Syrie

9,3 millions

Nombre d’enfants syriens ayant besoin d’assistance humanitaire, a averti l’ONU dimanche, un record depuis le début du conflit en 2011. L’ONU déplore par ailleurs une baisse des financements internationaux, affirmant avoir reçu « moins de la moitié des fonds nécessaires cette année ». (AFP)

Irlande du Nord

Londres appelle à l’union après la victoire du Sinn Féin

Après la victoire historique du Sinn Féin en Irlande du Nord, Londres a appelé dimanche nationalistes et unionistes à s’unir dans un exécutif local pour assurer la « stabilité » de la province britannique. Partisan d’une réunification avec la République d’Irlande, le Sinn Féin est devenu le premier parti nord-irlandais après un scrutin organisé jeudi. Le Parti unioniste démocrate, viscéralement attaché à l’union avec la Grande-Bretagne, menace toutefois de boycotter un nouvel exécutif, qui doit être codirigé par les nationalistes et unionistes en vertu de l’accord de paix du Vendredi saint conclu en 1998, si leurs exigences sur le Brexit ne sont pas satisfaites. « Avant tout, ce que nous voulons voir […], c’est de la stabilité », a déclaré dimanche le vice-premier ministre britannique, Dominic Raab, sur Sky News. « Nous voulons voir un exécutif être formé » et « les partis s’unir pour fournir cette stabilité aux gens ». Avant de rencontrer les dirigeants des partis locaux ce lundi, le ministre britannique chargé de la province, Brandon Lewis, a aussi estimé sur la BBC qu’il s’agissait d’un « moment important pour montrer que tout le monde peut travailler ensemble ».  

— Agence France-Presse

République Démocratique du Congo

Au moins 35 morts dans l’attaque d’une mine d’or en Ituri

Au moins 35 personnes ont été tuées par des miliciens de Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) dans l’attaque d’une mine d’or artisanale, deux jours après la commémoration de l’an 1 de l’état de siège en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. « Les Codeco ont tué dans la mine d’or “Camp Blanquette”. Il y a 29 corps ramenés à la cité de Pluto. Six corps calcinés ont été enterrés sur place », a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Bikilisende, bourgmestre de la commune rurale de Mungwalu dans le territoire de Djugu. « Ce bilan est provisoire, puisqu’il y a d’autres civils tués dont les corps ont été jetés dans des trous d’orpaillage et plusieurs autres civils sont portés disparus. La fouille se poursuit », a indiqué M. Bikilisende. La milice Codeco est un groupe armé structuré autour d’une secte religieuse. Elle prétend défendre les membres de la communauté Lendu contre la communauté rivale Hema et contre les forces de sécurité, et est considéré comme l’un des groupes les plus meurtriers de l’Est congolais.

— Agence France-Presse

Côte d’Ivoire

La COP15 contre la désertification s’ouvre à Abidjan

La COP15 contre la déforestation s’ouvre lundi à Abidjan, en présence de plusieurs chefs d’État, pour tenter d’agir concrètement face à la dégradation rapide des terres et ses conséquences néfastes pour la biodiversité et les populations. Moins connue que sa « grande sœur » sur le climat, cette 15e Conférence des parties (COP) de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) aborde des questions tout aussi cruciales à l’heure où l’ONU estime que 40 % des terres sont dégradées dans le monde. Neuf chefs d’État africains, dont le président nigérien Mohamed Bazoum, son homologue congolais Felix Tshisekedi ou encore le Togolais Faure Gnassingbé, sont attendus autour du président ivoirien Alassane Ouattara. Le président français Emmanuel Macron ainsi que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, participeront aux débats en vidéoconférence. Ils tenteront de se mettre d’accord sur des mesures concrètes pour stopper l’accroissement de la désertification. « La Conférence portera une attention particulière à la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030 », précise l’institution onusienne.

— Agence France-Presse

Égypte

L’EI revendique l’attaque qui a tué 11 militaires

Le groupe djihadiste État islamique (EI) a revendiqué dimanche via son organe de propagande Amaq l’attaque qui avait fait la veille 11 morts dans les rangs de l’armée égyptienne dans le Sinaï. Ce bilan est l’un des plus élevés enregistrés par les forces égyptiennes depuis des années sur leur sol. L’attaque contre une station de pompage hydraulique militaire dans la péninsule désertique, où sévissent des cellules radicales dont certaines ayant fait allégeance à l’EI, a suscité une vague de condamnations à l’étranger. L’Union africaine, Paris, Washington ou Khartoum ont tous dénoncé un acte « terroriste » qui, a promis le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ne « viendra pas à bout de la détermination du pays et de son armée à couper le mal du terrorisme à la racine ». L’armée et la police ont lancé en février 2018 une vaste opération « antiterroriste » dans le Sinaï mais aussi dans le désert occidental, entre la vallée du Nil et la frontière avec la Libye.  

— Agence France-Presse

Hong Kong

L’ex-chef de la sécurité désigné à la tête de la ville

L’ex-chef de la sécurité de Hong Kong John Lee, qui avait supervisé la répression du mouvement pro-démocratie, a été désigné dimanche à la tête de la ville par un petit comité loyal au régime chinois.

Cet ancien policier, âgé de 64 ans, était le seul candidat à la succession de la dirigeante sortante Carrie Lam qui n’a pas brigué un nouveau mandat de cinq ans.

Il est le premier dirigeant de Hong Kong issu du milieu policier. Chef de la sécurité de Hong Kong au moment des gigantesques manifestations pro-démocratie de 2019, il a supervisé la répression de la contestation ainsi que la sévère reprise en main politique qui a suivi.

« L'ordre après le chaos »

« Je comprends qu’il me faudra du temps pour convaincre la population », a concédé John Lee dimanche devant la presse. « Mais je peux le faire par l’action. »

Il a déclaré vouloir construire un Hong Kong « plein d’espoir, d’opportunités et d’harmonie », maintenant que les autorités ont « restauré l’ordre après le chaos ».  

Jusqu’à présent, John Lee n’a pas donné beaucoup de détails concrets sur sa politique. Mais il a assuré qu’il en révélera davantage après sa prise de fonctions le 1er juillet, jour du 25e anniversaire de la rétrocession de Hong Kong à la Chine par le Royaume-Uni.

Hong Kong n’a jamais été une démocratie, ce qui a alimenté pendant des années la frustration de la population et des protestations parfois massives et violentes.

Nomination dénoncée

L’Union européenne a dénoncé cette désignation. Celle-ci « viole les principes démocratiques et le pluralisme politique », a tweeté le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell. C’est « une nouvelle étape dans le démantèlement du principe “un pays, deux systèmes” », a-t-il estimé, « les autorités chinoises et de Hong Kong doivent respecter leurs engagements nationaux et internationaux ».

Son dirigeant est choisi par un « comité électoral » composé actuellement de 1461 personnes, soit environ 0,02 % de la population de la ville.   Après un bref scrutin secret dimanche, 14l6 membres ont voté pour John Lee et 8 contre, les autres s’étant abstenus.

Pékin a pour sa part salué ce résultat quasi unanime, affirmant qu’il montrait que « la société hongkongaise a un niveau élevé de reconnaissance et d’approbation » pour Lee.  

« C’est une véritable démonstration de l’esprit démocratique », a déclaré le bureau des affaires de Hong Kong et de Macao dans un communiqué.

— Agence France-Presse

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