Courrier

Charles et les changements climatiques

Nous avons reçu de nombreux commentaires à la suite de l’éditorial de Nathalie Collard sur les changements climatiques, « Pauvre Charles… », publié le 11 septembre. Voici un aperçu des courriels reçus.

Les politiciens que nous méritons

Nous avons les politiciens que nous méritons. Avec la CAQ au Québec, et plusieurs gouvernements provinciaux conservateurs, c’est clair que l’environnement n’est pas, et ne sera jamais, une priorité pour les Québécois et les Canadiens. Comme votre collègue Lagacé, je fais partie des climato-résignés.

— Martin Lavoie

Manque de cohérence

Vous dites que « la science est limpide quant aux conséquences des changements climatiques ». Alors pourquoi change-t-elle de pronostics pour une date donnée chaque fois qu’il y a un nouveau rapport ? Remarquez que je crois aux changements climatiques, mais je déplore le manque de cohérence de ce qu’aucun n’appelle la « science », ce qui favorise l’incrédulité (comment croire quelqu’un qui change toujours d’idée ?), ce qui, à son tour, provoque la relative inertie des décideurs de la planète.

— Gilbert Savard

Trop tard

Oui, pauvre enfant, à qui était confiée LA question qui aurait dû être la plus importante compte tenu de la crise climatique dans laquelle nous sommes tous et toutes impliqués ! Il n’a pas eu de véritables réponses à ses inquiétudes. Malheureusement ! Pourquoi n’en suis-je pas étonnée ? Je crois que, malheureusement, l’humanité devra frapper le mur avant de commencer à véritablement se mettre à la tâche, et je crains qu’il sera probablement trop tard pour empêcher des dommages irréparables.

— Françoise Cadieux, Longueuil

Qui est prêt à changer ?

Désolant. Arrêtez de constater et dites ce qu’il faut faire, s’il y a quelque chose à faire. Mais savez-vous que, pour atteindre les fameuses cibles, nous devrons cesser de vivre comme nous le faisons actuellement ? Personne n’est prêt à vivre cette décroissance annoncée et inévitable (pour atteindre des cibles qui seront probablement insuffisantes de toute façon) : pas vous, pas moi, et pas Charles. Alors, cessez de vous faire croire et d’essayer de nous faire croire que les politiciens devraient donc…

— Mathieu Lachance

En marge

Je suis peut-être en marge des sondés, car, pour moi, les changements climatiques sont primordiaux, et je pense que c’est à partir de la base – du citoyen – que l’on peut et doit faire une différence.

— Yves Lacasse, Sherbrooke

Le mur

Tout le monde sait qu’on va frapper le mur très bientôt. On le sait, mais on ne fait rien. Nos dirigeants sont préoccupés par leur réélection d’abord, puis par mille autres sujets plus ou moins importants, et l’environnement n’est pas le premier sur la liste. Comme individus, nous accomplissons beaucoup de petits gestes, mais nous sentons que c’est peu et que ça finira mal. Il y a beaucoup de fatalisme dans l’air.

— Françoise Raymond

Aucune vision d'ensemble

C’est exactement ce que j’attendais d’entendre au cours de cette campagne, et ce qui s’est malheureusement traduit, tant à gauche qu’à droite, par les traditionnelles promesses vides et disparates. Aucune vision d’ensemble qui témoigne d’une prise de conscience de ce que nous avons vécu depuis le début de la pandémie : nous pouvons changer notre mode de vie rapidement, au bénéfice de notre planète ! Et les phénomènes météorologiques des derniers mois devraient nous pousser à opérer ce changement d’autant plus rapidement.

— Katerine Tremblay, Gatineau

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.