Birmanie

« Le dernier jugement contre Aung San Suu Kyi est un jugement politique. »

— La présidente du comité Nobel, Berit Reiss-Andersen, réagissant à la condamnation lundi de l’ex-dirigeante birmane, assignée à résidence depuis le coup d’État militaire du 1er février dernier, à quatre ans de prison dans l’un des volets de son procès, au terme duquel elle risque des décennies de détention. (AFP)

Ouganda COVID-19

Après 83 semaines de fermeture, les écoles de nouveau ouvertes

Les écoles ougandaises ont rouvert aux élèves lundi, mettant fin à la plus longue interruption scolaire causée par la pandémie de COVID-19 au monde. La réouverture a provoqué des embouteillages dans certains quartiers de la capitale, Kampala, et des élèves pouvaient être vus portant leurs matelas dans les rues, un phénomène de retour à l’internat sans précédent depuis près de deux ans. Les écoles ougandaises sont totalement ou partiellement fermées depuis plus de 83 semaines, la plus longue perturbation au monde, selon les chiffres de l’agence culturelle des Nations unies. La fermeture a touché plus de 10 millions d’élèves. Le pays d’Afrique de l’Est de 44 millions d’habitants a fermé ses écoles pour la première fois en mars 2020, peu de temps après la confirmation du premier cas de coronavirus sur le continent africain. Certaines classes ont été rouvertes aux élèves en février 2021, mais un confinement total a de nouveau été imposé en juin alors que le pays faisait face à sa première forte augmentation.

— Associated Press

Ottawa cherche à resserrer les liens commerciaux avec Taiwan

Un accord de protection des investissements étrangers entre Taiwan et le Canada est en discussion, et ce, malgré les tensions persistantes avec la Chine continentale. Cette intention est accueillie avec une large approbation dans les milieux commerciaux et diplomatiques. La ministre du Commerce international, Mary Ng, en a fait l’annonce dans une déclaration publiée lundi, après s’être entretenue dimanche avec un ministre taïwanais. L’île représente un partenaire clé, car le Canada souhaite diversifier ses relations commerciales dans l’Indo-Pacifique. « Les ministres ont discuté de la nécessité pour le Canada et Taiwan de continuer à travailler ensemble pour promouvoir davantage de résilience dans la chaîne d’approvisionnement et des [occasions] commerciales mutuellement avantageuses », a déclaré le bureau de Mary Ng à propos de sa rencontre avec John Deng, ministre taïwanais sans portefeuille. La Chine critique généralement les pays qui vantent leurs liens économiques avec Taiwan. L’île est un membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce, ce qui permet au Canada d’approfondir avec elle ses échanges commerciaux.

— La Presse Canadienne

Saint-Pierre-et-Miquelon

Le député agressé par des « anti-pass » va porter plainte

Le député de La République en marche (LREM) Stéphane Claireaux a annoncé lundi son intention de porter plainte après avoir été visé la veille devant son domicile de Saint-Pierre-et-Miquelon par des projectiles lancés par des manifestants contre le pass sanitaire, une attaque qui, selon lui, « ressemblait à une lapidation ». « Je vais porter plainte, c’est une évidence. Certains peuvent penser qu’on ne prend pas les bonnes décisions. On reçoit tous des menaces de mort par courriel, [mais] il faut que ça arrête », a déclaré Stéphane Claireaux. Le député a raconté qu’il attendait les manifestants, qui devaient passer « devant [son] domicile », « afin de discuter avec eux ». « Il y avait une voiture qui était chargée d’algues, de goémon [ensemble d’algues], et les gens ont commencé à m’en lancer à la figure. Cela ressemblait à une lapidation », a-t-il ajouté. Cette agression a eu lieu quelques jours avant l’instauration, mercredi, du pass sanitaire à Saint-Pierre-et-Miquelon, collectivité de quelque 5900 habitants située au large de la côte orientale du Canada.

— Agence France-Presse

Kazakhstan

Le président dit avoir vaincu une « tentative de coup d’État »

Le président du Kazakhstan a assuré lundi que son pays avait vaincu une « tentative de coup d’État » de « terroristes » étrangers, après des émeutes meurtrières, promettant le départ sous peu des troupes russes appelées en renfort. La vie reprenait, elle, progressivement à Almaty, plus grande ville de ce pays d’Asie centrale, où les troubles ont été les plus graves. Les autorités ont rebranché par intermittence l’internet et rétabli progressivement les transports en commun, mais les façades calcinées de bâtiments publics et les carcasses de véhicules brûlés témoignaient encore des affrontements. Lors d’une visioconférence, le président kazakh, Kassym-Jomart Tokaïev, a fait le bilan des évènements devant son homologue russe, Vladimir Poutine, et d’autres alliés qui ont déployé plus de 2000 hommes dans l’ex-république soviétique. M. Tokaïev et le maître du Kremlin ont promis un retrait de ces forces une fois leur mission accomplie, tout en affirmant que les évènements sanglants avaient été orchestrés depuis l’étranger, rejetant l’idée d’un mouvement de contestation sociale ayant dégénéré face à l’ampleur de la misère et de la répression dans cette ancienne république soviétique autoritaire.

— Agence France-Presse

COVID-19

La Suède renforce ses mesures sanitaires

Confrontée à un rebond des cas de COVID-19, la Suède va instaurer de nouvelles mesures de lutte contre le virus, avec notamment un nombre limité de personnes pour les rassemblements publics et privés, a annoncé le gouvernement lundi. À compter de mercredi, les bars et les restaurants devront fermer à 23 h et les rassemblements publics en intérieur seront limités à 500 personnes – avec le passeport vaccinal obligatoire pour tout rassemblement de plus de 50 personnes. Les évènements privés seront plafonnés à 20 personnes à l’intérieur. « En ce moment, nous faisons face à des niveaux record de transmission », a déclaré la première ministre Magdalena Andersson, lors d’une conférence de presse. Le pays, qui compte 10,3 millions d’habitants, a enregistré mercredi un nombre record de près de 24 000 cas en 24 heures, dépassant largement le précédent record de 11 376 cas établi en décembre 2020, selon des chiffres de l’Agence de santé publique, qui montrent qu’Omicron est désormais le variant dominant en Suède. Il est désormais recommandé aux adultes de limiter leurs interactions sociales et d’avoir davantage recours au télétravail.

— Agence France-Presse

Évacuation de Kaboul

Perdu dans le chaos, un bébé afghan retrouve sa famille

Kaboul — Remis à un soldat étranger, Sohail Ahmadi avait disparu le 19 août dans le chaos de l’évacuation de l’aéroport de Kaboul : la semaine dernière, le bébé a retrouvé sa famille après cinq mois de séparation.

Le nourrisson, alors âgé de 2 mois, avait été tendu par son père à un soldat qui surplombait la foule paniquée par l’arrivée au pouvoir des talibans, lesquels venaient de s’emparer de la capitale afghane.

Le père et l’enfant avaient été séparés. Malgré de longues recherches, impossible pour Mirza Ali Ahmadi de récupérer son bébé. C’est un chauffeur de taxi, Hamid Safi, qui l’a retrouvé, pleurant et abandonné sur le sol de l’aéroport.

« Je l’ai apporté à des femmes pour qu’elles l’allaitent », sans succès. « J’ai continué à chercher sa famille », jure le jeune homme de 29 ans qui s’était rendu à l’aéroport pour déposer son propre frère évacué.

« J’ai alors appelé ma femme et elle m’a dit de ramener le bébé à la maison. »

Le couple assure avoir continué à chercher, sans succès, les parents de l’enfant. Ils l’ont alors nommé Mohammad Abed et ont commencé à l’élever.

« Si nous n’avions pas trouvé sa famille, nous l’aurions protégé et élevé comme notre propre enfant », poursuit Hamid Safi.

Pendant trois jours, le vrai père de Sohail avait cherché son fils dans l’aéroport bondé. En désespoir de cause, cet ancien agent de sécurité de l’ambassade américaine s’était envolé pour les États-Unis avec sa femme et leurs quatre autres enfants.

« Comme sa mère »

Ce n’est que la semaine dernière que la famille de Sohail a pu retrouver sa trace à Kaboul, aidée par les réseaux sociaux et la police.

Le garçon a été confié à son grand-père, des séparations déchirantes pour le couple Safi et leurs trois filles.

« Je me sentais responsable de lui comme sa mère, explique Fatimah Safi, 27 ans. Il avait l’habitude de se réveiller souvent la nuit […]. Maintenant, quand je me réveille la nuit, il n’est pas là et cela me fait pleurer. »

Joint au téléphone dimanche, le père de Sohail ne cachait pas sa joie : « Nous étions dans un triste état ces cinq derniers mois. […] Mais quand nous avons trouvé notre bébé, nous étions heureux que Dieu nous ait rendu notre enfant. »

— Agence France-Presse

Ce texte provenant de La Presse+ est une copie en format web. Consultez-le gratuitement en version interactive dans l’application La Presse+.