L’investisseur avisé

Fidelity s’impose chez Lightspeed

Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Le gestionnaire d’actifs Fidelity vient d’acheter d’importants blocs d’actions de Lightspeed.

Un document déposé ce mois-ci auprès des autorités révèle que l’achat de centaines de milliers d’actions du fournisseur montréalais de solutions technologiques en décembre fait en sorte que Fidelity a commencé l’année 2023 avec une participation dans Lightspeed supérieure à 10 %.

Fidelity a notamment acheté 455 718 actions durant la séance du 7 décembre. Avec un peu plus de 17 millions d’actions de Lightspeed en portefeuille, la participation de Fidelity s’élevait à 11,4 % en date du 1er janvier.

Avec la Caisse de dépôt et placement, Fidelity est ainsi devenu le seul autre actionnaire à détenir une participation supérieure à 10 % dans Lightspeed.

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L’exploitant britannique de dépanneurs EG Group songerait à se départir de ses actifs aux États-Unis, selon ce que différents médias ont rapporté vendredi. Couche-Tard pourrait avoir de l’intérêt si le bon scénario se présente, souligne l’analyste Martin Landry, de la firme Stifel GMP. Cet expert calcule que le prix d’une telle transaction se situerait entre 5 et 7 milliards.

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SNC-Lavalin a perdu un appui en début de semaine. L’analyste Jacob Bout, de la CIBC, a retiré sa suggestion d’achat sur le titre du cabinet montréalais de services d’ingénierie. Dans ce secteur, compte tenu du risque de récession de plus en plus grand, il dit préférer les titres relativement défensifs et de grande qualité ayant la capacité de protéger leurs marges et qui pourront augmenter leurs profits en 2023 (comme WSP et Stantec) ou des titres dont l’évaluation escompte déjà un ralentissement (comme Finning). Il note au passage le récent bond de l’action de SNC et le risque accru de nouvelles révisions de coûts pour des projets de construction liés à des contrats clés en main à prix forfaitaire. Ils sont toujours 10 analystes sur 12 à recommander d’acheter SNC.

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La firme Veritas vient de faire un virage à 180 degrés sur le titre de Cogeco Communications en remplaçant lundi sa recommandation d’achat par une suggestion de vente. Ils ne sont plus que deux analystes sur huit à proposer l’achat du titre de l’entreprise québécoise de télécommunications.

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Valeurs mobilières Banque Laurentienne ne suggère plus à ses clients d’acheter des actions de Champion. L’analyste Jacques Wortman a retiré mardi sa recommandation d’achat sur le titre du producteur de fer montréalais, essentiellement en raison de la récente appréciation boursière. Sa décision survient alors que l’entreprise présentera jeudi des résultats trimestriels. Le titre s’est apprécié d’environ 80 % depuis novembre. Huit des douze analystes qui suivent Champion proposent toujours l’achat.

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L’annonce vendredi par BRP de la construction d’une usine de fabrication de bateaux au Mexique laisse entendre que la direction entrevoit un potentiel de revenus appréciable dans ce segment de marché. L’analyste Martin Landry, chez Stifel GMP, estime que cette nouvelle installation mexicaine pourrait générer plus de 400 millions par année en revenus. Cet expert croit qu’il faut s’attendre à plusieurs annonces de nouveaux produits marins dans les années à venir. La construction de cette usine lance un « fort signal de confiance dans la capacité de BRP à gagner des parts de marché dans l’industrie marine », dit-il.

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RBC a retiré cette semaine la mention spéculative attachée à sa recommandation d’achat sur le titre de Bombardier. L’analyste Walter Spracklin se dit « très encouragé » par les résultats préliminaires dévoilés mardi par le constructeur montréalais de jets d’affaires.

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À la suite du récent repli boursier de Cogeco Communications, l’analyste Vince Valentini, de la TD, a cru bon mardi de souligner à quel point l’action est devenue bon marché en se basant sur le rendement des flux de trésorerie. Il dit apprécier le fait que la direction continue de croire que le titre est sous-évalué et qu’elle en profite pour racheter des actions à des fins d’annulation de façon plus importante qu’en temps normal. Il note que le nombre d’actions rachetées le mois dernier est quatre fois plus important que la moyenne observée durant les sept mois précédents.

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Les titres québécois de MTY, Couche-Tard, Saputo, Bombardier, Goodfellow et Supremex ont tous atteint cette semaine un nouveau sommet des 52 dernières semaines à la Bourse de Toronto. En revanche, Rogers Sugar a glissé à un plancher des 52 dernières semaines.

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