Jets de Winnipeg

L’espoir faiblit, mais demeure

On va se le dire, ce n’était pas la joie devant la caméra officielle des Jets de Winnipeg vendredi soir.

Un à un, tous les membres de cette équipe qui ont été aperçus en vidéo après cette cruelle défaite face au Canadien avaient un peu une tête d’enterrement. Ce qui a tendance à survenir quand un club accuse un retard de 0-2 dans une série et que la source de l’espoir semble tarie, comme c’est le cas des Jets à cet instant précis.

L’entraîneur Paul Maurice, toujours prêt à chercher le bon côté des choses, nous a rappelé cette heureuse vérité : « La marque à cinq contre cinq a été de 0-0 », a-t-il tenu à dire.

Ce qui est vrai. Car vendredi soir, les Jets n’ont accordé qu’un seul but, et puis, en effet, ça n’a pas été à forces égales, mais bien en désavantage numérique.

Sauf que les Jets n’ont pu marquer, et pendant ce temps, Carey Price, peut-être le meilleur gardien de l’histoire de l’humanité, c’est selon, a dit non à chaque occasion.

Nikolaj Ehlers n’a pas eu l’air d’aimer ça quand on lui a suggéré que Price était « dedans la tête » des joueurs des Jets, pour citer Stéphane Ouellet à une autre époque.

« Nous nous concentrons sur notre travail à nous », a tenu à dire l’attaquant des Jets.

« Nous avons été en mesure de récolter des occasions de placer la rondelle au fond du filet. Or, il m’est d’avis que nous aurions avantage à poursuivre notre travail à cet effet, si je puis m’exprimer ainsi. »

— Nikolaj Ehlers

Avec tout ça, vous aurez compris que cette série à sens unique va maintenant se déplacer au Centre Bell, avec le troisième match, prévu dimanche soir. Pour les Jets, il s’agit déjà d’un match qu’on pourrait placer dans la catégorie des sans lendemain, non ?

Mais il se trouve que Paul Maurice ne voit pas les choses de cette façon.

« Je puis convenir qu’il s’agit pour nous d’un énorme défi, a admis l’entraîneur des Jets. Peut-être aurons-nous l’occasion de revoir Paul [Stastny] parmi nous. Une telle chose serait de nature à donner un coup de pouce à notre formation à l’avant, dirais-je. »

On a fait remarquer, à quelques occasions, que les Jets avaient déjà comblé des retards de 0-2 par le passé, mais le passé pourra-t-il venir les sauver, cette fois-ci ? Le passé, doit-on ajouter, est-il pertinent ?

La question se pose, et Blake Wheeler garde espoir. Parce qu’il le faut.

« Notre performance de vendredi soir, à mon avis, a été un pas dans la bonne direction… Pour nous, fort malheureusement, ç’a été l’une de ces occasions où la première équipe qui allait marquer allait être celle qui allait être en mesure de savourer le triomphe. Que pouvions-nous y faire ? »

Ç’a été tout pour les Jets. Qui ne semblaient pas d’humeur à ajouter quoi que ce soit, de toute façon.

Suspension de quatre matchs à Mark Scheifele

« Je voulais empêcher un but »

Mark Scheifele est catégorique : jamais, au grand jamais, il n’a voulu blesser Jake Evans. « J’ai été sous le choc, a-t-il fait savoir vendredi matin. Je ne croyais pas que c’était une mise en échec dangereuse. J’ai tenté de garder mon coude à l’intérieur et je voulais seulement donner à mon équipe une chance de remporter le match. Je voulais empêcher un but… » Mais Scheifele n’a pas empêché Jake Evans de marquer, et on connaît le résultat : le joueur du Canadien a été blessé gravement sur ce jeu, en fin de soirée mercredi soir à Winnipeg. Il a subi une commotion cérébrale, et le joueur des Jets, lui, a subi une suspension de quatre parties pour son geste. « Je ne sais même pas si je donne 20 mises en échec par saison, a ajouté Scheifele. Mon intention n’était pas de frapper, mais bien d’empêcher un but. Mais qu’est-ce que je peux faire ? La LNH a sa propre opinion là-dessus. » De toute évidence, la ligue et la direction des Jets ne voient pas les choses d’un même œil à ce sujet ; l’entraîneur Paul Maurice a expliqué vendredi matin qu’il s’attendait à ce que son joueur subisse une suspension de deux rencontres pour son geste.

— Richard Labbé, La Presse

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