Science

À petites doses

Quelques milligrammes de toute l'actualité scientifique de la semaine

Des humains plus petits ?

Le réchauffement de la planète pourrait bien faire en sorte que les humains seront moins grands dans l’avenir, croit un paléontologue britannique, qui vient de sortir un livre intitulé The Rise and Reign of the Mammals. Steve Brusatte, professeur à l’Université d’Édimbourg, rappelle que les animaux vivant dans les régions les plus chaudes sont généralement plus petits que ceux vivant dans les zones plus froides. En entrevue au quotidien The Guardian, M. Brusatte a déclaré que ce changement physique était une façon assez courante pour les mammifères de faire face à des changements climatiques. Une hypothèse qui n’est pas soutenue cependant par tous les scientifiques en ce qui concerne les humains. La réponse dans plusieurs milliers d’années...

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Des tomates peuvent-elles améliorer la performance de panneaux solaires ?

Des chercheurs chinois ont découvert qu’ils pouvaient améliorer les performances d’une nouvelle génération de panneaux solaires en y ajoutant du lycopène. On trouve cette substance notamment dans la tomate et d’autres fruits et légumes de couleur rouge ou orange. Le lycopène permet d’améliorer la performance de panneaux solaires faits de pérovskite et non de silicone. La pérovskite est un minerai composé de titane et de calcium qui permettrait de meilleures performances pour les panneaux solaires. Le pigment de la tomate permettrait de ralentir la dégradation des nouvelles générations de cellules solaires appelées à être de plus en plus populaires. L’étude a été publiée dans la revue Advanced Energy Materials.

Le chiffre

15 000

On le sait maintenant, les changements climatiques augmentent les risques de nouvelles pandémies. Conséquence du réchauffement, de la destruction de leurs habitats, de plus en plus d’animaux se rapprochent des zones habitées, augmentant du même coup le risque de transmission de nouveaux virus. Des chercheurs de l’Université Georgetown, aux États-Unis, ont calculé qu’au moins 15 000 nouvelles transmissions virales interespèces devraient se produire d’ici 2070, même en limitant le réchauffement à 2 oC. Ces risques seront plus élevés dans certaines régions du monde comme l’Afrique tropicale et l’Asie du Sud-Est.

Santé et sentiers

À Winnipeg, les personnes vivant près de sentiers polyvalents (marche et vélo) nouvellement construits ont vu leur santé s’améliorer. C’est le constat d’une étude menée par l’Université du Manitoba au sujet de quatre sentiers aménagés dans la capitale manitobaine entre 2010 et 2012. Les gens vivant à moins de 400 m de l’un de ces sentiers ont vu leur santé cardiovasculaire s’améliorer et présentaient moins de risque de diabète et d’hypertension artérielle. Les facteurs de risque ont diminué de 8 % à 15 %, selon le sentier. Les auteurs estiment que leur étude devrait encourager les villes à aménager un plus grand nombre de sentiers pour piétons et cyclistes.

Les émissions de méthane sous-estimées en Australie

La quantité de méthane relâchée par les mines de charbon en Australie serait largement sous-estimée, selon une analyse menée par Ember, un groupe de réflexion britannique. Selon leurs calculs, ces émissions de méthane seraient en réalité deux fois plus importantes que les chiffres officiels dévoilés par le gouvernement. La méthode de calcul officielle n’offre pas un portrait exact, puisqu’elle tient compte de la quantité de charbon produite pour calculer les émissions. Dans certains cas, les résultats étaient jusqu’à 10 fois inférieurs à la réalité. Rappelons que l’Australie est le deuxième exportateur mondial de charbon. Le méthane est un gaz à effet de serre jusqu’à 80 fois plus puissant que le carbone. Un accord international a été adopté l’an dernier pour réduire les émissions mondiales de méthane de 30 % d’ici 2030, mais sans la signature de l’Australie.

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