Théâtre

Trois programmations dévoilées

Les bonnes nouvelles se sont multipliées cette semaine pour les amateurs d’art vivant, alors que trois théâtres montréalais ont dévoilé leur programmation pour l’automne, voire au-delà. Survol.

Espace Go

Ginette Noiseux, directrice artistique et générale du théâtre du boulevard Saint-Laurent, a levé le voile sur toute la saison 2020-2021, avec quatre pièces au programme.

La brèche, texte de l’Américaine Naomi Wallace mis en scène par Solène Paré, ouvrira la saison. Une imposante distribution de sept comédiens sera sur scène pour donner vie à l’histoire de Jude et d’Acton, frère et sœur dont le père a chuté de l’édifice où il travaillait et qui tentent de comprendre les pensées qui ont pu habiter ce dernier au moment fatal. Du 20 octobre au 7 novembre.

Suivra en janvier Mythe, spectacle qui rassemble cinq femmes musiciennes et comédiennes. Des chants ainsi que des textes en français et en anglais servent de matière première à ce spectacle présenté à l’Espace Libre en 2019.

En mars, l’actrice Christiane Pasquier portera sur ses épaules le solo Les dix commandements de Dorothy Dix. Écrite et mise en scène par Stéphanie Jasmin, la pièce raconte l’histoire d’une centenaire qui a tenté de modeler sa vie pour correspondre au mode d’emploi de la femme accomplie publié jusque dans les années 50 par la journaliste Dorothy Dix.

La saison se termine avec J’ai cru vous voir, spectacle inspiré de la liaison épistolaire entre Rachel Laforest et le peintre Paul-Émile Borduas. Une « enquête poétique » portée sur scène par Pascale Bussières et Jean-François Casabonne, dans une mise en scène d’Alexia Bürger. Du 27 avril au 16 mai.

Théâtre Prospero

Tout comme à l’Espace Go, Carmen Jolin, directrice artistique et générale du Théâtre Prospero, a décidé de marquer le coup en dévoilant l’entièreté de sa programmation pour 2020-2021. Si l’automne sera marqué par plusieurs laboratoires publics dans le cadre de la série Territoires de paroles, l’hiver s’annonce prometteur, avec quatre pièces au programme.

D’abord, Sophie Desmarais sera seule sur scène pour la pièce The One Dollar Story, du Français Fabrice Melquiot (du 19 janvier au 6 février), puis ce sera au tour de Céline Bonnier et d’Emmanuel Schwartz de monter sur les planches pour Quand nous nous serons suffisamment torturés, du Britannique Martin Crimp, dans une mise en scène de Christian Lapointe (du 23 février au 20 mars).

Après la pièce Mourir tendre, de Guy Régis Jr, la saison se terminera avec un autre solo, porté cette fois par Sophie Cadieux : 448 Psychose, texte de la Britannique Sarah Kane mis en scène par Florent Siaud. Notons qu’après un passage remarqué au Québec, cette production a reçu un bel accueil à Paris en 2018. Du 8 au 19 juin.

Théâtre de Quat’sous

Neuf évènements sont prévus au Quat’Sous pour cette saison automnale qui se déploie sous le signe de la résistance. Notons la lecture-spectacle par James Hyndman de son œuvre Océans (les 8 et 9 octobre), déambulatoire sonore – avec cinq interprètes en chair et en os – créé par Olivier Choinière et intitulé Vers solitaire, qui mènera le spectateur dans les lieux publics inédits (les vendredis et samedis du 16 octobre au 7 novembre), ou encore la reprise du solo Zéro, de Mani Soleymanlou (du 24 novembre au 5 décembre).

Le Quat’Sous devait aussi présenter au printemps le spectacle À quelle heure on meurt ?, collage de textes de Réjean Ducharme avec Gilles Renaud et Louise Turcot. Le metteur en scène Frédéric Dubois a décidé de construire « un moment de théâtre » sur les ruines de ce spectacle avorté. Son titre : À quelle heure on est mort ?. Intrigant. Du 27 octobre au 7 novembre.

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