant des individus agressifs en ligne qui ont dû être rencontrés par des agents.

Mercredi, le chef par intérim du Parti québécois (PQ), Pascal Bérubé, a signalé pour la deuxième fois cette semaine à la police les propos d’un individu sur Facebook qui a écrit qu’il méritait la « peine de mort » pour ses positions critiques envers les manifestants complotistes.

M. Bérubé avait aussi signalé plus tôt cette semaine les propos d’un autre homme sur Twitter qui affirmait que sa conjointe et lui ne pourraient « plus marcher dans les rues bientôt ».

« C’est encore un exemple de menace de mort qui s’adresse à la fois au premier ministre et à moi. […] Je l’ai signalé aussi à la police. Je n’accepte pas de me faire menacer en raison de mes prises de position politiques », a déclaré le chef péquiste à La Presse.

« En démocratie, on a le droit d’être en désaccord et de l’exprimer, mais pas de menacer de mort une personne avec laquelle on est en désaccord. Ça suffit ! »

— Pascal Bérubé, chef par intérim du Parti québécois

L’individu en question qui a écrit sur Facebook se fait appeler Billy Gagné. Il commentait l’entrevue qu’a donnée M. Bérubé à QUB Radio dans laquelle il se demandait si Québec devait imposer le port du masque aux manifestants qui se rassemblent pour dénoncer les mesures sanitaires prises pour freiner la propagation de la COVID-19 dans la province.

« Pascal Bérubé, tu es pire que pire, tu vas mériter la même peine que ton mentors François Legault, crime contre l’humanité, vous êtes des criminels de guerre, c’est indiscutable = peine de mort, j’espère que justice sera rendu », a écrit M. Gagné (citation exacte).

M. Gagné est connu des policiers dans la région de Matane. Il a déjà été condamné à 19 mois de prison pour braquage à domicile. La SQ a confirmé mercredi à La Presse que l’homme avait été interrogé par les policiers en lien avec le message qu’il avait envoyé à Pascal Bérubé.

Escalade de violence

À la Sûreté du Québec, on assure que « toutes les situations du genre sont prises au sérieux » et que « les gens qui tiennent ce genre de propos s’exposent à des conséquences », a affirmé mercredi à La Presse le lieutenant Hugo Fournier, du service des communications.

La police nationale reçoit beaucoup de plaintes concernant des individus agressifs en ligne, mais la violence vise particulièrement depuis quelque temps les personnalités publiques, dont les politiciens, qui parlent de la COVID-19. Les individus qui écrivent des propos menaçants sont rencontrés par des agents, qui définissent si les propos qui ont été écrits ou tenus sont des menaces au sens du Code criminel.

« Les gens doivent comprendre que faire des menaces sur les réseaux sociaux, c’est criminel, et qu’on est en mesure d’intervenir au besoin pour les arrêter. »

— Le lieutenant Hugo Fournier de la Sûreté du Québec

Pascal Bérubé n’est pas le seul à recevoir des menaces sur les réseaux sociaux. La semaine dernière, la SQ a aussi interpellé deux hommes qui ont tenu des propos menaçants envers le premier ministre François Legault, estimant qu’il devait payer « de sa vie » pour les mesures sanitaires qu’il impose.

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